Marinette Reboulet, par un communiqué transmis à macon-infos, souhaite dire la vérité sur la mort de sa soeur survenue le 4 octobre 2025, « pour que cela ne se reproduise plus » termine-t'elle.   

 

Communiqué

Au nom de Madame REBOULET, sœur de la victime

Je m’exprime aujourd’hui au nom de ma sœur décédée le 4 octobre 2025, afin de dénoncer des faits d’une extrême gravité survenus alors qu’elle résidait depuis 3 ans dans un EHPAD situé à Flacé.

Ma sœur devait y être protégée. Elle ne l’a pas été.

Selon les informations communiquées à la famille, elle a été battue par un résident qui souffre d’une autre pathologie (problèmes psychiatriques) dans l’enceinte de l'EHPAD et qui n’avait rien à faire dans l’unité Alzheimer.

Nous ne savons pas combien de temps elle est restée dans cet état avec ses blessures dans sa chambre sachant que la direction de l’établissement se contredit et cache des éléments. 

Lorsque l’établissement a finalement alerté la famille, il a été question d’une simple chute.

En réalité, cette version s’est révélée gravement incomplète au regard des constatations médicales effectuées lors de son admission à l’hôpital.

Les équipes hospitalières ont relevé de multiples lésions graves, incompatibles avec une chute accidentelle lors de son opération de la hanche le 16 septembre 2025 :

  • de nombreuses ecchymoses sur le corps,
  • une fracture de la hanche,
  • une clavicule gravement endommagée,
  • ainsi que d’autres atteintes corporelles particulièrement préoccupantes.

Face à ces blessures, l’hôpital s’est interrogé sur l’origine réelle des faits. Mais ils n’ont pas fait de rapport officiel constatant les blessures. Elle est ensuite retournée à l’Ehpad après son opération pour être hospitalisée de nouveau quelques jours après.

Nous avons appris plus tard qu’elle a été battue par un résident de l'EHPAD. Cette information n’a pas été transmise immédiatement à la famille, et la direction de l'EHPAD maintenait la version d’un accident isolé alors qu’une autre résidente de l'EHPAD a été blessée le même jour que ma sœur.

Effectivement, ce patient a été jugé dangereux pour le reste des résidents et après la mort de ma sœur il a été isolé dans sa chambre. 

Malgré la gravité des lésions constatées et le délai de prise en charge, aucune réponse claire ni suite immédiate n’a été apportée à la famille concernant les circonstances exactes des faits et les responsabilités engagées. 

Elle souffrait d’une maladie d’Alzheimer mais n’avais aucun autre problème de santé qui aurait pu l’amener à décéder.

Elle est décédée le 4 octobre 2025, des suites de ses blessures, sans que toute la lumière n’ait été faite. 

À travers ce communiqué, je souhaite dénoncer :

  • le défaut de protection d’une personne vulnérable,
  • le manque de transparence envers la famille,
  • et le silence institutionnel qui entoure encore trop souvent les violences et négligences en EHPAD.

Les personnes âgées ont droit à la sécurité, à la dignité et à une prise en charge immédiate lorsqu’elles sont en danger.

L’attente, le silence et la minimisation constituent une violence supplémentaire.

Ce communiqué est un acte de vérité et de dénonciation.

Pour que cela ne se reproduise plus

Mme REBOULET