Tribune d'Émile Blondet
 
Je ne pratique pas la caricature et je ne dénigrerai jamais le passé. Je sais reconnaître qu'en 25 ans de mandat, M. Courtois a su faire de bonnes choses pour notre ville. Il aura marqué son époque.
 
Cependant, après avoir refusé le débat, un nouveau cap a été franchi hier soir. Plutôt que de présenter son projet pour Mâcon, il n'a été question, lors de la dernière réunion du maire sortant, que d'attaques personnelles et d’attiser les peurs.
 
Mâcon n'est pas que la ville du vin blanc et de la Saône. C'est aussi la ville de Lamartine. Et Lamartine disait : “La vérité, c'est mon pays”.
 
Mentir aux Mâconnais et colporter des fake news, en faisant croire que je serais à la tête d'une coalition d'extrême gauche ou que je serais soutenu par la France insoumise, ce n'est pas être à la hauteur des valeurs profondément humanistes de notre ville.
 
Chez Mâcon demain, tout est transparent, rien n'est caché : le rassemblement s'opère autour de notre projet. Un projet crédible, ambitieux et chiffré pour Mâcon, que nous avons défendu pendant des mois. Ce rassemblement s'opère aussi autour des valeurs républicaines, qui sont des valeurs d'ouverture et de tolérance.
Par contre, je suis inquiet quant au respect de ces valeurs fondamentales lorsque j'entends la première adjointe de M. Courtois faire un appel très clair à l'extrême droite en demandant de cesser “la division” pour nous faire barrage.
 
La crainte de perdre sa place n'excuse pas toutes les compromissions.
 
Aujourd'hui, plutôt que de dénigrer ses adversaires et d’agiter des fantasmes, il devrait être question de débattre de nos visions respectives pour l'avenir de notre ville. La caricature peut faire du bruit ; elle ne fait pas une politique municipale.
 
Je regrette profondément pour la qualité de notre débat démocratique qu'il en soit ainsi.
 
 
Émile Blondet, tête de liste Mâcon Demain