samedi 24 août 2019

  MONDIAL QUAD 2019 PDV - 1.jpg     ROUTE71 CD71 2019 - 1.jpg

  • ROUTE71 CD71 2019 - 1.jpg
  • ETE FRAPPE MACON 2019 16JUILLE - 1.jpg
  • WINE TOUR MACON 2019 UNE.jpg
  • locaux commerciaux MACON HABITAT.jpg

Articles

TGI_MACON.jpg

A 64 ans, Patrick est bien connu des services de police : 24 mentions au casier judiciaire !

La juge a épargné au tribunal l’énumération de ses condamnations, précisant tout de même qu’il est encore sous le coup d’un sursis mise à l’épreuve pour conduite sans permis par jugement en date du 27 septembre 2017. Il avait auparavant proféré des menaces de mort à l’encontre des agents du bailleur social, chez qui il est locataire. Le SME cours jusqu’en 2020.

« Il n’est pas violent, n’a jamais eu d’accident », défendra son avocat… mais il s’est rendu coupable d’outrage à treize reprises ! Et le nombre de conduites sans permis s’élève à six. Il lui est également reproché un port d’armes, une serpette et une bombe lacrymogène.

Le contrôle du 24 janvier le conduira jusqu’en garde à vue. Trop c’est trop. La procureure ordonne la comparution immédiate. 

Que faisait-il donc dans la voiture de sa compagne ce jeudi ? Il se rendait à son domicile en centre-ville pour « sauver du matériel » explique-t-il. Il est sous le coup d’une procédure d’exclusion de son logement social pour des arriérés et outrages. Les agents sont d’ailleurs traités de collabo en pleine audience. « Je suis en colère » tente-t-il de se justifier. « Je sais, j’ai fait des erreurs, mais j’ai été traité lamentablement par les agents et par l’huissier qu’ils ont envoyé. Je venais en urgence récupérer du matériel de plusieurs milliers d’euros. Je n’avais personne pour me conduire. » En somme, il s’est jeté dans la gueule du loup. 

Face tribunal, il tient des propos racistes à l’endroit de certains habitants du centre-ville, estimant qu’on ne vit plus en sécurité dans ce coin de la ville. Il sera recadré fermement par la juge, qui ne saurait tolérer de tels propos dans l’enceinte du tribunal. Ça fait beaucoup… 

 

La procureure requiert 18 mois de prison dont 6 avec sursis, mandat de dépôt, révocation du sursis mise à l’épreuve et amende pour port d’armes.

Malgré une longue plaidoirie pour tenter de convaincre le tribunal que c’est l’obtention du permis de conduire qui peut le sortir de cette spirale infernale. En vain.

Notre homme de 64 ans a été déclaré coupable et écope de 4 mois de prison ferme et révocation du sursis. C’est donc 12 mois qu’il passera à Varennes-le-Grand.

Il devra également s’acquitter de deux amendes de 50€ pour le port de la serpette et de la bombe lacrymogène.

Rodolphe Bretin