jeudi 23 janvier 2020
  • JPO2020 LYCEE LAMARTINE MACON.jpg
  • COLLECTE SAPINS 2020 MBA 225 - 1.jpg
  • MACON HABITAT LOCAUX COMMERCIAUX 20NOV2019.jpg
  • DECATHLON MACON TROCATHLON 2019223 - 1.jpg

TRIBUNALMACON3

 

Robert P. téléchargeait des « photos de charme », il était poursuivi pour détention et diffusion d’images pornographiques avec des enfants.

 

Robert P., 58 ans, vit en Saône et Loire, n’a pas une vie sexuelle satisfaisante, souffre d’une grave dépression, et ne connaît rien en informatique. Le tout lui vaut une comparution en correctionnelle, ce qui n’est pas rien : 3 juges, audience publique, une instruction musclée. L’homme tient debout, mais il traverse l’enfer.

Robert P. est en retraite anticipée suite à ses problèmes de santé. Il est marié depuis 1988, sa femme et lui ont une fille, étudiante désormais. Il se trouve que son épouse, qui l’accompagne au tribunal, n’a pas de « demande » sexuelle, peut-on dire « de désir », puisqu’il s’agit de ça ? Le tribunal dira « demande », soit. La même épouse est toutefois d’accord pour que son mari trouve du plaisir ailleurs, mais pas dans les bras d’une autre : avec des photos « de charme ». Le tribunal les appelle ainsi. C’est décidément une audience à la sémantique revisitée, puisque Robert est poursuivi pour « détention d’images de mineurs présentant un caractère pornographique ».

 

Susceptible de tomber pour pédophilie

 

A la réflexion, les caches sexes sémantiques illustrent bien la difficulté du dossier : Robert est susceptible de tomber pour pédophilie, alors que sa pratique voyeuriste masturbatoire via internet est finalement établie dans son couple, une sorte de contrat étrange pour compenser un dommage… bref, rien de caché, rien non plus qui indiquerait le moindre risque de passage à l’acte, et surtout pas un penchant criminel pour les enfants.

Alors quoi ?

Eh bien comme Robert ne connaît rien à l’informatique, il demande un jour à sa fille comment on télécharge. Celle-ci, de la génération internet, va lui installer le logiciel E-mule dont le principe est celui du « pair à pair », ou P2P, ou peer to peer. On l’appelle comme on veut pour le coup, une certitude l’emporte : c’est une vraie plaie qui, à chaque téléchargement demandé va envoyer de surcroît d’autres fichiers, non demandés, ceux-ci. Par-dessus le marché, chaque receveur devient serveur, et c’est ainsi qu’un réseau de « pairs » se forme, et c’est ainsi qu’on peut être accusé de diffuser des images de pédopornographie.

 

« Je ne savais pas »

 

Le 19 mars 2014 le STRJD (Service technique de recherches judiciaires et de documentation) implanté à Rosny sous Bois, repère un internaute qui propose en téléchargement des fichiers dont les mots clés sont ceux utilisés par les « amateurs » de pédophilie. Bim : la police débarque au domicile et saisit tout le matériel informatique. Dans le disque dur, des centaines d’images… et Robert anéanti par la charge qui lui tombe dessus. Il ne comprend pas…

« Je ne savais pas. » Le Président trouve que ce n’est pas un argument et tâche de centrer le débat sur sa responsabilité. Mais le fonctionnement d’E-mule est réellement piégeant, et l’avocate de Robert en fera la démonstration : son client n’a jamais enregistré la moindre image, il les laissait dans le dossier dans lequel elles se plaçaient, duquel E-mule poursuivait sans relâche son travail, mais sans que Robert soit au courant de ce qui se passait. Du moins sans qu’il soit clairement conscient de ce qui se passait. En effet un jour il tombe sur une de ces images. Choqué, il en parle avec sa femme, comme quoi on trouve « des choses dégoutantes sur internet ». Elle lui conseille de mettre ça à la poubelle, ce qu’il fait, et ils n’en parlent plus.

 

Aucun anonymat possible

 

Le fait est que tout internaute qui recourt ne serait-ce qu’au streaming voit s’ouvrir des fenêtres sur lesquelles une jeune fille propose un chat, ou encore une invitation à voir des gens qu’il connait « tout nus », ou bien proposant les chauds services de femmes mariées (ça doit ajouter du piment), bref, des trucs tendancieux, imposés. Le prix de l’illégalité sur le net a au minimum une petite vertu, et c’est peut-être ce que le Président, par son instruction à charge, voulait souligner.

Depuis la loi Hadopi, le nombre d’utilisateurs d’e-mule a baissé, mais le principe du pair à pair reste mal connu, et Robert n’est pas le premier à chuter à cause de la pornographie et son cortège de perversions dont certaines tombent sous le coup de la loi. Chaque résultat de recherche sur e-mule est accompagné des identifiants des sources, il n’y a donc aucun anonymat possible.

 

Relaxé

 

Ce n’était pas le souci de Robert : ses recherches restaient soft, du moins légales. Désormais l’informatique chez lui ne sert plus que pour la comptabilité de son épouse. Pour les autres comptes il faudra s’arranger autrement.

Il n’avait aucune intention illégale et criminelle : il est relaxé.

Florence Saint-Arroman

SAÔNE-ET-LOIRE : Un chasseur de 60 ans tué dans un accident de chasse

Le drame a eu lieu ce samedi à Saint-Léger-sous-Beuvray.

MÂCON : Deux policiers se jettent dans la Saône pour sauver une femme de la noyade

POLICIERS MACON SAUVETAGE SAONE - 1.jpg
Incroyable façon de terminer l'année pour ces deux policiers de Mâcon, Olivier et Virginie...

MÂCON : Des coups de rouleau à pâtisserie sur sa femme, jusqu'à le casser...

VIOLENCES CONJUGALES MACON OCT2019.gif
Accusé par son épouse de faits de violence, avec incapacité supérieure à huit jours, survenus à Mâcon le 13 octobre dernier, un Mâconnais de 33 ans était présenté mercredi après-midi au tribunal en comparution immédiate. Récit.

MÂCON : Deux quartiers privés de chauffage en raison de fuites sur le réseau de chauffage urbain

Fuite_chauffage_urbain_221220190001.jpg
Actualisé à 20h40 : La réaction de Gérard Colon, 2ème adjoint au maire de Mâcon, en charge de la modernisation du chauffage urbain

MÂCON : Embardées dangereuses, insultes racistes, menaces de mort et exhibition sexuelle…

TGI_MACON.jpg
Avec ça, T.G. a fini en prison le 2 novembre dernier. Les faits ont été commis le 1er novembre à Mâcon, après minuit, sur le quai Lamartine, dans un bar et au commissariat.

PERONNE : Elle quitte Intermarché en courant, par la sortie sans achat, chargée de 3 400€ de marchandise

TGI_MACON.jpg
Interpellée le 24 novembre suite à avis de recherche, une Roumaine de 32 ans, mariée, deux enfants, comparaissait ce lundi devant le tribunal correctionnel de Mâcon pour vol en réunion commis le 19 septembre à Péronne.

MÂCON : Coups, crachats et injures à l'encontre d'agents SNCF

Mardi soir, vers 21 h, les policiers sont intervenus à la gare de Mâcon Ville. ACTUALISÉ avec le verdict du tribunal.

MÂCON : Au volant sans permis, shooté de la veille, dans une voiture qui ne lui appartenait pas

TGI_MACON.jpg
Un homme de 43 ans, qui se rendait mercredi matin à son stage chez un viticulteur, a été contrôlé par la police. L'affaire a été réglée au tribunal ce jeudi dans le cadre d'une comparution immédiate. Récit.

MÂCON : Un train a percuté une personne, la ligne TER Paris-Marseille fermée dans les 2 sens

TRAIN SANCE 9OCT.jpg
Actualisé à 12:31 - La thèse de l'homicide a été envisagée.

MÂCON : Deux mineurs revendaient des iPhone XS achetés "une bouchée de pain" sur internet

Deux affaires de vente de produits contrefaits ont été mises à jour en deux jours par les policiers de la brigade anti-criminalité de Mâcon. La seconde a concerné un individu majeur revendant des contrefaçons de chaussures et de sacs de marque.