Ce samedi 24 octobre, plusieurs dizaines de manifestants se sont rassemblés dès 13 heures place de la Barre, tout comme samedi dernier.

 

À 13h20, la police a rappelé aux quelques personnes présentes qu'un arrêté préfectoral a été publié vendredi soir, interdisant toute manifestation en centre-ville.

Le rassemblement réunissait de jeunes étudiants, professionnels, peu de Gilets jaunes et surtout des citoyens de tous âges venus librement porter des revendications sociales, économiques et politiques.

Bernard est venu revendiquer la liberté de pensée et le pouvoir d'achat. Il trouve intolérable que l'on bafoue les droits de se déplacer et de s'exprimer. Sur ses deux pancartes, il rappelle le droit d'expression collective de la constitution.

Fonctionnaire, Florence dénonce l'augmentation des prix, le gel du point d'indice, elle était là en soutien aux jeunes.

Émilie, sans emploi, pointe du doigt la hausse du prix du carburant et dit soutenir aussi les lycéens.

Quant à Patricia, retraitée, elle s'indigne que « l'on monte d'un cran de plus dans le fascisme avec l'interdiction de manifester et d'empêcher les gens de parler. Toute cette violence profite au R N. »

Aglaé est venue en soutient aux jeunes, pour défendre le système social, le recul des libertés en France et pour l'avenir de son fils, étudiant de 22 ans.

Mathis, 20 ans, étudiant en architecture à Clermont-Ferrand est en vacances. Il a tenu à être présent en soutien aux lycéens et étudiants.

Candice, 20 ans, mâconnaise, assistante véto, dit être là pour les mêmes valeurs : la lutte contre la précarité et l'interdiction de manifester.

Lisa, 22 ans, sort d'étude de commerce, elle rejoint la convergence de luttes et ajoute celle du racisme.

Des membres de l'Observatoire des Libertés étaient également présents place de la Barre.

Cette instance est portée par les avocats partout en France et par la Ligue des Droits de l'Homme.

L'Observatoire des Libertés de Saône-et-Loire existe depuis bientôt deux ans. Ses membres sont formés à l'observation des pratiques policières.

« On est là, en toute neutralité, pour vérifier si les pratiques de la police envers les citoyens sont respectées. Il existe une plateforme nationale pour déclarer des violences », nous a expliqué l'une des membres de l'Observatoire.

 

Maryse Amélineau

 

 

Photos © Maryse Amélineau