vendredi 19 avril 2019

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Les unions départementales de la CPME organisent, en amont de la grande concertation nationale, des réunions permettant de recueillir des propositions innovantes sur les thématiques retenues par le gouvernement. La CPME 71 s'est évidemment emparée de la chose en proposant son bistrot PME mensuel orienté dans ce sens.

Les adhérents-tes ont reçu à ce titre, ce vendredi, le président départemental Jean Vient, ainsi que le sous-préfet Jean-Claude Geney.

 

Les thèmes de débat retenus sont la transition écologique, la fiscalité, les services publics et le débat démocratique.

Le président a introduit le déjeuner en rappelant qu'il appartenait à chacun et chacune de se saisir des enjeux et des évolutions du monde. « Dans notre département comme ailleurs, la majorité des banques sont des sociétés coopératives, tout comme les assurances. Chacun et chacune est donc sociétaire et à son mot à dire, ainsi qu'un pouvoir de décision. »

Il a aussi évoqué la loi PACTE (plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises), indiquant qu'il s'agissait d'une bonne loi permettant de rattraper quelque peu le retard pris sur les autres pays européens. « Après la crise de 2008, dix mesures avaient adoptées à l'échelle européenne. Aucun n'a été appliquée en France ! Depuis dix-huit mois, c'est le premier gouvernement qui va dans le sens normal des TPE et PME. »

 

Le sous-préfet a souligné quant à lui que ce débat allait jouer un rôle de thermomètre. « C'est une opportunité unique pour tous de s'exprimer. Alors ne laissez pas cet exercice phagocyté par tel ou tel groupe. Il n'y a pas de canaux exclusif. »

Et de rappeler par ailleurs que les premiers chiffres de demandes d'autorisation d'appliquer des mesures de chômage partiel suite au mouvement des gilets jaunes ne sont que très peu nombreuses : cinq demandes à l'heure d'aujourd'hui sur l'arrondissement de Mâcon. Elles concernent deux sociétés de transport et trois commerces. Nous n'avons pas eu de demande de prise en charge, seulement des demandes d'autorisation. »

 

Jean-Pierre Geney a ensuite lancé le débat en posant la question du pouvoir d'achat, première revendication des gilets jaunes, la replaçant dans le contexte de la transition écologique et de la rénovation de l'habitat : « L'on peut se demander qu'elle est la priorité pour la consommation. C'est peut-être non pas de gagner plus mais de dépenser moins... » (NDLR : sous-entendu faire baisser les dépenses pour l'énergie). « En 2018, nous avons aidé 650 foyers pour des travaux de rénovation énergétique. »

 

Les discussions ont ensuite plutôt tourné autour du travail et de la valeur qu'on lui accorde à l'heure actuelle, en fonction des métiers. « Valoriser encore et toujours les métiers manuels qui sont dénigrés depuis des années » a-t-on pu entendre, les adhérents évoquant l'incurie politique en la matière au plus haut sommet de l'Etat depuis Mitterrand.

 

La question de l'apprentissage et de sa valeur, tout au moins celle qu'on lui accorde, s'est invitée à la table avec cette question : qu'est-il plus important ? Le diplôme ou les compétences ?...

Et d'en venir à l'écart entre le social, à savoir les indemnités de chômage, et le niveau de rémunération quand on travaille, écart jugé globalement insuffisant pour motiver. « Mais là se pose le gros problème de la mise en concurrence des travailleurs en Europe. A combien doit être le SMIC quand dans certains pays Européens il est à 500€ ? Le blocage est à ce niveau-là. »

 

Autre sujet abordé, l'impôt. Avec ce principe qui semblait faire l'unanimité : payer ne serait-ce qu'un euro symbolique, c'est important. « 43% des gens paient l'impôt sur le revenu » indiquait Jean-Claude Geney. « Cette proportion est en baisse. Cela pose la question de la posture de la personne qui est en demande de service public, qui est en demande vis à vis de l'Etat. »...

 

Le débat est ouvert sur ces questions complexes qui vont alimenter la grande consultation jusqu'au mois de mars.

Chefs d'entreprise, cadres, vous pouvez envoyer vos doléances et propositions à la CPME 71, qui va faire remonter jusqu'au sommet.

Rodolphe Bretin

 

 

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Jean-Claude Geney, sous-préfet de Mâcon

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Damien Giraud, animateur de la CPME 71. Il collecte toutes les propositions.