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La conférence avait lieu jeudi soir à la salle Joug Dieu. Résumé.

L'intitulée exact était "Réseaux Sociaux et cyber-harcèlement, en milieu scolaire et dans la vie quotidienne". Une conférence-débat animée par le docteur Alloy, pédopsychiatre à l'hopital de Mâcon, et Arthur Le Mesle membre de l’association e-Enfance, avec pour but d’informer les parents des dangers que représentent les réseaux sociaux et particulièrement le problème du cyber-harcèlement.

 

Les enfants passent en moyenne 5 heures par jour devant les écrans

 

Arthur Le Mesle et le docteur Alloy ont chacun débuté leur intervention par des statistiques pour montrer l'ampleur du phénomène. C'est ainsi que nous avons appris qu'en 2010 8 % des jeunes avaient été cyber-harcelés, ce taux est passé à 12 % en 2015. Les enfants passent 5 heures en moyenne par jour devant les écrans (2 heures en classe et 3 heures en dehors de l'école). 46 % des enfants de 5 ans aux Etats-Unis possèdent un smartphone. Ce qui est encore plus suprenant, comme l'a évoqué Arthur Le Mesle, dans le monde il y a plus de smartphones que de brosses à dents.

 

On ne maîtrise pas ce qu'on a publié sur le net

 

Dans son intervention, Arthur Le Mesle a tenu à rappeler qu'internet présente de nombreux avantages ( communiquer, apprendre, expérimenter, s'amuser, créer …). Mais il ne faut pas en abuser, et une mauvaise utilisation, voir malveillante, peut présenter de nombreux risques ( cyber-harcèlement, mauvaise rencontre, contenu inapproprié …). 

Il a également insisté sur le fait qu'une fois qu'une chose est publiée sur le net, on en perd totalement le contrôle et surtout qu'elle reste, sans pratiquement aucune possibilité de l'effacer.

 

Réfléchir, Sécuriser, Signaler

 

 

Selon Arthur Le Mesle, pour éviter de perdre le contrôle d'internet, les enfants doivent garder en tête trois mots : réfléchir, sécuriser, signaler.

- Réfléchir à ce que l'on fait, développer un esprit critique vis à vis de ce que l'on voit sur internet.

- Sécuriser, en utilisant de bons mots de passe pour éviter toute intrusion dans sa vie privée et que nul n'utilise à mauvais escient ses comptes sur les réseaux sociaux.

- Signaler immédiatement toutproblème, que ce soit une attaque dans sa vie personnelle ou simplement une situation qui nous déplaît, il ne faut surtout pas hésiter à en parler autour de soi.

 

Les victimes possibles ? Tout le monde

 

Puis, le docteur Alloy est intervenu en développant un aspect plus psychatrique de ce phénomène. Il a présenté des solutions afin d'endiguer ce problème et donner des clés pour mieux accompagner son enfant dans l’utilisation d’internet. Il a également rappelé qu'il n'existe pas de profil de victime, tout le monde peut être victime de ce genre de pratique. Mais, il faut apprendre à détecter les signes annonciateurs.

 

Autant de réponses au harcèlement que de cas

 

Face aux parents, le docteur Alloy a rappelé qu'il n'existe pas de solution miracle pour y remédier. Jean-Paul Blanchet principal du collège Condorcet de La Chapelle-de-Guinchay et le pédopsychiatre ont été d'accord pour dire qu'il existe autant de réponses au harcèlement que de cas. C'est ainsi que la réponse qui doit être apportée varie en fonction de la situation.

 

Autoriser l'utilisation du smartphone pour mieux encadrer son usage

 

Pour Jean-Paul Blanchet, la prohibition du téléphone portable dans l'établissement scolaire n'est pas une solution. Ainsi lors de son arrivée, au collège Condorcet, Monsieur le Principal a décidé de mettre fin à l'hypocrisie générale en modifiant le règlement intérieur, avec la participation des élèves, et autoriser l'utilisation du smartphone dans certaines parties de son établissement. En effet, selon lui, c'est la meilleure façon d'en contrôler l'usage et de le restreindre.

La parole a, enfin, été laissée aux parents qui souhaitaient s'exprimer et obtenir plus de précisions sur les sujets qui les concernaient plus particulièrement.

 

Pour Myriam, mère de trois enfants, il vaut mieux prévenir que guérir

 

A la fin, nous avons rencontré Myriam, de Romanèche-Thorins, maman de trois enfants, deux en primaire et un au collège. Cette conférence a été pour elle très instructive bien qu'elle ait déjà assisté à d'autres débats sur le sujet. Cette réunion lui aura permis de savoir comment réagir dans des situations de cyber-harcèlement, quels sont les dangers auxquels les enfants peuvent être exposés sur internet, comment les protéger et comment se sortir d'une telle situation. Elle compte utiliser au quotidien les conseils prodigués par le docteur Alloy et Arthur Le Mesle, bien que ses enfants ne soient pas eux-même exposés à ce genre de pratique. En effet, selon cette mère de famille, il vaut mieux prévenir que guérir.

 

Pour tout renseignement complémentaire n'hésitez pas à vous rendre sur le site de l'association http://www.e-enfance.org/ et à prendre contact avec les bénévoles.

 

Valentin C.

 

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