
Ce vendredi matin, entre 9 h 30 et 10 h 30, l'école du Grand Four et ses 171 élèves (maternelle et élémentaire) se sont prêtés au jeu du "record de l'heure", en soutien à l'association ELA (Association européenne contre les leucodystrophies).
Ce fut une matinée pour le moins sportive du côté de l'école du Grand Four. "Mets tes baskets et bats la maladie" était le mot d'ordre du jour. Au sein de la cour de récréation, Isabelle Hamonic, directrice de l'établissement, a réuni l'ensemble des élèves des cinq classes élémentaires, auxquelles s'ajoutent deux dispositifs spécifiques : une ULIS (Unité localisée pour l'inclusion scolaire) et un dispositif EHPI (élèves à haut potentiel intellectuel). L'établissement compte également deux classes maternelles, soit sept classes au total.
Après quoi, Cindy André-Croesi, professeure au sein de l'école, a pris la parole afin d'introduire "le record de l'heure" de manière pédagogique, autour d'un échauffement indispensable. "À quoi sert un échauffement ?", a-t-elle lancé. Ce à quoi un élève a répondu : "Ne pas se casser la cheville." "Échauffer les muscles", a-t-on pu entendre. Ou encore : "Avoir une idée du parcours." Perspicace. Des "grands" de l'école ont ensuite proposé des mouvements à réaliser pour faire monter la température.
Le sport, un formidable vecteur de rassemblement
Puis, Cindy André-Croesi a tenu à rappeler l'importance du sport à l'école et sa portée éducative : "L'échauffement est collectif et concerne tous les enfants. C'est un moment fédérateur qui permet de rappeler une notion essentielle du sport : le collectif. L'objectif est de vivre des choses ensemble et de renforcer l'unité du groupe."
Les petites pousses ont ensuite effectué un tour d'échauffement dans la bonne humeur avant qu'Isabelle Hamonic ne donne le top départ de l'heure de course à pied à réaliser par équipes, en relais. En effet, à l'occasion de cette troisième édition du "record de l'heure", les enfants étaient répartis en groupes de six ou sept élèves. Le défi consistait à courir le plus grand nombre de tours possible de l'école sous la forme d'un relais par équipe.
Petits et grands tous ensemble pour la bonne cause
Un moment de partage, joyeux et enjoué malgré le temps gris de ce vendredi matin. De plus, les enseignants, enseignantes, AESH (accompagnants des élèves en situation de handicap), ATSEM (agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles) et des parents d'élèves, ont également pris part à la course, offrant de jolies scènes de complicité entre les enfants et les adultes. Un ravitaillement de pommes était même prévu.
À l'approche de la fin de l'heure de course, les deux classes maternelles ont rejoint leurs camarades sur le béton de la cour de l'école du Grand Four. Marie-Cécile Beloeil-Bappel, et Cindy André-Croesi, toutes deux professeures à l'école, sont à l'origine de cet événement, né il y a environ trois ans. Cindy déclare notamment que "c'est un événement qui fédère autour du sport" et "qu'il y a des élèves très bons dans ce domaine".
Par ailleurs, ce jeudi, l'école a distribué des carnets de parrainage de l'association ELA aux parents des élèves afin de les sensibiliser à cette cause et de les inviter à soutenir financièrement la lutte contre les leucodystrophies. Créée en 1992, ELA accompagne les familles touchées par ces maladies génétiques rares qui affectent le système nerveux et finance la recherche médicale. Depuis 1994, l'opération "Mets tes baskets et bats la maladie" mobilise les établissements scolaires autour d'un défi sportif et solidaire, destiné à sensibiliser les jeunes à la maladie et à encourager la solidarité envers les enfants touchés.
Les familles pourront effectuer des dons, dans le cadre de l'opération, jusqu'à la fin des vacances scolaires de la Toussaint. "En général, cela permet de récolter aux alentours de 600 euros", précise Isabelle Hamonic.
Résultat final : environ 1 312 tours réalisés, soit un total de 656 kilomètres parcourus pour l'école du Grand Four. À la fin de ce "record de l'heure", les enfants ont partagé un goûter bien mérité sous le préau de l'école.
Yvan Peinaud
































