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Le plan de relance présenté aux députés jeudi a reçu l'accueil favorable du député Benjamin Dirx et du MEDEF 71. À voir, toutes les mesures du plan. À lire aussi, la réaction de la CAPEB 71 en matière de soutien à la rénovation énergétique des bâtiments.

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Le mot du député Benjamin Dirx

« Pourquoi 100 milliards, parce qu'1 point de PIB perdu ce sont 25 milliards de perdu. Et nous avons perdu 4 points avec la pandémie » explique le député de la circonscription de Mâcon. « Le gouvernement porte cette effort historique sur 3 axes : la compétitivité des entreprises, la transition énergétique et la cohésion sociale, la 1ère des batailles restant l'emploi, avec une enveloppe pour l'aide à l'embauche de 1,2 milliards d'€. Le bassin mâconnais a été plutôt préservé grâce à l'action conjuguée du gouvernements et des élus locaux avec un taux de chômage à 6%, mais il ne faut pas lâcher. »

« Cet effort sera absorbé par de la dette mais aussi par de la croissance, avec une importante politique de l'offre » a conclu le député à la sortie de la présentation du plan.

 

Communiqué du MEDEF 71

« Le MEDEF salue un plan de relance et de transformation »

Au regard de l’ampleur de la crise inédite du COVID qui a soudainement arrêté l’économie dans le monde entier, le MEDEF salue les choix du plan de relance, notamment celui de privilégier la transformation de l’économie et les secteurs d’avenir. Le MEDEF s’inscrit complètement dans l’objectif d’une économie décarbonée et souveraine. En particulier, le MEDEF salue les 30 milliards consacrés à la transition écologique car celle-ci nécessite de la part des entreprises et en particulier des PME des investissements massifs.

La baisse des impôts de production, demandée par le MEDEF depuis 2014, va encourager le « produire en France ». C’est un premier pas qui va permettre de remonter les marges et donc à terme de (re) créer des emplois notamment industriels. Le MEDEF rappelle qu’il reste 53 milliards d’écart avec l’Allemagne. Le MEDEF salue aussi les 3 milliards destinés à renforcer les fonds propres des entreprises et notamment des PME indispensables pour investir dans l’avenir.

Mais ce plan présente deux risques auxquels il faudra veiller:-la mobilisation de l’enveloppe doit être très rapide pour faire repartir la croissance de notre économie. Il faut absolument éviter les travers d’une mise en œuvre trop lente comme ce fût le cas de certaines mesures du plan de relance en 2008.

-Certains secteurs particulièrement touchés ne sont pas encore dans la phase de relance. Pour eux, il est indispensable de prolonger les mesures d’urgences adoptées au printemps qui évitent la défaillance des nombreuses entreprises de ces secteurs. Alors que nous allons vivre une relance progressive et hétérogène d’un secteur à un autre, d’un territoire à un autre, il est capital que, dans le déploiement des mesures du plan de relance, le gouvernement soit tout autant réactif pour irriguer notre économie au plus près des entreprises et des territoires.

Le MEDEF partage pleinement les enjeux d’avenir que présente ce plan et invite ses adhérents à s’engager à leur tour. Lors de la Rencontre des entreprises de France, il s’estengagé à mobiliser les entreprises sur l’emploi des jeunes et pour qu’elles recrutent en 2020 autant d’alternants qu’en 2019. Convaincu de la nécessité d’agir en faveur d’une croissance responsable, il agit pour que davantage d’entreprises s’engagent à investir pour décarboner leur production.

Enfin, aucun pays européen ne pouvant être prospère dans une Europe qui ne l’est pas, le MEDEF rappelle que le plan de relance s’appuie sur les investissements que permet la solidarité européenne pour laquelle il a milité avec ses homologues allemands et italiens. C’est pourquoi il soutient activement les alliances industrielles européennes indispensables à la souveraineté de l’Europe et de la France.

 

Communiqué de la CAPEB 71 :


Les mesures annoncées dans le plan de relance du Gouvernement en matière de rénovation énergétique des bâtiments vont dans le sens des recommandations de la Capeb : plus de 6,7 milliards d’euros sont en effet consacrés à la rénovation énergétique des logements privés, des locaux de TPE/PME des bâtiments publics de l’Etat et des logements sociaux.

Les 4 700 artisans du bâtiment de Saône-et-Loire se tiennent prêts à relever le défi. Ils espèrent néanmoins pouvoir trouver la main d’œuvre nécessaire pour réaliser les chantiers à venir.

Cependant, si ces mesures sont bienvenues pour soutenir l’activité, elles ne sont pas suffisantes pour répondre de manière efficace à une relance pérenne de l’activité de l’artisanat du bâtiment. C’est pourquoi la Capeb fait part de ses propositions.

Accompagnement du dispositif CEE et des aides aux travaux en général

Le dispositif CEE (Certificats d’Economie d’Energie) permet d’octroyer des primes pour la réalisation des travaux énergétiques. Ce système doit être revu et simplifié pour être compris et accessible à tous. A défaut, les travaux ne se feront pas ! Les offres à un euro abusives doivent aussi être vivement combattues pour rassurer les clients. La Capeb propose la mise en place de « développeurs » qui pourraient accompagner les entreprises et leurs clients dans une meilleure appropriation des dispositifs d’aides très complexes à mettre en œuvre.

Simplifier la qualification RGE et lutter contre la fraude

Le principe d’éco-conditionnalité dans le bâtiment pose l’obligation, pour le client, de recourir à une entreprise qualifiée « RGE » pour bénéficier d’aides lors de travaux de performance énergétique. On note une certaine désaffection des entreprises pour ce dispositif coûteux et complexe. Là encore, les règles et procédures doivent être revues et simplifiées et les contrôles appropriés, ce qui permettra aux petites entreprises du bâtiment de s’engager pleinement dans la rénovation énergétique.

La Capeb attend le détail de toutes les mesures du plan mais aussi celles relatives aux financements et aux charges d’entreprises.

Nous avons noté, sur le financement des entreprises, la volonté du gouvernement de négocier avec les banques des taux d’intérêts le plus bas possible pour les petites entreprises qui rembourseraient leur PGE au-delà d’un an. C’est pour nous une question très importante et qui aura des conséquences incontestables sur les trésoreries. Au-delà de la baisse des impôts de production, il faut également envisager de se pencher sur le niveau des charges qui pèsent sur les TPE tout au long de la crise générée par le COVID ainsi que sur la prise en charge des surcoûts résultant de la mise en œuvre des règles sanitaires sur les chantiers.

Le plan de relance est donc un levier qui va dans le bon sens mais qui devra être précisé et complété par des mesures demandées depuis longtemps, pour produire de véritables effets dans le bâtiment et sur l’économie.

Toni SPINAZZE
Président de la CAPEB 71