Communiqué

Pour le droit à l’expression des élus de l’opposition dans la revue municipale

 

Mars 2019, le service communication de la ville de Mâcon informe les élus municipaux que, "comme il est de coutume", il n'y aura plus de page consacrée aux expressions politiques des différents groupes dans la revue municipale « Mâcon notre Ville », à partir de septembre 2019, début de la période pré-électorale.

Le 12 août, retournement de situation ; changement d'avis du maire ? Par courriel, les élus d'opposition sont informés que, s'ils le souhaitent, ils peuvent continuer de communiquer dans la revue municipale, en le signalant par retour et en transmettant le texte qu'ils souhaitent voir publier dans le numéro de septembre... avant le lendemain midi. Soit moins de vingt-quatre heures après réception du courriel.

Monsieur Courtois, maire de Mâcon, se met ainsi en conformité au droit : le Code général des collectivités territoriales autorise l'expression des élus d'opposition pendant la période pré-électorale. Pour autant, comme à son habitude, il le réduit à son strict minimum en nous accordant moins de vingt-quatre heures pour rédiger notre tribune et la faire parvenir. Un signal supplémentaire de sa crainte du débat d'idées et de sa vision étriquée de la démocratie.

Le texte que j’ai transmis pour publication le 13 août en fin de soirée, avait pour sujet la santé. Il ne sera pas diffusé dans l’édition de septembre car jugé hors délai. Après son refus du vœu que j'ai proposé au conseil communautaire du 27 juin 2019 concernant l'état très préoccupant des services d'urgences des hôpitaux - refus d'ailleurs contraire au règlement intérieur de l'agglomération -pourquoi Mr Courtois craint-il maintenant les remises en cause des actions du gouvernement actuel ?

 

Eve Comtet Sorabella,

conseillère municipale « pour Mâcon, l’humain d’abord », conseillère communautaire MBA