dimanche 21 avril 2019

Monsieur le Préfet,

 

Notre attention a été attirée par un courrier de Monsieur le Président du Conseil départemental de Saône et Loire, à l'attention des directeurs d'établissements enfance du département, relatif à la prise en charge des mineurs non accompagnés devenus majeurs. Ce courrier fait suite à des déclarations publiques du Président du Conseil départemental enjoignant l'Etat de prendre en charge la protection de ces jeunes, en appuyant cette requête sur des considérations financières jugées défavorables pour le Département.

Dans celui-ci, en invoquant la "subsidiarité de la protection de l'enfance", il renvoie à l'Etat la responsabilité de la prise en charge de ces jeunes à la sortie de l'aide sociale à l'enfance, lorsque ceux-ci deviennent majeurs, pour "décider de leur statut au regard du droit au séjour des étrangers".

Le Président du Conseil départemental décline ainsi dans ce même courrier des directives aux responsables de ces établissements, consistant en résumé à exclure ces jeunes, à l'issue d'une phase d'évaluation psycho-sociale, des mesures de protection jeunes majeurs qu'ils auraient préalablement sollicités, sauf, à titre très exceptionnel, pour des jeunes "présentant une grande situation de vulnérabilité".

Ces directives conduisent déjà ces jeunes à vivre des situations très problématiques au regard de leur parcours d'insertion, notamment lorsque leur démarche de demande de titre de séjour n'a pas abouti. Renvoyés à leur condition de jeunes étrangers, ils seront adressés directement au 115 dès leurs 18 ans.

Plus globalement, ces jeunes, pris en charge par l'aide sociale à l'enfance, et avec à ce titre le bénéfice d'une protection et d'un accompagnement socio-éducatif, se retrouvent sans perspective et en rupture, en ne relevant du jour au lendemain d'aucun dispositif éducatif et social. Leur sortie immédiate de l'ASEF à leur majorité induit par exemple la nécessité, pour travailler ou effectuer un stage, d'une autorisation de séjour et de travail, dont les délais d'obtention conduisent à rompre le parcours d'insertion ou de scolarité qu'ils ont entamés. Des associations agissant en soutien interpellent d'ailleurs régulièrement les élu(e)s sur des situations individuelles vécues par ces jeunes ; qui témoignent de leur grande vulnérabilité et d'une fragilité renforcée par les aléas administratifs auxquels ces jeunes sont soumis.

Les directives du Département ainsi posées nous conduisent à solliciter votre arbitrage sur le fondement de la décision du Conseil départemental, renvoyant à la responsabilité de l'Etat la prise en charge de ces jeunes à leur majorité. Plus globalement, s'il relevait que cette position soit fondée, la nécessité d'une prise en compte des situations de ces jeunes n'en demeure pas moins d'une urgence totale au regard des difficultés qu'ils rencontrent. C'est pourquoi nous en appelons à ce que les responsabilités de chacun (Etat et Département) soient éclaircies et qu'elles débouchent sur une prise en charge coordonnée des jeunes non accompagnés devenus majeurs, afin de lever les obstacles inextricables et préjudiciables à leur insertion qu'ils rencontrent à leur majorité.

Dans l'attente, veuillez agréer, Monsieur le Préfet, l'assurance de ma plus haute considération.

Pour les  élu(e)s du groupe Gauche 71 au Conseil départemental,

Evelyne Couillerot,

Présidente, Conseillère départementale

EUROPÉENNES – Laurence Lyonnais à Mâcon : « C'est l'Europe telle qu'elle se construit aujourd'hui qui prépare la guerre »

FI MACON LAURENCE LYONNAIS1.jpg
On le sait et on le dit souvent, l'idée originelle de l'Union européenne est née de la volonté de garantir la paix en Europe. Mais aujourd'hui, en 2019, pour la candidate de La France Insoumise, « c'est l'Union européenne telle qu'on nous la propose qui conduira à la guerre, en mettant les travailleurs en compétition. »

EUROPÉENNES - Julien Odoul (RN) : « Nous avons une chance historique de faire l’Alliance européenne des Nations, au service des peuples »

ODOUL EUROPEENNES MACON1.jpg
Le Conseiller régional de Bourgogne-Franche-Comté est venu à Mâcon ce vendredi soir faire campagne.

MUNICIPALES 2020 : Le Collectif Mâcon Citoyens 2020 est entré en campagne

Citoyen2020 (1).JPG
Le Collectif Mâcon Citoyens 2020 a tenu sa première réunion publique au centre Paul Bert ce jeudi.

POLITIQUE : Jérôme Durain, sénateur socialiste de Saône-et-Loire, s'oppose à la proposition de loi «Anti casseurs»

Il était chef de file du texte pour le groupe socialiste et républicain au Sénat.

FRANCE : L'Eglise catholique ouvre une "opération-vérité" suite aux témoignages de victimes d''abus sexuels

Monseigneur Benoît Rivière, évêque d'Autun, vient de signer, avec les autres membres du Conseil Permanent de la Conférence des évêques de France, un message adressé aux fidèles catholiques. Ce message évoque aussi le Carême et la conversion.

EXPRESSION CITOYENNE : "Le Vallon de la honte"...

Vallon_de_la_honte_260219 (1).jpg
macon-infos republie ici l'effaremment de deux lecteurs sur la situation inhumaine que vivent certains migrants. Un journaliste de macon-infos confirme la véracité de la situation ce samedi 9 mars. Article à venir.

MÂCON : Un débat citoyen, en marge du Grand débat

DSC00727 _ DEBAT CITOYEN.jpg
Une cinquantaine de personnes est venue participer ce vendredi 1er mars, en soirée, à un débat organisé par un "collectif de citoyens", salle Pavillon.

EXPRESSION CITOYENNE – Grand débat national : Un citoyen présente son programme pour « un changement profond de notre société »

Face à « la mafia ENArchique qui tient les rênes » et au « lobbying qui sera là encore demain », Régis C., « citoyen lambda » comme il se qualifie, souhaite apporter sa contribution à un grand débat national « plein d’idées fausses et de rancoeurs » dont « il risque de n’en rien ressortir ».