lundi 16 septembre 2019
  • FANTASTIC 2019 PICNIC CHATEAU GREFFIERE - 1.jpg
  • Pub_CSI_Mâcon_infos_270x410px.jpg
  • EMAP_2019_270x410.jpg
  • GRAND DEBALLAGE MACON 2019-1.jpg

Articles

 

Dans un contexte général délétère, la quasi-totalité des organisations nationales a appelé à un sursaut citoyen en manifestant partout en France leurs indignations face à la montée de l’antisémitisme et plus généralement de celle de tous les rejets de l’autre.

Les organisations politiques locales ont appelé nos concitoyens à se joindre à une protestation publique au pied de la statue d’Alphonse de Lamartine. Cet appel a été largement relayé par de nombreuses associations locales ou départementales. « Ça suffit ! Appel à l’union contre l’antisémitisme », rendez vous sur l’esplanade Lamartine, 19 février 19 heures.

Première divergence : Le maire de Macon communique le mardi 19 février en début de matinée, qu’il « se joindra au RdV à ... 18 h 45 ! L’unité partout en France, mais à Mâcon ?

Après avoir fait son discours, mécontent d’autres déclarations, le Maire quitte brutalement le rassemblement en indiquant que « celui-ci est clos ». De quel droit ?

Il s’en va alors vers une rencontre « sécurisée », accompagné de son aréopage pour rejoindre la médiathèque où avait lieu l’acte 1 des rencontres honorant le 150e anniversaire du décès de Alphonse de Lamartine. Les organisateurs de cette manifestation, par solidarité et respect du regroupement, avaient indiqué qu’ils en retardaient l’ouverture pour respecter l’appel à l’Union de 19 heures.

Pauvre Lamartine. A tes pieds, étaler au grand jour des divergences, ou encore sonner la fin du rassemblement en cours, organisé au nom de valeurs républicaines, au nom de quoi ? C’est indigne. Tu méritais mieux. Tu aurais apprécié le silence.

Oh ! Alphonse, oublie ce moment et chasse de ta mémoire les actes perturbateurs. Sépare le comportement de la grande majorité des 300 concitoyens présents de ceux d’une minorité qui n’honore pas la République que tu as contribué à construire. La lutte contre l’antisémitisme et le refus de l’autre continuent.

 

Pierre Terrier,

Citoyen, ancien conseiller municipal