Située au port de Fleurville, La Distylerie mettait à l’honneur Antoine de Saint-Exupéry les 11 et 12 septembre, à l’occasion des 80 ans de la première publication du Petit Prince en France, et parce que le lieu est bien connu des lecteurs et poètes dans l’âme. Une programmation complète était proposée au public.

C’est dans la quiétude du bord de Saône, le long de la voie bleue, au manoir peu à peu devenu tiers-lieu, que se déroulait le festival.

La grande cour accueillait les ateliers pour enfants et la bâtisse, conférences et pièces de théâtre.

Dès son arrivée, un fascinant décor plaçait le visiteur dans l’ambiance d’époque, le tout illustré d’évocations littéraires. C’est en effet par un épisode ensoleillé que les amis écrivains Saint-Exupéry et Werth firent halte ici, autour d’un déjeuner familial et amical. Ce fut un instant de bonheur, un regard poétique porté sur la vie. Ce moment précieux est relaté par Antoine de Saint-Exupéry dans le roman Lettre à un otage, tout comme par Léon Werth dans son récit Saint-Exupéry, tel que je l’ai connu.

Le temps de ce week-end est principalement mise en lumière l’oeuvre humaniste et universelle Le Petit Prince, l’un des livres jusqu’ici les plus traduits au monde !

Outre les ateliers créatifs proposés ces deux jours, des invités et des spécialistes de Saint-Exupéry sont venus décrire le parcours et l’oeuvre de l’écrivain, à la rencontre de sa pensée avant gardiste.

Vendredi soir, Léon Dubois, artiste et photographe, a ainsi animé la conférence illustrée « À la recherche du Petit Prince ». À partir de son propre voyage sur les traces de l’auteur, traces historisées, le public s’est plongé dans l’époque de l’aéropostale et dans les grandioses débuts de l’aviation.

Samedi, la compagnie Chemin des Sens emmenait l’auditoire cheminer entre littérature, histoire, arts et spectacle vivants. La pièce Vols au-dessus du volcan retraçait la correspondance amoureuse entre l'auteur et son épouse et inspiratrice Consuelo. L’autre pièce Une amitié sans clap de fin mettait en scène l’amitié entre le cinéaste Jean Renoir et l’écrivain, qui se rencontrèrent à l’aube de la seconde guerre mondiale...

En soirée, le duo Odette et Raoul Boulard a prôné la joie et l’amour, dans le style musical rétro-country-pop francophone. Leur mission musicale : « sauver la planète en répandant les ondes de l'amour universel ! »

 

Ce Festival St-Ex se voulait populaire, familial et accessible à tous. Spectacles et conférences étaient gratuits.

Organisé en collaboration avec l’association Sous les étoiles – espace Saint-Exupéry, la manifestation s’adressait aux familles, aux lecteurs et aux poètes, et à quiconque se sent porté par les valeurs humanistes chères à Saint-Exupéry : la curiosité, l’amitié et la fraternité.

Ateliers cyanotypes, concours de dessin, formulation de vœux étoilés, toutes ces propositions à vivre à la Dystilerie formaient autant d’encouragements à imaginer la planète et le monde de demain.

Le Festival Saint-Ex a vocation à perdurer, à un rythme biennal. D’ici 2028, l’association accueille et met en œuvre les propositions animées par ces mêmes valeurs.

 

Marthe Michel

 

Silvia Steidle, gérante de La Distylerie, et le livre Lettre à un otage