jeudi 23 mai 2019

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C'est en insistant sur le "mieux", pour mieux relativiser le "bien", que le président Bachelard a développé son discrours au cours de l'assemblée générale de la FFB BTP71 vendredi soir à Sennecé-les-Mâcon.

 

Quand le bâtiment va, tout va... c'est ce qu'ont coutume de dire les élus, qui étaient présents vendredi soir à Sennecé-les-Mâcon pour l'assemblée générale de la FFB BTP71. Présents à cette AG, le maire de la commune Jean-Patrick Courtois, qui a rappelé combien la baisse des dotations de l'Etat - « la saignée de l'Etat » a-t-il même dit - fait mal aux collectivités. Des collectivités qui, malgré cela, essaient autant que faire se peut de maintenir leurs investissements. Des collectivités, la Ville de Mâcon en particulier, qui travaille sur un rapprochement toujours plus impotant avec la métropole lyonnaise. « Oui, nous voulons concrétiser les liens avec cette grande métropole car, si Mâcon est et restera bourguignonne, l'avenir économique se dessine aussi avec le Grand Lyon. Nous pensons aussi à des rapprochement avec Bourg-en-Bresse. Ces coopérations sont bonnes pour l'économie locale, pour vos entrprises. Tout reste à faire, mais tout est possible. Il nous faut créer de grands bassins de vie pour poursuivre sereinement notre route dans le XXIeme siècle. »

 

Florence Battard, vice-présidente du Conseil départemental, était présente également. Elle a rappelé que, même si le le Départment n'a plus la compétence générale, il n'en est pas moins engagé dans le soutien à l'économie locale. « Nous avons attribué une enveloppe de 4 millions d'euros pour soutenir 100 projets pour l'emploi. Cette enveloppe a eu pour conséquences de dégagée 30 millions de comamndes publiques pour vos entreprises, grâce à un soutien aux projets communaux, pour améliorer la trésorerie de nos communes. En 2016, ce sont plus de 76% de dépenses d'investissement que le Département fait en 2016 par rapport à 2015. »

Et de rappeler que deux grands projets ont le soutien du Département et participeront, s'ils se concrétisent, à la bonne santé de l'économie en Saône-et-Loire : Center parcs au Rousset et le Haut Folin dans le Morvan.

 

La chute est enrayée mais...

 

Des soutiens évidemment salués par le président Roland Bachelard après l'intervention du sous-préfet de Mâcon, secrétaire général de la préfecture Bachir Bakhti, qui a rappelé lui que l'Etat est là aussi avec la DETR, la dotation d'équipement des territoires ruraux (multipliée par 2 en 2 ans), et les engagements de l'Agence nationale de l'habitat dans la rénovation.

Des soutiens salués donc, par un président à l'optimisme plûtot mesuré : « Dans notre secteur, ça va mieux, certes, mais ça ne va pas bien. Il y a du mieux oui, car la chute est enrayée. La visibilité des nos chefs d'entreprise est, depuis un trimestre, de 3 mois. Elle était de 15 jours l'année dernère encore. Et la visibilité, c'est important pour se projeter, pour embaucher. Nous avons tellement perdu d'entreprises depuis 2008 ! Nous avons perdu avec elles 10 à 15 % de la masse salariale, 30% de volume d'activité. Pour aller bien, nos entrerpises ont besoin de 1 milliards de chiffres d'affaires. Nous sommes à peine à 800 millions. »

 

Le poids des normes est toujours trop important, mais c'est aussi la concurrence folle qu'a pointé le président Bachelard comme cause du malaise : « Cette concurrence tire les prix vers le bas de manière beaucoup trop forte. La technicité a considérablement augmenté dans le bâtiement. Or, les prix sont restés quasiement les mêmes. Ce qui peut nous sauver, c'est la demande, le pouvoir d'achat. »

Flèche ensuite lancée au gouvernement et son projet de loi Travail : « La loi El Khomri, la bien nommée, qui n'a reçu ni l'aval des salariés, ni le nôtre, a été un leurre politique extraordinaire. Ce projet de loi n'aura, je l'espère, pas de suite. Nos salariés ont commencé le combat, nous veillerons à ce que celui-ci se poursuive avec nous si le texte devait rester en l'Etat. »

Et de conclure cet entretien sur des chiffres éloquents : « Quand j'ai démarré au milieu des années 70, les entrprises du bâtiement comptaient en moyenne 17 salariés. Aujourd'hui, cette moyenne est tombée à 3 ! Un programme de construction pouvait atteindre 400 logements. Aujourd'hui, on est content quand il y en a 25. Tout cela implique des transformations profondes dans notre secteur d'activité. »

 

Roland Bachelard quittera la présidence de la fédération en novembre, après avoir effectué deux mandats. Son successeur sera élu en juillet prochain.

 

Rodolphe Bretin

 

 

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Jean-Patrick Courtois et Florence Battard

 

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Bachir Bakhti

 

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