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Ce jeudi soir, la toute première avant-première avait lieu pour le premier film de Ludovic Bernard, l'Ascension, en présence des deux rôles principaux du film, Ahmed Sylla et Alice Belaïdi. Les deux jeunes acteurs étaient très impatients de venir rencontrer leur premier public, mâconnais.

« Pour toi, je pourrais gravir l’Everest !» Samy aurait mieux fait de se taire ce jour-là... D’autant que Nadia ne croit pas beaucoup à ses belles paroles. Et pourtant… Par amour pour elle, Samy quitte sa cité HLM et part gravir les mythiques 8848 mètres qui font de l’Everest le Toit du monde. Un départ qui fait vibrer ses copains, puis tout le 9-3 et c’est bientôt la France entière qui suit avec émotion les exploits de ce jeune mec ordinaire mais amoureux. A la clé, un message d’espoir : à chacun d’inventer son avenir, puisque tout est possible.

L'Ascension est le premier long métrage de Ludovic Bernard, qui a auparavant été premier assistant réalisateur de Mathieu Kassovitz, Guillaume Canet, et surtout Luc Besson. C'est ce dernier qui l'a présenté à la productrice Laurence Lascary en lui parlant du scénario du film.

Le film de Ludovic Bernard est l’adaptation libre du livre "Un tocard sur un toit" écrit par le journaliste Nadir Dendoune. Cet originaire de Saint-Denis avait gravi l’Everest en 1998, alors qu’il n’avait aucune expérience en la matière, faisant de lui le premier Franco-Algérien à atteindre le sommet.

L'Ascension se déroule aussi à la Courneuve au nord de Paris. Dans le scénario initial, le personnage de Samy était un peu plus connoté banlieue mais au fur et à mesure du tournage au Népal, Ludovic Bernard s'est rendu compte que cela n'était pas utile. "Dans les dialogues, nous avons par exemple supprimé des expressions, des gros mots, non pas par volonté d’adoucir les choses mais tout simplement parce que l’histoire de L’Ascension raconte autre chose que celle d’un mec des quartiers… Samy est d’abord amoureux. Peu importe sa condition sociale, l’endroit d’où il vient, il a la capacité de se dépasser. La véritable histoire du film est là…", précise Ahmed Sylla.

Certains membres de l'équipe de tournage sont montés au Népal à plus de 6 000 mètres d'altitude dans un glacier pour réaliser les images des passages d’échelles au-dessus des crevasses… L'Ascension est par ailleurs le premier film de fiction à avoir été tourné au camp de base de l'Everest qui se trouve à 5 364 mètres d'altitude.
Ludovic Bernard et son équipe se sont également rendus à Chamonix notamment parce qu'il n'y avait pas assez de neige au Népal. "Nous avons tourné autour de l’aiguille du Goûter, un endroit qui ressemble beaucoup au sommet de l’Everest. C’est là que nous avons amené le totem et recréé les camps intermédiaires par où passent les alpinistes du film. Paradoxalement, ça a été plus difficile à Chamonix qu’au Népal car nous étions vraiment dans la neige jusqu’à la taille, ce qui n’est pas très commode pour travailler !", explique-t-il.

Paradoxalement, le tournage à Chamonix a été plus éprouvant que celui au Népal comme s'en souvient Ahmed Sylla : "Quand nous avons tourné à Chamonix, c’était après le Népal et c’était bizarrement beaucoup plus difficile car là il y avait énormément de neige. Au camp de base du Népal, les conditions de vie n’étaient pas simples : aucun moyen de se laver pendant 6 jours, des heures de marche quotidiennes mais aussi la possibilité de se reposer. Dans les Alpes, c’était plus rude : nous avons tourné jusqu’à moins 30° en pleine nuit, avec du givre sur nos combinaisons. Je tiens à saluer le travail des professionnels qui nous ont encadrés : il y a des moments à Chamonix où j’ai vraiment eu peur et leur présence était très rassurante…" Le comédien a également confié qu'il a perdu sept kilos durant le tournage.

Chloé Marouby

 

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