Communiqué de presse

Aucune situation d'irrégularité en agriculture ne peut justifier qu'un paysan soit abattu comme un criminel.

L'intervention de la famille de Jérôme et de membres de la Confédération Paysanne en juin 2016 avait permis que l'avant-dernier contrôle se déroule pacifiquement et que les forces de l'ordre restent en retrait, puis s'en retournent. Les contrôleurs avaient pu faire leur travail.

La situation de Jérôme et sa fragilité était donc bien connue des services de l'Etat.

La Confédération Paysanne déplore que les services de l'état n'aient pas recherché cette médiation lors du contrôle du 10 mai dernier. Au contraire, c'est l'escalade dans les méthodes et les moyens qui a été employée, accentuant l'encerclement de Jérôme. L'intervention armée a participé à entraîner sa fuite puis le drame lors de son interpellation.

La Confédération Paysanne considère que l'administration a agit en connaissance de cause de manière inadaptée. Elle est également indignée des méthodes d'interpellation qui ont provoqué la mort de Jérôme.

La Confédération Paysanne condamne la prise de parole de représentants syndicaux récupérant, déformant et divulguant des informations intimes et personnelles le concernant.

Loin d'être un fait divers, ce drame incarne les failles d'un système et d'une agriculture en passe de se déshumaniser. La Confédération Paysanne de Saône et Loire ne renoncera pas à ce que toute la lumière soit faite sur ce drame.