samedi 5 décembre 2020
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68 patients Covid sont actuellement hospitalisés, dont 11 en réanimation… La situation de tension est équivalente à celle de fin mars.

 

Ce jeudi après-midi, à la veille du reconfinement national, Jean-Claude Téoli, directeur du centre hospitalier de Mâcon, Alain Boissau, directeur adjoint de l’établissement, et le Dr Roland de Varax, chef du service réanimation, ont fait le point sur la situation actuelle à l’hôpital de Mâcon.

Au 29 octobre, 68 patients Covid étaient hospitalisés, 11 sont en réanimation (dont 5 intubés) avec des patients plus jeunes que lors de la première vague (65-70 ans contre 80-85 à l’époque). « Une situation compliquée à gérer, mais que l’on gère pour le moment », souligne le directeur. Cette gestion passe par la déprogrammation d’activités pour répondre à l’afflux de patients Covid, la transformation de trois unités en unités Covid et le transfert des patients vers d’autres établissements.

« Pour garantir une prise en charge qui sécurise le parcours des patients, nous avons en effet organisé le transfert d’une dizaine de personnes sur le secteur de Dijon. Ces transferts sont organisés en lien avec des établissements du GHT bien sur, mais aussi sur la région Bourgogne jusqu’à la Côte d’Or, et orchestrée par l’ARS qui a mis en place des cellules de régulation tant pour la réanimation que pour la médecine. »

 

Une tension extrême

La situation risque de rester compliquée encore quelques jours le temps que le confinement produise ses effets positifs. Depuis dix jours, l’hôpital a clairement ressenti l’accélération de l’épidémie comme l’explique Alain Boissau : « On a fait en quinze jours ce qu’on avait fait en un mois, en mars. Nous en sommes aujourd’hui à une situation de tension équivalente à celle de fin mars, c’est-à-dire une tension extrême ! Et le paradoxe, c’est qu’on a l’impression de n'être qu’au début de cette seconde vague. »

« La situation nous inquiète, avance Jean-Claude Téoli. Ne pas être inquiets serait irresponsable parce que c’est l’inquiétude qui nous permet d’anticiper un certain nombre de choses et de construire. »

Pour les trois hommes, le confinement, vu de Mâcon, est nécessaire puisque l’on craint une seconde vague plus grave que la première. « Or à Mâcon, on avait déjà vécu une première vague très très particulière. À savoir que la situation est exactement la même sur Paray-le-Monial qui a un afflux similaire. »

Depuis la semaine dernière, l’établissement s’est préparé avec une déprogrammation à hauteur de 25 % des activités. Celle-ci s’est amplifiée cette semaine, ce qui lui permet de récupérer du personnel et de réaffecter des unités au Covid. « Là encore, nous sommes dans des organisations extrêmement réfléchies. Les urgences continueront à être assumée au niveau chirurgicale, mais il y aura forcément des reports. On travaille également en collaboration avec la clinique pour répartir les prises en charge », précise le directeur qui met en avant, avec ses collègues, la solidarité et la réactivité de chacun pour trouver des solutions ainsi que l’aide importante de l’ARS.

Si l’hôpital dispose actuellement de quatorze places en réanimation, cette capacité devrait être augmentée de huit places supplémentaires la semaine prochaine à condition de trouver les moyens humaines et les équipes notamment.

 

Un taux de positivité multiplié par 4 en un mois

L’hôpital doit aussi faire avec un personnel touché par le virus. En début de semaine, 80 agents étaient contaminés. « C’est le reflet de la population dans son ensemble. Autant lors de la première vague, on avait l’impression que les soignants étaient contaminés au sein de l’hôpital avec Covid nosocomiale, autant cette fois, la grosse majorité des personnels touchés ont fait le lien avec leur vie de tous les jours et non leur vie professionnelle. »

En ce qui concerne les tests, ils ont été doublés en un mois avec une moyenne de 80 par jour en septembre (drive, urgences…) à 160 en moyenne actuellement avec des délais de réponse parfois longs, « comme nos collègues en ville qui ont les mêmes problèmes avec un gros afflux. » Le taux de positivité a lui aussi grimpé avec un taux de 4-5 % en septembre, contre 18-19 % aujourd’hui. « Ces résultats sont la première étape vers le constat d’une épidémie qui s’accélère très très rapidement. »

Pour le Dr Roland de Varax, responsable du service réanimation, « quelles que soient les dispositions de l’État par rapport au confinement, il y a encore des endroits où l’on peut améliorer le port du masque, les mesures de distanciation notamment dans les familles et dans les commerces. Il faut faire en sorte que les gestes barrières soient respectés au maximum. Sinon, on n’y arrivera pas, si le confinement n’est pas efficace, on y arrivera pas ! »

D’autant que les nouvelles mesures moins strictes du confinement font craindre une seconde vague plus longue. « On sent que l’on risque de ne pas avoir de sommet aussi rapide qu’en avril. Ce sera beaucoup long si tenté qu’on arrive un jour à un plateau. Et même si cela se produisait, il sera fort probablement plus prolongé que la dernière fois du fait des conditions moins draconiennes du confinement. »

D. C.

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Jean-Claude Téoli

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Roland De Varax

 


 Si le manque de matériel avait été mis en avant lors de la première vague,

c’est cette fois le manque de moyens humains qui inquiète.

Pour poursuivre sa mission dans les meilleures conditions,

le centre hospitalier de Mâcon est à la recherche de personnels dans tous les domaines :

infirmiers, aides-soignants et agents de services.

 

Pour postuler, il suffit d’envoyer un mail à l’adresse suivante :  recrutement@ch-macon.fr


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