lundi 6 avril 2020
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C'est une affaire inhabituelle qui a été jugée hier après-midi au tribunal de Grande Instance. En effet, l'agresseur et l’agressé étaient non seulement épouse et époux, mais l'époux agressé a aussi pris la défense de sa femme qui devait se présenter devant la justice pour violence aggravée.


Un coup de couteau dans la cage thoracique

18 décembre 2016, 14h45. La police reçoit un appel d'urgence, un jeune homme serait blessé et aurait besoin de soins de secours. Quand les SAMU, pompiers et policiers arrivent dans l'appartement indiqué, ils y trouvent un jeune homme allongé par terre dans la cuisine et une jeune femme dans tous ses états.

Après une courte examination du jeune homme, les forces de secours se rendent compte que celui-ci a reçu un coup de couteau sur le côté droit de la cage thoracique. Il est donc immédiatement transféré à l'hôpital. La blessure est relativement grave mais son état stable.

Résultat des courses : 15 jours d'incapacité totale au travail (ITT).

Retour à la scène de crime. En examinant l'appartement, les policiers remarquent un couteau de cuisine posé sur la table. Sa lame de 11cm est couverte de sang. On commence donc à s’interroger. Que s'est-il passé ? C'est après avoir recueilli les témoignages des deux époux que les choses se clarifient.

 

« J'ai pris la première chose que j'ai trouvé sur la table »...

Ce jeune couple vit ensemble depuis environ un an et demi. Elle est venue de Chine pour faire ses étude en France il y à quelques années et c'est à l'université que les deux se sont rencontrés. Ils décident alors d'ouvrir ensemble un restaurant en région mâconnaise. La situation pèse sur le couple en raison des difficultés financières et de la charge de travail importante. S'ajoute à cela une situation incertaine concernant le titre de séjour de la jeune femme dont la prolongation lui a été refusée peu avant l'incident. Le couple décide alors de se marier en toute vitesse pour régulariser sa situation. Différents problèmes s'accumulent et elle, plus capable de gérer son stress, explose.

En effet, les rapports judiciaires et psychiatriques dressent le portrait d'une jeune femme qui traversait à ce moment « un épisode dépressif » avec « un trouble sérieux de la personnalité » et « défaillance du contrôle fonctionnel ». Elle a « des crises de colère » et ne « maîtrise plus ses tensions internes ».

Le mari et les témoignages des voisins attestent des disputes à répétition où l'on criait beaucoup mais avec, jusqu'à là, « peu de violence » selon le jeune homme.

Ce 18 décembre, le couple déjeune ensemble quand une dispute éclate à propos des préparations du mariage qui doit avoir lieu dans quelques jours. La jeune fille déplore l'absence d'implication de ses beaux-parents dans l'organisation puisque rien n'est prêt. Elle n'a ni robe, ni alliance ce qui représente dans la culture chinoise une catastrophe car le mariage à la chinoise prévoit une fête somptueuse.

La tension monte et elle perd tout contrôle. « Elle a tout envoyé par terre et a commencé à me taper. Je pensais qu'elle me frappait avec une assiette » témoigne la victime. Ce n'est qu'après qu'il comprendra qu'il a reçu un coup de couteau.

Mais il prend sa défense : « Je ne crois pas qu'elle voulait me blesser. Je ne veux pas porter plainte, je souhaite rester à ses côtés ».


« Je n'ai plus de souvenirs exacts de ce qui s'est passé » explique la jeune femme au juge.

« A un moment donné j'étais très très énervée et je voulais faire sortir ma colère. Mais à aucun moment je ne voulais tuer mon mari ! J'ai pris la première chose que j'ai trouvée sur la table, je voulais juste le taper. » Ce ne serait qu'après avoir regardé ses mains qu'elle a réalisé qu'elle avait utilisé un couteau. Quand elle retourne le couteau, elle voit du sang qui coule sur la lame. Elle se rend alors compte de la gravité de son acte et appelle immédiatement les secours.

« Avez vous déjà pensé à voir un thérapeute avant ? » lui demande le juge. « Oui mais je ne savais pas vers qui me tourner. Et puis, avec la charge de travail au restaurant je ne savais pas quand prendre le temps ».

« Elle s'est énormément investie dans notre affaire » la défend son mari. « Tous les matins on était épuisé. Elle avait aussi la pression de la part de ses parents puisqu'elle a financé une grande partie de notre projet avec l'argent qui était destiné à ses études ».

 

En Chine, « la violence est culturelle »

Depuis l'incident, la jeune femme est sous traitement médicamenteux et voit régulièrement un psychiatre. Selon le rapport judiciaire, elle aurait « pris conscience de la gravité de ses actes »  

« J'ai compris que crier n'aide pas à régler les problèmes. Grâce aux médicaments je me sens beaucoup mieux ».

Au delà de ses problèmes psychologiques, il serait important de prendre en compte les différences culturelles entre la Chine et la France souligne son avocate. En Chine, « la violence est culturelle » explique-t-elle.

La jeune femme aurait grandi dans la violence de sa famille. Elle ne ferait que reproduire ce qu'elle a vécu avec ses parents. Depuis l'incident, elle aurait d'ailleurs fait des démarches pour mieux comprendre la culture française.

Cette volonté de prendre un nouveau départ, le tribunal l'a prise en compte. Le juge la condamne à un de prison avec sursis assorti de deux ans de mise à l'épreuve avec obligation de soins psychiatriques. 

 

Notons en passant que cette jeune femme risquait 7 ans de prison pour cet acte.

« Avez-vous l'impression que la page est tournée ? » demande le juge au mari.

« La page n'est pas tournée, mais disons que c'est une nouvelle page qui s'ouvre, avec les soins qui sont apportés à ma femme » répond-il.

« J'ai compris que malgré les problèmes matériels, le plus important est qu'on s'aime », déclare sa femme devant le juge.

D'ailleurs, cet incident ne les aura pas empêché de célébrer leur mariage 9 jours plus tard.

Delphine NOELKE

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