samedi 17 février 2018

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« On voyait des foules de gens qui se déplaçaient comme des vagues dans le chaos total. L'ambiance était apocalyptique », se souvient un an après ce Mâconnais, âgé de 54 ans, qui était dans la vieille ville de Nice le 14 juillet 2016. "Même ici, une peur irrationnelle persiste"...

Ils voulaient passer des vacances en famille paisibles. A Nice pour une semaine, cet habitant de Mâcon, qui a souhaité rester anonyme, décide le 14 juillet 2016, avec sa femme et son fils, de se rendre sur la Promenade des Anglais pour admirer le feu d'artifice depuis la plage. « Il y avait beaucoup de gens, tout le monde était dans la joie et la bonne humeur. Je me souviens encore qu'il faisait très chaud et qu'il pleuvait légèrement. »

Avant la fin du feu d'artifice, la famille cherche à s'éloigner de la foule en se dirigeant vers la place Masséna. Puis, à mi-chemin, un vent de panique se lève. « On n'avait plus vue sur la promenade mais on a vu d'un coup une foule monter vers nous. Les gens étaient des milliers et ils criaient "Poussez-vous ! Il y a un attentat !' »

Comme des « moutons apeurés », la famille suit le mouvement et se retrouve alors sur la place Masséna, hébétée. Le temps s'allonge, ce qui ne durait probablement que quelques dizaines de minutes leur semble durer des heures. « On ne savait pas ce qui se passait, mon fils cherchait des informations avec son téléphone », se souvient-il.

Et d'un coup, des milliers de personnes sortent de la vieille ville s'exclamant : « Ils tirent avec des Kalachnikovs depuis un camion ! », information qui se révélera fausse par la suite, mais qui déclenche, sur le coup, une panique sans nom : « Les gens se réfugiaient dans les bus qui ne pouvaient plus circuler, des voitures faisaient demi-tour au milieu de la foule. » Réfugiés dans une pizzeria, ils se retrouvent entassés avec d'autres dans la cuisine du restaurant, d'autres se cachent sous les tables. « On était là sans savoir quoi faire, tout le monde était sur son téléphone pour essayer de savoir ce qui se passait ». L'image qui lui reste présente aujourd'hui est celle d'une foule en panique, devenue incontrôlable.

Après un certain temps, ils décident de sortir pour se réfugier chez eux. « Nous étions complètement apeurés, on essayait tout simplement de ne pas se séparer. » A ce moment, ils pensent encore que des fous qui tirent avec des Kalachnikovs dans la foule circulent dans la ville. De temps à autre, ils croisent des personnes paniquées qui s'exclament « Attention, ils arrivent ! », puis tout le monde cherche à se mettre à l'abri dans les entrées d'immeubles. « On a peut-être mis 20 minutes pour rentrer à l'appartement, mais on eu l'impression que ça avait duré des heures », confie-t-il. Une fois chez eux, ils se barricadent et attendent le lendemain.

Ces quelques heures de sa vie ont laissé leurs traces, surtout chez son fils, alors âgé de 14 ans. « C'est difficile à décrire ce qu'on a vécu. Ça a laissé une marque chez nous et je n'imagine même pas ce que doivent ressentir les personnes qui étaient à ce moment sur la promenade. »

Ce 14 juillet, un an s'est écoulé depuis ce cauchemar, et ce père de famille avoue qu'il devra « se faire violence » pour se rendre au feu d'artifice, même si celui-ci aura cette année lieu dans une petite commune. « Mon fils ne veut pas y aller. En tant que parents, on essaie d'assumer, mais dès qu'on se retrouve dans la foule, une peur irrationnelle persiste. »

Photo d'accueil : Des policiers sur les lieux de l'attentat de Nice, dans la nuit du 14 au 15 juillet 2016. — LIONEL URMAN/SIPA

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