mercredi 21 août 2019

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Fissures dans les murs, carrelages cassés, terrasses qui s’affaissent, fenêtres qui ne ferment plus, plafonds lézardés… tel est le constat amer que font, depuis 2017, les habitants du Clos Méziat, un lotissement de La Chapelle-de-Guinchay.

En cause, selon toute vraisemblance, deux étés caniculaires et particulièrement secs qui induisent un phénomène de dessiccation des argiles dont les mouvements de retrait (en période sèche) et de gonflement (après des épisodes pluvieux) provoquent des désordres au niveau du bâti (voir schéma ci-dessous). Des dégradations qui nécessitent des réparations souvent onéreuses que les assurances ne prennent pas en charge. « Seule la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pour sécheresse / réhydratation des sols nous ouvrira des droits à indemnisation » nous confie Fabienne, une des sinistrées.

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 Schématisation de la dessiccation des sols argileux en période sèche. Source : BRGM

Déjà en 2017, dès les premières fissures constatées, certains résidants du Clos Méziat ont déposé un dossier en mairie en vue d’une reconnaissance de la commune en état de catastrophe naturelle par les pouvoirs publics. Las, l’Etat a rejeté la demande en raison d’une « présence de sols sensibles à l’aléa sécheresse et réhydratation des argiles [qui] n’est pas suffisamment avérée sur la commune » et suite à la remise du rapport de Météo France qui n’a pas démontré le caractère anormal de la sécheresse. Pourtant, les dégâts sont là et ont même empiré au cours de l’été dernier. C’est pourquoi Fabienne a pris son bâton de pèlerin pour encourager les résidants à constituer de nouveau un dossier. « J’en ai déposé 14 en mairie qui les a transmis à la Préfecture » nous précise-t-elle.

Du côté des services de la mairie, où deux autres dossiers ont été déposés par des Chapellois habitant d’autres secteurs de la commune, on admet volontiers que l’aléa climatique a joué un rôle majeur dans les dégradations constatées au Clos Méziat. Mais on émet aussi l’hypothèse de l’absence d’études de sols (non obligatoires) préalables à la construction des maisons et par conséquent des fondations qui ne seraient pas dimensionnées pour absorber le phénomène de gonflement des argiles. Néanmoins, on nous assure que la mairie va lancer prochainement une communication pour inciter les habitants concernés à se manifester afin d’accroitre les chances que l’état de catastrophe naturelle soit reconnu.

Chacun, au Clos Méziat, espère que la décision leur sera favorable et que la météo sera plus clémente l’été prochain. Seul point positif de l’évènement, de l’aveu même des personnes rencontrées : il a permis un rapprochement entre les voisins qui se sont mobilisés et qui ont appris à se connaître !

 

David D.

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Une partie des résidants du Clos Méziat mobilisés

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Les carrelages de la terrasse se fendent les uns après les autres

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Fabienne Deguine devant son mur fissuré en 2 endroits

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A gauche, une fissure apparue en 2017, à droite une fissure apparue en 2018. "Il y a 2 ans, la fissure de gauche était aussi étroite que celle de droite" nous assure Mme Deguine, signe que le phénomène empire.

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La même façade en 2013 : aucune fissure n'est visible. Source : Google

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Mme Deguine relit le courrier de la Préfecture motivant le refus de la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle suite aux dégâts de l'été 2017.

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Chez M. Martinez, les dégâts se concentrent essentiellement dans la chambre. Les murs et le plafond sont lézardés.

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L'épaisseur de mastic donne une bonne idée du jour qui s'est créé sous la fenêtre.

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Les fissures sont rebouchées avec les moyens du bord pour éviter les infiltrations d'eau qui aggraveraient le phénomène.

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En été, ce portail ne peut plus être fermé en raison des mouvements qui touchent les murs qui le soutiennent.

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Chez M. Vecco-Garda

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Chez M. Herpin

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Carte de l'aléa retrait-gonflement des sols argileux en Saône-et-Loire (source : BRGM)