POLICE_POUSUITE_MACON.jpg

Lors d'un contrôle routier en août, il panique et s'enfuit à 100 km/h en plein centre-ville de Mâcon. Cet homme de 34 ans a mis en danger la vie d'autrui avec ce comportement irresponsable. Ce matin, il était jugé devant le Tribunal de Grande Instance à Mâcon.

 

Une poursuite à 100 km/h en pleine ville

 

Le 18 août les policiers remarquent une voiture qui fait demi-tour en pleine circulation. Quand ils veulent l'arrêter, le conducteur accélère et s'enfuit. Une poursuite commence, à 100 km/h en pleine ville pendant laquelle le conducteur du véhicule a failli percuter à deux reprises une voiture venant en face. Toutefois, il réussi à se défaire de ses poursuivants.

 

Il aurait perdu la tête

 

Peu après, la voiture est retrouvé au bord de la route, vide. Après avoir recherché le propriétaire du véhicule, il s'avère que le conducteur avait emprunté la voiture de son frère, qui lui était à ce moment-là à l'étranger et ne souhaitait pas que quelqu'un fasse usage de son véhicule. Raison pour laquelle, l'accusé aurait pris la fuite.

« Il est parfaitement conscient que ce comportement est inacceptable. Il a juste paniqué parce qu'il avait peur que son frère sache qu'il a emprunté sa voiture en son absence » le défend son avocate. « Ça aurait été quand-même plus simple de s'arrêter » remarque le procureur.

Effectivement, le conducteur était en possession d'un permis, le véhicule en règle. La "seule infraction" qu'on aurait pu lui reprocher était le non-respect du code de la route, qui peut évidemment prendre un caractère délictuel ou criminel. Pour le coup, notre homme peut valoir un casier judicaire vierge et une très bonne réputation, dont un investissement associatif important. Autant de choses qui vont lui permettre d'obtenir la clémence du juge. 

 

La clémence mais...

 

« Parfois, on a du mal à penser, il doit être sanctionné, bien sûr, mais avec la clémence qu'il mérite » conclut son avocate. Une demande que le juge prend en compte. Il condamne le prévenu à une amende de 600 €. Si celle-ci n'est pas réglée, une peine de 100 jours de prison s'appliquera.

Delphine Nölke