Communiqué de Julien Odoul, président du groupe Rassemblement National :

 

Depuis le début de l’année, une trentaine de juments, étalons, poneys et ânes ont été attaqués et sauvagement mutilés : oreilles coupées, lacérations, yeux arrachés, museaux tranchés, mutilations génitales.

Ces actes d’une extrême cruauté sont en explosion depuis le début du mois d’août et la Bourgogne Franche-Comté n’est pas épargnée par ce phénomène aussi invraisemblable qu’abominable.

Lundi 24 août, deux poneys et un cheval handicapé ont été lacérés à l’arme blanche au refuge « Le Ranch de l’espoir »  à Charny-Orée-de-Puisaye. En voulant protéger ses bêtes face aux deux agresseurs, le président du refuge, Nicolas Demajean, a été blessé. Le portrait-robot de l’un des barbares a été diffusé par la presse.

Le week-end dernier dans le Jura, les tortures infligées à trois chevaux dans les communes de Courlans, Ranchette et Leschères s’ajoutaient à l’attaque d’une jument à Thoiria.

A Cluny en Saône-et-Loire, une jeune pouliche de 18 mois a été retrouvée avec un œil en moins et l’ensemble de l’appareil génital arraché. Mardi 25 août, un habitant de Saint-Vallier a découvert sa ponette de 14 mois morte dans son pré. L’autopsie a révélé que l’animal avait eu l’oreille coupée, le crâne explosé, le museau tranché et le diaphragme explosé.

Les élus du groupe Rassemblement National apportent leur plus vif soutien aux propriétaires de chevaux, éleveurs et directeurs de centres équestres victimes de ces raids immondes. Ils témoignent leur solidarité à tous les amoureux du cheval qui n’est pas seulement la plus noble conquête de l’homme mais aussi et surtout un animal domestique attachant qui illumine le quotidien de nombreux Français. A la suite de la multiplication de ces sauvageries, les conseillers régionaux RN demandent aux pouvoirs publics d’agir rapidement et fermement pour enrayer cette série macabre.

En visite en Saône-et-Loire, le ministre de l’agriculture a déclaré que « justice sera faite ». Pour protéger les animaux et lutter contre cette barbarie d’un nouveau genre, il est urgent de durcir les sanctions contre les individus qui font le choix de la décivilisation. 

Par l’intermédiaire d’une proposition de loi de son député Bruno Bilde en date du 11 septembre 2019, le Rassemblement National avait demandé la modification de l’article 521-1 du code pénal : « Le fait, publiquement ou non, d’exercer des sévices graves, ou de nature sexuelle, ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni de quinze ans d’emprisonnement et de 100 000 euros d’amende. »

Dans la lutte contre l’ensauvagement, passons des mots aux actes !

 

Julien Odoul, président du groupe Rassemblement National