lundi 27 mai 2019

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Le Cinémarivaux a accueilli ce vendredi, Yvan Caldérac, en tournée pour la promotion de son film joué notamment par Benoît Poelvoorde et Valérie Bonneton. Il nous a accordé un entretien. 

 

Votre film est autobiographique ?

Y C : En partie oui. J'ai beaucoup brodé autour mais il reste des données autobiographiques. Mes parents m'ont effectivement teint les cheveux en blond. Je me suis aussi inspiré de situations que je vois. C'était surtout que je trouvais cette histoire intéressante à raconter. Celle du gamin dont on teint les cheveux, cette famille  improbable, ce voyage en Italie en caravane.

 

C'est rempli de symboles

Y C : C'est vrai, c'est une comédie, mais avec un vrai fond sur l'éducation, le choc social. Émile a du mal à assumer ses parents comme beaucoup d'ados. Eux ne l'acceptent pas comme il est, c'est donc circulaire. Il rêve d'un autre milieu mais il va se rendre compte que ce n'est pas forcément mieux et que, malgré tout dans cette famille, il y a aussi plein de bonnes choses. C'est Pauline qui va lui ouvrir les yeux. Pour lui, c'est une révélation. Avec ce voyage initiatique, il va comprendre plein de choses et quelque part se réconcilier. C'est un film qui a une dimension initiatique et dans lequel on peut se reconnaître. Cette famille est complètement « barrée ».

 

Mais ils s'acceptent comme ils sont finalement

Y C : Oui. En même temps tout est mélangé. D'un côté, on fait du bio, d'un autre on lui met de la chimie sur la tête. Les parents du garçon ne sont pas à une contradiction près. Ils sont maladroits et touchants. La plupart des gens dans les salles me disent : « On se reconnaît ».

 

Ses parents sont quand même bienveillants

Y C : Bienveillants et durs à la fois. Il y a une ambivalence permanente.

 

Dans l'écriture du scénario, par rapport à votre livre, qu'avez-vous gardé et changé ?

Y C : En effet, c'est un livre à la base, qui a eu beaucoup de succès, environ 140 000 exemplaires ont été vendus. Quand j'ai écrit le livre, j'avais déjà l'idée de faire un film. Il y a vraiment une dimension cinématographique dans ce voyage, et j'avais envie de donner chair à ces personnages.

 

Comment s'est fait le casting ?

Y C : C'était mon casting idéal et on ne l'a pas toujours quand on fait un film ! Benoît Poelvoorde, à la lecture du livre et du scénario voulait tout de suite jouer Bernard Chamodot, et Valérie Bonneton rêvait elle aussi de jouer avec lui, donc les choses se sont faites très facilement.

 

Le titre du film vient d'une chanson ?

Y C : Oui, c'était une chanson de Serge Réggiani. Je trouvais ce titre intriguant. Il attise la curiosité. La chanson dit que le bonheur finalement est en nous et non à l'extérieur. C'est un peu le chemin que va faire Émile. Il va réaliser que cette famille qu'il rejetait n'est pas si mal.

 

Ce voyage, et surtout toutes les épreuves qu'il va rencontrer, vont l'aider à grandir

Y C : C'est exactement ça. Surtout qu'avec eux (les parents, ndlr), on ne sait jamais ce qui va se passer. Le père est totalement imprévisible. Toutes ces péripéties vont permettre à Émile de grandir et de se dépasser. À un moment, il va réussir à dire non à ses parents et là, il aura passé un cap.

 

Vous citez Mâcon plusieurs fois dans le film !

Y C : (Rires) Je pense qu'ici cela va plaire au public. D'ailleurs les images des vignobles ont été tournées tout près de Mâcon.

 

Venise n'est pas en Italie, un film touchant, tendre et drôle. Sortie le 29 mai.

 

Photo d'accueil : Yvan Caldérac

 

M.A.

 

 

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