vendredi 15 décembre 2017

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Le très emblématique président de l'AS Mâcon rugby vient d'annoncer sa candidature à la présidence de la Ligue BFC. Au cours d'un entretien accordé à macon-infos, il a donné les raisons de cet engagement. Le président du comité de Bourgogne en prend pour son grade. 

 

Qu'est-ce qui a été à l'origine de votre candidature ?

J'ai été contacté par le secrétaire général de la Fédération française à la mi-juin. Il m'a fait savoir que le président Bernard Laporte et lui-même souhaitaient me voir à la présidence de la Ligue. Je suis allé à Marcoussis pour les rencontrer, puis j'ai pris un mois de réflexion. J'ai rencontré le maire de Mâcon, notre partenaire principal ; j'ai réuni le conseil d'administration du club pour leur faire part de cette demande. Chacun m'a encouragé dans cette voie. J'ai donc décidé de présenter ma candidature.

Votre réflexion a porté sur quoi ?

J'ai repensé à la campagne fédérale de l'année dernière, qui m'a laissé un goût amer. Je n'ai pas du tout apprécié les méthodes du président du comité Jean-François Contat. J'ai toujours été en désaccord total avec sa façon de faire. Je ne veux pas rentrer dans les détails. Sachez simplement que ce qui me mobilise dans cet engagement, c'est le respect de la démocratie, le respect des clubs et des dirigeants, ce qui a cruellement manqué ces dernières années.

Quand même, c'est une critique violente...

C'est un clivage fort. Les décisions ont toujours été prises à sens unique au comité. Auncune concertation, et des jeux de pouvoir très déplaisants.

Vous avez parlé de tout ça avec lui ?

Oui, biensûr, j'ai toujours dit les choses. Les clubs qui évoluent au niveau national n'ont heureusement pas vraiment besoin du comité. En revanche, les club qui évoluent au niveau régional, beaucoup. Et ceux-là n'étaient pas respectés.

J'ai appelé Jean-François Contat pour lui faire part de ma décision. Il m'a dit qu'il en était déçu, qu'il pensait que j'étais un ami... Je lui réponds que non, il n'est pas mon ami, encore moins mon ennemi. Il est seulement mon président du comité et sera simplement un adversaire.

Ok. Mais j'imagine que vous ne vous engagez pas seulement pour sortir un homme...

Evidemment que non. Je veux changer les choses au niveau de la Ligue, qui ont déjà bien changé depuis l'arrivée de Bernard Laporte à la présidence de la Fédération. Je suis sur cette ligne-là. Je crois en la démocratie. C'est ce que je porte dans la campagne que je fais auprès des clubs de toute la région. Le vote électronique, qui est nouveau, va permettre déjà une belle avancée démocratique. Les clubs pourront organiser les votes de chez eux. Fini les tentatives d'influence !

Bernard Laporte a donc oeuvré dans ce sens depuis qu'il est président ?

Oui, complètement, avec son collègue Serge Simon. Ce qu'ils mettent en place est exactement ce que j'attendais. En janvier, nous avons reçu plusieurs questions auxquelles il fallait répondre avant le 15 février, des questions portant sur l'organisation du championnat, la coupe confédérale etc. La nouvelle équipe nous a demandé nos idées ! Ça fait du bien et ça fait plaisir. C'est un bel élan que je veux transformer ici, en Bourgogne-Franche-Comté.

Qu'en sera-t-il de l'AS Mâcon si vous devenez président de la Ligue en décembre ?

L'AS Mâcon poursuit le chemin tracé depuis 13 ans. Nous avons réalisé de très belles choses, dont notre qualification en finale du championnat de France la saision dernière. Tout est en place pour accéder à la poule élite, qui était mon objectif ultime. Il manquait la validation du Centre de formation par la Fédération, que nous allons demander cette saison. Je quitterai la présidence mais pas le club, ça fait 50 ans que j'y suis. J'aiderai l'équipe en place.

Un message à faire passer aux clubs de la région ? 

Je veux leur dire que je suis à la retraite. J'ai donc du temps, du temps à leur consacrer. J'ai reçu le soutien du président du comité de Franche-Comté Michel Liboz. Toutes les conditions sont réunies pour faire de belles choses, ensemble.   

Recueillis par Rodolphe Bretin

Les élections auront lieu le 9 décembre.