vendredi 3 juillet 2020
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Rien n'est moins sûr. La Fédération nationale des salariés de la construction, du bois et de l'ameublement-CGT a émis des réserves quant au guide de reprise rédigé par l'organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics (OPPBTP). A lire aussi, les points de vue d'un salarié d'OXXO, représentant syndical, et d'un chef d'entreprise à Mâcon. 

POURQUOI LA FNSCBA-CGT NE CAUTIONNE PAS LE DOCUMENT DE L’OPPBTP ?

La Fédération Nationale des Salariés de la Construction, du Bois et de l’Ameublement tient à émettre des réserves sur l’objectif et la genèse de ce document.

Il convient de rappeler que la décision de travailler sur ce guide n’est pas le fruit d’une décision paritaire, comme cela aurait dû être le cas. Elle émane d’une demande des organisations patronales de nos secteurs d’activité auprès de l’OPPBTP suite à l’injonction de la ministre du travail à reprendre le travail.

Cette décision a fait l’objet d’un communiqué de presse commun, le 21 mars, entre le gouvernement, les organisations patronales et l’OPPBTP.

A ce stade, les organisations syndicales n’étaient pas parties prenantes et n’avaient même pas été informées de cette démarche.

Suite à aux différentes interpellations des organisations professionnelles, sur les dangers mortels encourus et sur l’irresponsabilité dont nous ferions preuve en reprenant une activité « normale » sur les chantiers, elles ont déclarées, à l’unanimité ne pas être favorable à une reprise hors interventions urgentes et essentielles au bon fonctionnement de notre pays.

Les organisations syndicales ont été interpellées par l’OPPBTP, pour avis et modifications potentielles le 23 mars à 12 heures par l’envoi d’une version 6 de ce document. Les observations devaient être finalisées le soir même à 18h00.

Malgré ces conditions plus que défavorables à la conclusion d’un texte partagé, nous avons fait remonter nos remarques, notamment sur le fait que ce document ne spécifiait pas qu’il était destiné à n’être mis en œuvre que pour les interventions urgentes et essentielles.

Au contraire, son titre et plusieurs éléments de sa rédaction sous-entendent clairement qu’il a vocation à servir pour une « continuité de l’activité » dans le BTP et à participer à « reprendre une activité » sur les chantiers.

Ce seul point suffirait à lui seul pour nous interdire d’adhérer à ce document en rappelant qu’en matière de prévention, la priorité doit être donnée à l’élimination du risque et que la mise en place de mesures de protection ne doit intervenir qu’en dernier lieu.

En l’espèce, aujourd’hui, cette élimination du risque est assez simple à mettre en œuvre par l’arrêt des chantiers non urgents ou essentiel au bon fonctionnement de notre pays.

Ce qui parait être, une évidence incontournable, pour nous ne doit pas l’être pour tout le monde.

Il nous a, en effet, été refusé de faire figurer ce B-A-BA de la prévention en préliminaire du document en sous-entendant que ce serait une position sans lien avec ladite prévention.

Au-delà de ce point qui, nous le répétons, suffit à lui seul à nous interdire d’adhérer à ce document, les préconisations faites se contentent trop souvent de reprendre simplement les gestes barrières définis par le gouvernement, connus de tous, en les étoffant un peu.

Les mesures préconisées sont d’ordre général et ne tiennent pas forcément compte des disparités d’activité et de taille de chantier qui demanderaient donc des mises en œuvre de moyens adaptés à chaque cas et il n’est pas précisé qui doit faire quoi dans la mise en place de ces mesures.

De plus, elles restent particulièrement floues sur les dispositions indispensables dans les circonstances où la distanciation sociale est difficile, voire impossible, comme le transport et les locaux de chantier.

Enfin, ce guide n’est pas suffisamment coercitif vis-à-vis des employeurs pour la mise en place de ses préconisations, au contraire puisqu’il permet d’être, en même temps, le décideur des moyens engagés et le contrôleur de ces moyens, tout en étant lui-même le réfèrent COVID 19 de son chantier.

En conclusion, il nous apparait que ce document a été élaboré dans la précipitation dans le seul but de servir de délégation de responsabilité pour les employeurs qui ont décidés, au-delà de tout raison, de faire reprendre le travail à leurs salariés, certains leur expliquant même qu’après tout, il y avait 97% des malades pour qui le COVID 19 était sans gravité.

Au vu de ces éléments, et malgré les efforts déployés, sans succès pour modifier la nature de ce texte, la FNSCBA CGT a décidé que le fait de cautionner un tel texte était contraire à son histoire et à ses valeurs.

Le secteur du BTP doit à ces salariés un document beaucoup plus ambitieux sur les protections à assurer et, dans tous les cas, que ce document soit à la hauteur des risques encourus.

La FNSCBA tient à rappeler que la seule priorité aujourd’hui, et de faire en sorte que seuls, les salariés qui doivent être exposés au risque mortel que représente le COVID 19 sont ceux qui interviennent sur des activités urgentes et essentielles au bon fonctionnement de notre pays.

Les autres salariés doivent être maintenus en confinement strict dans leur intérêt, celui de leur famille et celui du corps médical (seul en premier ligne face à ce désastre) dans l’intérêt de notre société.

Si le droit de retrait est l’unique moyen que nous ayons pour ne pas mourir du CORONAVIRUS alors nous déclarons un droit de retrait général.

Bruno BOTHUA

Secrétaire General

 


macon-infos a demandé l’éclairage d’un salarié d’une entreprise du bâtiment, Alain Gaillard, secrétaire de l’UD CGT, salarié d’OXXO à Cluny, qui a lui-même transmis les réserves de la FNSCBA-CGT, et celui de Pierre Bost, patron de Alpes Bourgogne constructions à Mâcon, qui avait réagi fortement aux propos récents de la ministre du travail Muriel Pénicaud à l’encontre des chefs d’entreprise du bâtiment.

Les entretiens ont été réalisés jeudi 26 mars. 

Pour Alain Gaillard, non, les conditions d’une reprises ne sont pas réunies : « 90% des chantiers sont arrêtés. L’usine OXXO est à l’arrêt total. Nous sommes arrêtés jusqu’au 6 avril. Le ministère joue sur les mots en parlant d’ "activités essentielles" pour nous inciter à reprendre le travail. Nous considérons que notre activité n’en fait pas partie. Nous distinguons nous les activités essentielles et les activités urgentes. L’urgence est aujourd’hui au fait de se soigner et de se nourrir. Pour le reste, cela peut attendre, d’autant que nous n’avons aucune assurance que les équipements de protection soient en nombre suffisant pour garantir la sécurité des salariés du bâtiment. Ces équipements doivent d’abord aller aux salariés qui assurent les besoins vitaux et qui en manquent. 

Par ailleurs, nous souhaitons une vraie discussion avec le préfet, que les conditions de la reprise soient discuter avec tout le monde, élaborer ensemble. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Ce gouvernement a réussi à mettre d’accord l’organisation syndicale que nous sommes et les organisations patronales, ce qui est assez révélateur… » 

Même teneur du propos chez Pierre Bost : « 95% des chantiers sont arrêtés. Nous travaillons beaucoup avec les collectivités et les institutions publiques, qui ont tout stoppé. Le chef du service de réanimation de l’hôpital de Mâcon m’a appelé un matin cette semaine pour me demander si j’avais encore des équipements de protection, preuve qu’ils manquent encore. Ce n’est pas rassurant, nos salariés ont peur. La question est "combien de temps on va tenir". Nous avons soldé les congés dans un premier temps avant d’envisager les mesures de chômage partiel. Quoi qu’il en soit, je ne souhaite pas faire reprendre mes équipes avant qu’un cadre juridique clair et précis soit aussi validé par la médecine du travail, qui a émis des réserves sur certains points, notamment les conditions des déplacements vers les chantiers en véhicules professionnels. Pas question de forcer les barrières ! »

Recueillis par Rodolphe Bretin

 

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