mercredi 26 février 2020
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Une soixantaine de personnes a participé à la réunion publique, ce mercredi 15 février, dès 11 heures, au Château des Broyers, organisée et co-animée par Jean-François Guéritaine, maire de la commune et Thierry Faillebin, directeur général des services, en présence du député LREM de Saône-et-Loire, Benjamin Dirx.

« Je suis venue en observation », déclare Monique, habitante de La Chapelle de Guinchay et retraitée, tandis que la salle se remplit peu à peu, « pour voir quelles sont les questions et les sujets qui vont ressortir de ce débat et les réponses qui seront apportées ».

Pour Jean-Michel, également Chapellois et retraité du secteur bancaire, l’un des sujets prioritaires est « le changement climatique face auquel des réponses doivent être données sur le plan national, transnational mais aussi local, notamment en favorisant une agriculture respectueuse de l’environnement et de proximité ».

Transition écologique, injustice fiscale, coût des institutions

Le débat, ouvert par Jean-François Guéritaine, a ensuite été lancé avec une première question adressée au député : « Alors que les dividendes versés aux actionnaires des entreprises du CAC 40 ont augmenté de 44 % entre 2010 et 2017, que comptez-vous faire en faveur de la transition écologique ? »

C’est ensuite l'injustice fiscale qui a été abordée, partant également du constat que « la France est le pays qui distribue le plus de dividendes aux entreprises du CAC 40 et de crédits d’impôt aux grands groupes, via le CICE ».

Puis ont suivi la question des retraites « fortement taxées », la manière dont « sont gérés les impôts », les « économies à faire, concernant les avantages des élus et des hauts fonctionnaires, ainsi que des anciens présidents », ainsi que l’idée de « taxer les grosses sommes gagnées au loto », la situation du personnel hospitalier, des EPHAD…

« Il y a une population silencieuse, celle des précaires », a poursuivi un des participants au débat, désireux de faire des propositions plus que des doléances. « Il y a des dépenses incompressibles qui sont manger, se chauffer, se laver ». Sur ces trois sujets, ce dernier a avancé comme possible solution « une baisse de TVA sur les produits de première nécessité ou encore une augmentation d’un point de la TVA sur les produits manufacturés « non-indispensables ». 

« Que l’on paye 20 % de TVA pour remplir en eau sa piscine, cela ne me choque pas. Mais pour la consommation des ménages, elle devrait être exonérée de TVA sur les premiers 20 m³ ».

C’est ensuite la CSG qui a été amenée dans le débat. « Cette taxe est trop lourde pour les bas revenus, avec un taux de 9,2 % sur les revenus d’activité et de 8,3 % sur les retraites ».

Un représentant des Gilets jaunes de Crêches a ensuite pris la parole, rappelant le succès des réunions en assemblée générale qui réunissent « plus de 50 personnes les mercredis soirs ».

« Le mouvement des Gilets jaunes a dévoilé une crise économique générée par des responsables incompétents, avec pour origine la taxe carbone et la suppression de l’ISF, soit un cadeau fiscal de 4,5 milliards d’euros en faveur des milliardaires  ».

Les réponses du député

Sur le coût des institutions françaises, Benjamin Dirx a précisé que « leur coût annuel par habitant ne s’élève qu’à 19 € ». Dans la salle, certains s’exclament : « C’est beaucoup trop ». Et de poursuivre, au sujet des élus que « de nombreuses mesures ont par ailleurs été prises récemment, dont l’interdiction des emplois familiaux ou encore la nécessité d’un casier judiciaire vierge. »

Revenant sur le sujet de l’injustice sociale et de la CSG évoquée précédemment : « Le taux de CSG a augmenté pour le patrimoine, donc ce sont bien les capitaux qui sont le plus taxés. La CSG a bien augmenté pour tout le monde. La logique de cette taxe est bien la progressivité. On paye en fonction de ses revenus ».

Rebondissant sur l’intervention d’une représentante de l’ADMR, concernant les moyens de financer le secteur du service à domicile : « Il s’agit d’une niche fiscale, les services à la personne représentent en effet un coût de 4,5 milliards d’euros pour l’État ». Benjamin Dirx a toutefois reconnu la nécessité de « revoir cette niche avec une tranche supplémentaire d’impôt et la manière de mieux gérer ces emplois où les personnes gagnent un salaire moyen entre 800 et 900 €, n’ont pas de convention collective et souffrent d’isolement dans leur emploi ».

Dépendance énergétique

Faisant un retour sur les mesures annoncées en octobre 2018, à l’origine du mouvement des Gilets jaunes, le député a déclaré : « On a mal amené le projet d’augmentation de la taxe TICPE sur le fioul. On a été mauvais  ».

« Nous avons montré notre dépendance à l’égard du pétrole. Nous n’avons plus d’autre choix que celui d’aller vers de nouveaux modèles énergétiques. Nous ne pouvons pas faire porter la transition écologique par les citoyens ».

Parmi les alternatives évoquées : l’hydrogène, l’éolien, le boîtier superéthanol… Sur ce sujet, c’est également la question des transports en commun qui a été exprimée comme solution en vue d’une transition, par l’augmentation du nombre de trains ou de bus ou l’usage du covoiturage.

Pour Jean-François Guéritaine : « Il faut gommer les frontières entre la commune et la Région, qui a la compétences des transports ».

Les Stylos rouges dans le débat

Vétusté des locaux, salles de sciences qui ne sont plus aux normes, problème de chauffage, classes surchargées, manque de place pour accueillir des élèves souffrant de handicaps… Un groupe d’enseignants du Collège Condorcet a interpellé les élus, faute d’écoute au sein de leur établissement depuis de nombreuses années :

« Comment continuer à faire notre métier dans de telles conditions ? ». L’un d’entre eux souligne que cette situation de classes surchargées allant jusqu’à 30 élèves « génère une montée des conflits et des comportements dangereux ».

Le débat s’est terminé sur des questions liées à l’aménagement du territoire et une demande de cohésion quant à l’affichage des panneaux de vitesse sur les routes ; sur l’immigration en « favorisant l’intégration et le droit d’exister en tant que personne immigrée dans nos villages » ; sur les inégalités de salaires et la complexité des demandes d’aides dans le secteur viticole…

En clôture de la réunion publique, Benjamin Dirx s’est dit «  content du débat. Il faut désormais trouver les points importants pour avancer ». Il a ensuite inciter les participants « à faire remonter toutes leurs idées par le biais de la plateforme en ligne du Grand débat national ».

Réactions d’après débat

« On reste sur notre faim. Il n’y a rien de concret qui puisse nous rassurer », remarque Gilles, tout en reconnaissant qu’il y a eu « une grande diversité de sujets et une place accordée à la parole des gens ».

Pour Aline : C’était plutôt le grand « blaba » qu’un grand débat ! Il n’y a pas eu de sujets sur la citoyenneté et sur la solidarité ou du moins sur l’usage de l’impôt à des fins de solidarité, ni sur la question de l’information locale sur les projets, la concertation ».

Pour Jean-Yves : « Le débat est biaisé. Son cadre est très strict, principalement autour du dogme de la dépense publique. Difficile dans ce contexte de parler de redistribution des richesses. »


Emmanuelle Berne





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Benjamin Dirx répond aux questions

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Une enseignante du collège Condorcet



 

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