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Trouver de l'eau à l'aide de « baguettes » ? C'est possible ! Du moins si l'on croit Alain Camps, géobiologue à Prissé qui donne régulièrement des stages de sourcier.

Dans l'Antiquité, la baguette était utilisée comme moyen de divination pour interroger les dieux, puis, à paritr du Moyen Age, les hommes vont s'en servir pour des questions bien plus pratiques, par exemple pour trouver des sources d'eau. Technique hasardeuse ou moyen efficace pour déceler la présence d'eau dans le sol ? Ce samedi matin à Prissé, une poignée de curieux a voulu faire le test en se familiarisant avec l'art du sourcier.

 

Etre sourcier est à la portée de tout le monde

 

Et, effectivement, les participants ont bien trouvé une source grâce à l'aide des baguettes ! Seraient-ce donc des baguettes magiques ? Pas du tout. Pour Alain Camps, la pratique du sourcier n'a rien de sorcier. « C'est simple, tout le monde peut y arriver. Il faut juste arriver à lâcher prise au niveau mental et être sensible aux énergies autour de nous » explique-t-il. Lui-même affirme ressentir toutes les énergies à l'aide de son corps, une sensibilité qu'il a découvert à l'issue d'un stage de géobiologie, qui étudie l’influence des ondes sur le vivant. Rayonnements ionisants, champs magnétiques, champs électriques ou courants, tous ces ondes peuvent nous influencer selon cette pratique, nous rendre malade ou alors nous servir, comme c'est le cas pour un sourcier.

 

Il ne faut pas un don mais un certain degré de sensibilité

 

Après la partie théorique, les participants on pu tester leurs nouvelles connaissances sur le terrain. Guidés par leurs baguettes, ils devaient trouver l'emplacement d'une veine d'eau, déterminer son sens de circulation, sa profondeur et son débit. Mais comment est-ce possible, allez-vous vous demander ? Et bien, selon Alain Camps, nous ressentons en tant qu'êtres humains les champs électromagnétiques par exemple, qui nous entourent, du moins inconsciemment. Car la difficulté est bien de développer notre sensibilité pour pouvoir nous en rendre compte.

 

Faire le vide dans la tête

 

Les participants se sont donc aventurés sur le terrain munis d'une baguette. « La baguette n'est qu'une extension de votre propre corps », leur rappelle Alain Camps, et très vite, elles commencent à bouger, à indiquer des directions ou à répondre aux questions des sourciers en herbe. Le plus important pour réussir est ce qu'Alain Camps appelle la « convention mentale ». C'est à dire, visualiser ce que l'on recherche et focaliser toute son attention pour permettre aux baguettes de révéler la présence d'une source. « Il faut vous vider la tête pour ne pas influencer les baguettes. Plus le mental mouline, moins c'est évident » rappelle l'expert. 

 

Plus on pratique, plus on est sensible

 

Petit à petit, l'emplacement du cours d'eau se concrétise, délimité à l'aide de piquets. Les participants doivent dorénavant déterminer la profondeur et le débit de la source. « Vous comptez un pas pour un mètre de profondeur, puis un pas pour un m3/h », les instruit le sourcier expérimenté. C'est étonnant à voir, surtout pour les plus sceptiques d'entre nous, mais dès que le bon nombre de pas est atteint, les baguettes font signe. Un sourcier expérimenté peut, selon Alain Camps, déterminer au centimètre près l'emplacement d'une veine d'eau y compris son débit et sa profondeur.

 

Certains des participants disent vouloir renouer avec leur sensibilité et la nature qui les entoure - une tendance en poulpe. Alain Camps constate que de plus en plus de personnes sont curieux d'apprendre à se servir des baguettes : « Ce sont des personnes qui viennent de tous horizons ». Les participants de ce matin n'étaient pas à la recherche d'une expérience paranormale, bien au contraire, souvent les participants comptent se servir de cette technique pour des fins tout à fait pratiques : de la fibre optique jusqu'aux canalisations, le champ d'application des baguettes est infinie.

 

Plus d'informations sur les stages d'Alain Camps sur http://www.geobiologie-reiki-magnetisme-71.fr 

Delphine Noelke

 

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Pour trouver de l'eau, les participants doivent apprendre à lâcher prise

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La source est peu à peu localisée à l'aide de balises

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Le géobiologue Alain Camps guide les sourciers en herbe dans leur quête 

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Le progrès est partout : les baguettes, anciennement en noisetier, sont désormais en carbone

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La baguette se met à vibrer dans les mains du participant

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La baguette de sourcier n'a finalement rien d'une baguette magique ...