mardi 23 avril 2019

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Lors d’une soirée débat à Toulon-sur-Arroux, le vice-président de la Fédération nationale Bovine (FNB), le Nivernais Emmanuel Bernard a expliqué que la loi issue des Etats généraux de l’Alimentation (EGALim) pourrait bien renverser le rapport de force entre les éleveurs et la grande distribution. Un nouveau cadre législatif qui permettrait désormais de moraliser les relations commerciales et de rétablir la rémunération des producteurs.

Le 10 janvier dernier à Toulon-sur-Arroux, la section bovine de la FDSEA organisait une soirée débat sur la situation de la filière élevage viande, en présence d’Emmanuel Bernard, vice-président de la FNB et membre de la commission commerce extérieur d’Interbev (Interprofession bétail et viande). A la veille des élections aux Chambres d’Agriculture, les élevages de bovins allaitants sont au plus mal. La terrible sécheresse de l’automne 2019 est venue aggraver la fragilité économique déjà grande des élevages. Tandis que toutes les charges s’envolent, les prix des animaux payés aux éleveurs ne cessent de baisser, ne leur permettant plus de vivre depuis de nombreuses années.

 

Un prix qui intègre le coût de production

C’est pour tenter d’enrayer cette spirale infernale et répondre aux signaux d’alerte répétés de la profession que le gouvernement avait déclenché des Etats Généraux de l’Alimentation (EGALim). Comme le prône depuis des années la FNB, pour que les éleveurs retrouvent une rémunération équitable, il faut instaurer, par la loi, une construction du prix « en marche avant » cette fois. C’est-à-dire que le prix payé aux producteurs parte du coût de production réel. Autrement dit sortir d’une logique où c’est la grande distribution qui impose par la force son monopole des prix cassés. Aujourd’hui, grâce à la volonté de la profession agricole, la loi encadre beaucoup plus fermement les pratiques commerciales (seuil de revente à perte, promotions, prix abusivement bas…) de la grande distribution.

Un chantier titanesque qui n’a pas été sans difficulté. La grande distribution n’a bien évidemment pas facilité la tâche. Et pour cause, elle est le maillon de la chaîne alimentaire qui dégage le plus de profits, quand à l’opposé les éleveurs ne s’en sortent plus.

 

 

Une loi structurante

Si comme toute grand messe, ces EGALim ont d’abord suscité un peu de scepticisme, ils suscitent aujourd’hui un espoir. En effet, « les EGALim devraient déboucher sur une loi très structurante qui permettra d’attaquer la grande distribution quand elle ne respectera pas la loi. Ce que l’Etat ne peut pas faire, on le fera avec la justice ! », résumait Emmanuel Bernard. C’est un véritable changement du rapport de force qui pourrait s’opérer, faisant dire au responsable : « je pense qu’on est en train de vivre quelque chose qui va tout changer. Cela devrait mettre un terme à la guerre des prix ».

 

Marc Labille

De notre partenaire

L’Exploitant Agricole de Saône-et-Loire

 

 

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