Mardi soir, vers 21 h, les policiers sont intervenus à la gare de Mâcon Ville. ACTUALISÉ avec le verdict du tribunal.

Trois individus se trouvaient dans l’enceinte de la gare quand un agent de la SCNF leur a demandés de sortir et de quitter les lieux

Le ton est alors monté… Énervés et alcoolisés, ils ont insulté, bousculé et craché sur les agents à plusieurs reprises. Deux collègues étaient venus prêter main forte et ont prévenu la police. L'une d'entre eux a pris un gifle qui lui a fait perdre ses lunettes, cassées.  

Les trois individus, deux hommes et une femme, ont été interpellés. Deux d’entre eux, des marginaux, sont bien connus des services de police.

Tous trois comparaissaient au tribunal correctionnel de Mâcon pour outrage et violence en réunion ce vendredi après-midi, dans le cadre d'une comparution immédiate.

L’un d’entre eux a été écroué après sa garde à vue. Les deux autres se présentaient libres.

L'un des agents a bénéficié d'un arrêt de travail pour anxiété prononcée, mais aucun n'a eu de blessures pouvant entraîner une ITT.

 

  

 

Le tribunal s'est prononcé ce vendredi soir

Ils ont été déclarés coupables.

Un des individus, récidiviste, SDF depuis l'âge de 17 ans, a écopé de 5 mois de prison et a été reconduit à la maison d'arrêt de Varennes-le-Grand où il était écroué depuis sa sortie de garde à vue. Il avait 17 mentions à son casier judiciaire et une addiction de 20 ans à l'alcool.

Les deux autres, en couple, sans emploi, ont pris, l'une, 6 avec sursis assorti d'un sursis mise à l'épreuve de deux ans et obligation de soins (elle souffre de dépression), l'autre 4 mois, sans mandat de dépôt.

Chacun a exprimé des regrets et adressé des excuses.

Ils étaient alcoolisés et occupaient la salle d'attente de la gare en écoutant de la musique forte. L'agent SNCF leur a donc demandé de quitter les lieux, ce qu'ils n'ont pas fait. Fortement éméchés, la situation a vite dégénéré à l'affrontement.  

Les trois agents victimes se sont cosntituées parties civiles et bénéficieront d'une réparation du préjudice moral : 1€ symbolique pour une d'entre eux, 300€ pour un des agents et 400€ pour le troisième.