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Une délégation de 3 syndicalistes (CGT, CFE-CGC et CFDT) s'est rendue à Chalon ce lundi à l'occasion de la visite du ministre de l'Economie Emmanuel Macron pour évoquer le plan social de l'entreprise Metso de Mâcon. Le député s'est fendu d'une lettre au ministre en date du 1er mai. Des extraits à lire sur Mâcon-Infos.

Il n'est pas venu jusqu'à eux, mais eux sont allés à lui... "Nous nous sommes rendus à Chalon sur la propostion du député Thomas Thévenoud, qui souhaitait que le ministre puisse nous rencontrer. Nous avons pu expliquer la situation à ses conseillers ainsi qu'à la commissaire au Redressement productif Stéphanie Schaer. Chacun a pris bonnes notes de nos explications" nous indique le représentant de la CGT Cyril Cavet, présent dans la délégation.

Les syndicalistes ont pu également interpeller directement le ministre une poignée de minutes : "Il s'est montré réceptif. L'échange a duré environ 5 minutes."

Affaire à suivre donc, sachant que les négociations démarrent réellement la semaine prochaine a précisé Cyril Cavet.

Une lettre au ministre

Le député a également écrit au ministre dans laquelle il précise que "la réduction d'activité peut justifier une réorganisation, mais en aucun cas un PSE d'une telle ampleur dans une entreprise qui, par ailleurs, continue à réaliser des marges importantes, comme en 2015, où ont été enregistrés entre 6 et 7 millions d'€ de bénéfices."

Il pointe aussi dans son courrier la perception du CICE (Crédit impôt compétitivité) pour un montant de 500 000€ par an par le site de Mesto à Mâcon, "sans aucun effort de modernisation de l'outil de production pusique le dernier investissement d'importance date de 2009."

"Sans augmentation de salaires non plus" complète le député, car les négociations salariales annuelles ont été limitées à 0,67% en 2014, et 0,25% en 2015."

Et d'ajouter : "l'entreprise Metso Minerals s'est récemment retrouvée citée dans la liste des Panama Papers comme s'étant compromise dans un contrat de fourniture de matériel pour une mine gérée par des Russes avec compte basé au Panama."

"L'entreprise pourrait passer de 415 à 333 salariés d'ici 2017" alerte-t-il, "alors même qu'au moment de l'annonce du PSE, le groupe annonçait 1,06€ de dividende par action détenue à horizon de juillet 2016."

R.B.

 

Le communiqué de presse du député Thomas Thévenoud

A mon initiative, lors de sa visite en Saône-et-Loire, Emmanuel MACRON, Ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique, a rencontré une délégation des représentants du personnel du site Metso France de Mâcon, composée de David Brismez (CFDT), Cyril Cavet (CGT) et Catherine Lepeltier (CFE-CGC).

Reçus pendant 45 minutes par le conseiller du Ministre, ils ont pu exprimer leurs désaccords au sujet du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) annoncé par la direction de Metso France le 22 avril dernier.

Deux points ont été soulevés par les représentants syndicaux : l'absence de justification économique pour un PSE de 89 suppressions d'emploi et le manque de vision stratégique à long terme sur un site qui continue à réaliser des bénéfices.

Le Ministre s'est personnellement entretenu avec les salariés et a demandé aux représentants de l'Etat présents ( le Préfet de Saône-et-Loire, la Commissaire au redressement productif et le Directeur de la DIRECCTE de Saône-et-Loire) d'intervenir sans attendre auprès de la direction générale du groupe Metso Minéral, afin de pouvoir examiner les solutions alternatives à la mise en oeuvre de ce PSE.

J’ai pour ma part remis en main propre un courrier au Ministre de l’Economie expliquant pourquoi, de mon point de vue, ce PSE n'est pas acceptable en l’état. Je me rendrai sur le site de l’entreprise dans les prochains jours afin de rencontrer la direction et, à nouveau, les salariés.