
Organisée par le Secrétariat général commun départemental (SGCD), la Journée Handicap ATE 2026 a réuni partenaires, associations et services de l'État, ce jeudi 4 juin dans la salle Matisco à Mâcon.
La salle Matisco, à Mâcon, a accueilli ce jeudi la Journée Handicap ATE 2026. Portée par le Secrétariat général commun départemental (SGCD), qui assure des missions mutualisées pour la préfecture et les trois directions départementales interministérielles (DDI) de Saône-et-Loire, cette initiative avait pour ambition de sensibiliser aux réalités du handicap dans le monde professionnel et de promouvoir une culture toujours plus inclusive.
À l'origine de l'événement, le SGCD a souhaité réunir l'ensemble des services de l'Administration territoriale de l'État autour d'une même démarche de sensibilisation. Aux côtés de la préfecture et des trois DDI, le secrétariat général commun départemental poursuit ainsi son engagement en faveur de l'inclusion et de l'égalité des chances dans le monde du travail, en proposant régulièrement des actions destinées à faire évoluer les regards et à mieux faire connaître les réalités du handicap.
La matinée s'est ouverte en présence de Salwa Phillibert, sous-préfète et directrice de cabinet du préfet de Saône-et-Loire, de Sophie Degrolard, déléguée à l'appui au pilotage à la DDPP et correspondante handicap des DDI, et de Sylvie Mauguin, référente qualité de vie au travail.
Un enjeu de société
Dans son discours d'ouverture, Salwa Phillibert a rappelé que le handicap demeurait encore aujourd'hui confronté à de nombreux préjugés : "Le regard que nous portons sur le handicap est un révélateur du degré d'humanité de notre société. Malgré les avancées réalisées, certaines personnes continuent d'être victimes de stigmatisation, d'exclusion ou de discriminations. Nous devons poursuivre ce travail collectif pour faire évoluer les mentalités."
La sous-préfète a également souligné que près de 80 % des handicaps étaient invisibles : "Le handicap ne se résume pas à un fauteuil roulant. Il peut être psychique, cognitif, sensoriel ou résulter d'une maladie invalidante. Une personne sur deux sera concernée au cours de sa vie. Cette question nous concerne donc tous."
Revenant sur les avancées apportées par la loi du 11 février 2005, elle a rappelé l'importance des politiques publiques menées en faveur de l'inclusion et de l'accès à l'emploi. Elle a notamment souligné que l'Administration territoriale de l'État affichait aujourd'hui un taux de 9,44 % de personnels en situation de handicap.
Une journée portée par le SGCD
À l'origine de cette initiative, Sophie Degrolard a rappelé la volonté du SGCD, de la préfecture et des trois DDI de poursuivre les actions de sensibilisation auprès des personnels. "Cette journée est le fruit d'un travail collectif mené par le SGCD, la préfecture et les trois DDI. Notre objectif était de proposer des temps d'échange concrets permettant de mieux comprendre les réalités du handicap et de favoriser une culture de l'inclusion au sein de nos services", a-t-elle expliqué.
"Le handicap ne doit jamais être un frein à l'emploi ou à l'épanouissement professionnel. L'inclusion est l'affaire de tous et chacun peut contribuer à rendre son environnement de travail plus accessible et plus bienveillant", a-t-elle ajouté.
Le théâtre pour faire tomber les préjugés
Premier temps fort de la matinée, l'intervention de la compagnie Théâtre à la Carte a immédiatement suscité l'intérêt des participants. À travers plusieurs saynètes interactives, Olivier Girard et Charlotte Herbeau ont abordé avec humour et réalisme les représentations liées au handicap dans le monde professionnel. Recrutement, handicap invisible, maladresses du quotidien, comportements involontairement discriminants ou encore idées reçues ont nourri les échanges avec la salle.
Des partenaires engagés au quotidien
La matinée s'est poursuivie avec plusieurs temps d'échanges consacrés aux acteurs du handicap. Les participants ont ainsi pu découvrir ou redécouvrir les missions de l'APF France Handicap, de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) de Saône-et-Loire, de l'association Valentin Haüy, engagée auprès des personnes déficientes visuelles, ainsi que celles du Fonds pour l'insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP).
Fabrice Geurts, directeur territorial handicap du FIPHFP en Bourgogne-Franche-Comté, est revenu sur les nombreuses aides mobilisables pour favoriser le recrutement, l'accompagnement et le maintien dans l'emploi des personnes en situation de handicap au sein de la fonction publique.
Des ateliers immersifs pour se mettre à la place de l'autre
L'après-midi était consacré à une série d'ateliers pratiques organisés par petits groupes. Avec l'APF France Handicap, un atelier "Comme sur des roulettes", a été mis en place : un parcours en fauteuil roulant permettant de mesurer les difficultés rencontrées dans certains déplacements du quotidien. L'association proposait également l'atelier "Mais kess' tu dis ?", en lien avec les troubles de l'élocution et de la communication.
L'entreprise Ottobock, spécialisée dans les solutions orthopédiques et prothétiques, a présenté différentes prothèses et permis aux participants de mieux comprendre les contraintes rencontrées par les personnes amputées mais aussi les progrès technologiques réalisés ces dernières années.
Par ailleurs, une expérience de réalité virtuelle était proposée par Théâtre à la Carte. L'occasion alors de plonger dans différentes situations reproduisant certaines formes de handicap.
Sport et inclusion
La sensibilisation passait également par le sport. Encadrées par l'Inter Mâconnais Club'Sarbacane, plusieurs activités étaient proposées tout au long de l'après-midi : boccia (pétanque adaptée), sarbacane et tir laser. Des disciplines accessibles à tous qui ont démontré que le sport constitue lui aussi un formidable outil d'inclusion, de partage et de dépassement de soi.
Parallèlement, la MDPH de Saône-et-Loire tenait un stand d'information afin de répondre aux questions relatives à la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH), aux démarches administratives et aux différents dispositifs d'accompagnement.
Yvan Peinaud






