mardi 11 août 2020
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Mâconnais

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Un cas de violences conjugales a été jugé hier au tribunal de Mâcon, à l'occasion de la journée de la femme...

 


Un éleveur du Clunisois a dû se présenter à la barre pour violences contre son ex-conjointe et ses enfant mineurs ainsi que pour menace de mort.
Un dossier mitigé : la partie civile en a fait un exemple de « la réalité dans certains foyers français où règne la toute-puissance masculine », la défense a déploré « un dossier traité avec partialité ».

 

Insultes et menace de mort

Huit mois après leur séparation, l’accusé découvre que son ex-conjointe a pris 11 000€ sur leur compte joint toujours en place. Comme c'est son seul compte, il considère avoir été « volé » par son ex-conjointe et veut récupérer ce qui lui reviendrait. Il commence à la harceler avec des messages. Le langage est plutôt cru, on lit dans ces messages des expressions comme « grosse merde de voleuse » et il menace de faire usage de son fusil, prêt dans la voiture, si elle ne rend pas l'argent.
« Je n'ai jamais eu de fusil dans ma voiture, je voulais lui faire peur », se défend-il devant le tribunal.
Ensuite il se rend chez elle, tape contre sa porte, crie, la menace, bref, il est en colère. Selon son ex-conjointe, cette crise de colère ne serait que la dernière d'une longue série.

En effet, elle décrit devant le juge 18 ans de vie conjugale ayant été très marqués par la violence. Son propos est renforcé par le témoignage du fils ainé qui décrit son père comme quelqu'un de nerveux, qui n'aurait jamais hésité à le frapper et dont il aurait encore peur.

 

Parole contre parole

Le prévenu lui, nie ces périodes de violences. Les coups sur son ex-conjointe et ses deux fils deviennent dans son récit de petites claques. Pour la défense ce dossier a été « monté de toutes pièces », les enfants auraient été « manipulés » pour corroborer l'image du père violent. Difficile de savoir qui dit la vérité puisque ni certificat médical, ni photos ne peuvent prouver ces violences. Toutefois des proches de l'ex-conjointe affirment avoir vu la victime avec des hématomes sur les jambes et les bras.

Qui est donc la victime ? L'accusé lui, déplore d'avoir été « volé » par son ex-compagne, bien qu'il avoue que cela ne justifie pas son comportement colérique. « Mais vous n'êtes pas la victime dans ce dossier, vous avez qu'a porter plainte », lui rappelle le juge.

L'ex-conjointe, elle, décrit un homme jaloux, colérique et rabaissant. « J'ai été soumise. Si je ne l'ai pas quitté avant, c'est parce qu'il m'a toujours dit que je n'étais rien sans lui ».

La procureure, elle, ne croit en rien à la version de l'agriculteur. « Il n'a entamé aucune réflexion sur ses actes », déplore-t-elle. L'avocate de la partie civile elle aussi, aurait voulu voir « une remise en question » sur ses actes violents et humiliants envers la victime et rappelle le rôle des enfants qui étaient présents hier après-midi : « Son comportement jette un voile sombre sur le regard qu'ils portent sur leur père ».

« On ne peut pas se positionner victime partout pendant 18 ans », s’énerve l'avocate de l'accusé, « quand on prend le temps de lire l'intégralité des messages menaçants, on voit quand-même qu'elle répond – on n'est pas face à une personne qui a uniquement subi ! ».
A part le manque de preuves convaincantes, elle déplore les messages émis par son client, qui même si pas « malins » ne tomberaient pas dans le cadre de la juridiction pénale.

 

Huit mois de prison avec sursis pour le prévenu

La défense plaide la relaxe, la partie civile demande 11 000€ de dommages et intérêts, la procureure voudrait 12 mois de prison avec sursis.
Le tribunal tranche et condamne le prévenu à huit mois de prison assortis d'un sursis avec mise à l'épreuve comprenant une obligation de soins, d'une indemnisation des victimes et d'interdiction d'entrer en contact avec la mère de ses enfants.

Delphine Noelke

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