dimanche 21 avril 2019

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Pour la Journée internationale des droits de la femme, le musée des Ursulines a mis sous les projecteurs quelques « Femmes d'exception ».

Sous la houlette d'Emilie Decombe, les visiteurs sont allés à la rencontre de cinq figures emblématiques féminines qui ont inspiré peintres, sculpteurs, poètes, ou qui, elles-mêmes artistes accomplies, ont marqué de leur empreinte l'art et l'histoire.

 

Pleins feux sur Elisa (aussi appelée Marianne) de Lamartine, née Mary-Ann Elisa Birch, muse et épouse de l'illustre Mâconnais. Femme aux talents multiples restée volontairement dans l'ombre du grand homme qu'elle n'a jamais cessé de soutenir, ses peintures et sculptures témoignent d'une sensibilité et d'une grande maîtrise dans la pratique de son art. Le musée possède deux sculptures réalisées par Elisa. Ces œuvres, représentant les allégories de la Saône, étaient destinées à être reproduites grandeur nature pour orner le pont de Saint-Laurent. Le projet n'a pu aboutir.

 

Autres temps, autres artistes mises en lumière : Marcelle Cahn (1895-1981) et Johé Gormand (1905-1963), deux plasticiennes au parcours artistique totalement différent. La première reflète l'évolution de la peinture du XXe siècle : expressionnisme, cubisme, purisme, constructivisme. « La Femme à la raquette » (1927), exposée au musée, « montre une toile encore figurative, sobre et linéaire, où la raquette apparaît comme une passerelle vers le constructivisme. »

Personnalité attachante, Johé Gormand, originaire de Toury, près de Cortambert, a suivi sa propre voie. Grâce à la bienveillance et à l'aide de ses amis, dont le sculpteur mâconnais Maxime Descombin et le conservateur du musée Emile Magnien qui avaient décelé en elle un véritable don artistique, elle a pu poursuivre ses activités créatrices. Elle travaillait exclusivement avec des matériaux de récupération (chiffons, draps usés, fil de fer rouillé laissé dans les vignes, restes de béton armé…). Elle portait un idéal de solidarité, d'égalité entre les peuples, de paix, autant d'aspirations qu'elle exprimait dans ses peintures et sculptures qualifiées d'art brut par les critiques.

 

A travers les collections du musée, les visiteurs ont également (re)découvert des personnages mythiques, modèles exemplaires qui nourrissent la mémoire collective judéo-chrétienne, telles la vertueuse Suzanne (« Suzanne et les vieillards », huile sur bois, école flamande) ou l'héroïque Judith (« Judith et Holopherne », huile sur toile de Corrado Giaquinto, XVIIe siècle).

Ainsi, par ses propositions et ses actions, le musée rend un bel hommage aux « femmes d'exception ».

R. A.

 

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