mercredi 21 août 2019

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Le 21ème petit déjeuner de l’entrepreneuriat a pris une forme particulière ce jeudi à Cluny. Claude Taïeb, adjoint à l’économie, et Henri Boniau, maire, ont rassemblé quelques femmes pour une journée complète.

Au programme de cette journée particulière, visite de la ville, de l’abbaye, déjeuner, table ronde au théâtre et spectacle.

macon-infos était au théâtre pour écouter les interventions des invitées. Sur l’estrade, cinq femmes pour parler de l’entrepreneuriat et ses différents formes : Isabelle Dechaume, vice-présidente du Conseil départemental de Saône-et-Loire en charge de l’insertion, ancienne cheffe d’entreprise, Eve Maillet, présidente de Supplément dame à Lyon, Myriam Lavigne, directrice générale des services de la Ville de Cluny, présidente départementale du syndicat des DGS, Séverinne Oppsomer, représentant le Centre des Jeunes Dirigeants, également chef d’entreprise à La Roche Vineuse, et Martine Moreau, vice-présidente de K’Elles énergies Bourgogne.

C’est avec des chiffres éloquents que s’est ouvert le débat : 30% de femmes créent une entreprise, « un chiffre qui stagne » indiquait Eve Maillet. Parmi elles, 40% se lancent en micro-entreprise (le régime d’auto-entrepreneur aurait d’ailleurs eu un effet de levier positif pour l’entrepreneuriat au féminin), donc créent d’abord et avant tout leur job et non pas une société. Pourtant, 72% d’entre elles sont très diplômées, titulaire d’un master ou d’un doctorat.

La question est donc naturellement : qu’est-ce qui bloque ? Réponse partagée par les intervenantes : l’éducation. « Avec les filles, on est plus souvent dans la précaution, à empêcher l’exploration. » Résultat, les hommes auraient plus le goût du risque et se lanceraient plus vite dans la création de SARL ou de SA.

La relation au banquier a également été soulignée et décrite comme différente. Le femmes ne contracteraient que peu ou pas de prêt bancaire, préférant la « love money », à savoir s’appuyer sur ses propres économies ou faire appel à la famille. « Les femmes ne rêvent pas en grand, les projets sont souvent des projets avec un capital de départ de moins de 10 000€. » Pire, c’est une relation parfois outrageante qui a été évoquée par l’une d’entre elle : « J’ai vu trois banquiers avant de me lancer. Le premier, un homme, me demandait si j’étais marié et ce que faisait mon mari, concluant que le mieux pour moi serait de contracter un prêt personnel. Il ne m’a jamais revue… Le second était encore un homme, très paternaliste. Il ne m’a jamais revue non plus. La 3ème était donc une femme. Elle m’a suivie. »

Côté collectivités, Isabelle Dechaume et Myriam Lavigne déploraient que peu de femmes soient DGS ou présidente. « J’étais opposée à la parité, mais je me rends compte néanmoins qu’elle a permis des engagements qui n’auraient sans doute pas existé » a réagit la vice-présidente du Département.

Autre sujet abordé : les clubs d’entreprise. Les dames en attendent un esprit collaboratif, clubs dans lesquels on parle aussi de la vie, des réussites comme des difficultés, où l’on puisse se livrer.

La juste et belle conclusion fut celle-ci : ce qui compte avant tout, c’est d’entreprendre sa vie, quelque soit la forme de l’entreprise que l'on crée.

Rodolphe Bretin

 

 

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Henri Boniau, ancien directeur de l'ENSAM, a rappelé qu'en 1968,

13 filles rentraient à l'ensam, sur une promo de 145.

La première major de tradition date de 2017 !

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