mercredi 24 avril 2019

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Ce projet, visant à lutter contre l’isolement et l’exclusion par la création d’un réseau d’entraides et d’échanges de petits services, devrait se concrétiser au printemps.


Le concept vient du Canada. Il a été importé en France par la Macif et le Secours Catholique. Il existe actuellement 36 accorderies dans l'Hexagone et trois nouveaux projets, dont Mâcon, sont en cours de montage.


Le principe d’une accorderie

« L’objectif principal consiste à faire du lien entre des habitants de l’ensemble du bassin de vie mâconnais, souvent des personnes à petits moyens. Il s’agit de créer de l’entraide à partir de l’échange de petits services pour lutter contre l’isolement et l’exclusion. Un accordeur (Ndlr : nom porté par un adhérent d’une accorderie) n’a pas le droit de proposer des services liés à sa profession pour ne pas fausser la concurrence » nous a expliqué Hubert Lepoutre, membre du Bureau associatif.

Chaque accorderie a un local où ses adhérents peuvent se rencontrer. Á Mâcon, le local est en place depuis décembre 2018. Il est situé au 210, Boulevard Henri Dunant. Les bénévoles y tiennent une permanence d’informations les mardis de 14h à 17h. Plus de 70 mâconnais ont déjà déclaré leur intérêt pour ce concept.

Un accordeur est à la fois demandeur et offrant. La monnaie d’échange est l’heure et tous les services sont jugés équivalents. Un accordeur démarre avec 15 heures de crédit. Il peut s’agir d’apprendre à tricoter, de découvrir des champignons ou encore d’apprendre l’informatique.


Le projet mâconnais

La Présidence associative est assurée par Arlette Doudelez. Elle est assistée par Chantal Guyonnet et Sylvie Clémentin (Vice-Présidentes). La trésorerie est gérée par Marie-Anne Moreau et Hubert Lepoutre (adjoint) ; le secrétariat par Évelyne Aguilar et Andrée Lardet (adjointe).

Le réseau national des accorderies viendra labelliser l’association mâconnaise quand le financement des deux premières années d’exercice sera acquis. Le budget annuel est de l’ordre de 30 à 35 000 euros. Il comprend un poste salarié à temps incomplet (24 heures par semaine).

Sur Mâcon, la réflexion date de 2013. L’idée vient initialement des assistantes sociales du Conseil départemental de Saône-et-Loire (CD 71). Une étude de marché et des réunions d’informations ont été réalisés. De nombreux partenaires ont suivi le CD 71 dont notamment la mairie de Mâcon, le Conseil régional Bourgogne Franche-Comté et la Macif.

Contact : accorderie.de.macon@gmail.com


Éric Bernet

Photo d’accueil : Trois bénévoles mâconnais lors d’une permanence d’informations.