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Reçu ce vendredi par Christine Robin à Charnay, le président Accary a profité de l'occasion pour évoquer deux sujets liés à la crise sanitaire : le vaccin et, surtout, la situation des associations, « qui va se révéler extrêmement préoccupante. Je pense qu'on ne soupçonne pas encore les dégâts de cette crise pour nos associations, qui font vivre aussi l'économie locale »

 

Au préalable, le président du Conseil départemental a rappeler sa ligne politique, qui se résume ainsi : malgré la crise et l'explosion des demandes de RSA et autres aides ou allocations sociales, pas question de baisser les investissements. « Je préfère creuser l'endettement pour ne pas ajouter de la crise à la crise. C'est un choix, je l'assume. Sachez que des millions supplémentaires vont être nécessaires pour maintenir les gens à la tête hors de l'eau. »

Et d'évoquer la vie des associations... « Il nous faudra aussi, dans un avenir proche, envisager de redonner vie aux associations, qui ont aussi un rôle important dans l'économie locale. Le club de belote qui organise un repas dansant fait travailler un traiteur. Ça compte, ça compte beaucoup. Pour les jeunes, pour les retraités. Or, les associations sont en situation de dévitalisation dans le sens où elles perdent leurs bénévoles, qui ont peur de la maladie, ce qui est bien compréhensible. On ne sait pas quand la crise va se terminer, mais je pense que nous allons avoir à changer de logiciel quant à l'aide aux associations. Il ne s'agira pas simplement de subventionner. Nous aurons plus encore à nous demander comment leur redonner vie. »

L'exemple révélateur de la foire-expo de Charolles : « Elle aurait pu se tenir, les exposants avaient confirmé. Mais elle se déroule grâce à l'investissement de 80 bénévoles. Or, la moitié a répondu à l'appel. Les autres avaient peur de venir. Je ne les blâme pas du tout, je les comprends. Mais cela illustre ce que risque d'être la vie de nos associations dans les prochaines semaines et les prochains mois. J'ai bien peur que nous ne soyons pas prêts de revoir un dîner dansant. Nous devrons donc être là pour elles. »

Quant au vacccin, André Accary a annoncé avoir écrit au ministre de la Santé et à l'ARS pour faire savoir que le Département était prêt à accompagner les professionnels libéraux pour la vaccination dès la mi-janvier. « Nous avons un centre départemental de santé, un labo, des frigos » a-t'il conclu. Voilà qui devrait faciliter grandement l'organisation de la campagne en Saône-et-Loire.

Rodolphe Bretin