dimanche 29 mars 2020
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Un homme de 35 ans comparaissait cet après-midi à la barre du tribunal de Mâcon dans le cadre d'une comparution immédiate pour avoir commis un acte de violence en récidive légale sur sa concubine le 15 août à Mâcon.

35 ans, physique avantageux, sportif, le prévenu a été placé en détention provisoire dès le 17 août suite au dépôt de plainte de Mlle B., la victime. Il comparait sous escorte.

Mlle B. est présente dans la salle d'audience, accompagnée de son avocate Maître Saggio. Visage marqué par les coups (deux hématomes juste sous les yeux, parfaitement visibles), la jeune femme fait savoir, par la voix de son avocate, qu'elle éprouve une « crainte viscérale » à l'idée d'être à nouveau en contact avec cet homme. Elle souhaite s'en séparer, ce qui a apparemment provoqué la réaction violente ce 17 août.

Cette crainte aura sans doute touché le juge, qui prononçait la remise en détention provisoire à l'issue de cette comparution immédiate. La crainte, oui, mais pas seulement biensûr. Le casier va parler, ainsi que la peine précédente : le suivi mise à l'épreuve. 

Le renvoi est prononcé à la demande du prévenu, sollicitant un délai pour préparer sa défense et, « réfléchir à son acte » a-t-il cru bon de préciser. Pour prendre pleinement conscience de la gravité de ce qu'il a fait ce 17 août ? En tout cas le discours est plutôt calme, posé, contrastant, forcément, avec ce que l'on peut imaginer comme geste à la vue du visage de la victime. Derrière tout cela un problème avec l'alcool.

A l'énoncé des lignes du casier judiciaire – 8 mentions, pour escroquerie, conduite sous l'empire d'un état alcoolique, conduite avec défaut d'assurance et permis invalide, violences etc. – l'on comprend vite Mr C. et l'alcool ne font pas... bon ménage. Il reconnaît lui-même avoir un problème depuis 6 ans : « Ma mère est décédée et, depuis, c'est vrai, je n'arrive pas à gérer l'alcool. J'aimerais vraiment voir quelqu'un, un psy, ici à Mâcon, pour résoudre ça. »

Intention plutôt louable censée influencer le juge dans le sens d'une remise en liberté.

Mais non, « belles paroles » rétorque la substitut du procureur lors de ses réquisitions, qui demande le maitnien en détention pour « protéger la victime. » « Monsieur C. adapte son discours à la juridiction, c'est comme ça l'arrange. Mais la prise de conscience est un peu tardive. Le suivi mise à l'épreuve n'a pas été investi, les rapports des SPIP le démontrent. »  

En effet, Mr C. a contre lui une précédente condamnation, en avril 2016 par le tribunal de Marseille, pour des faits de violence, qui avait pris la forme de trois mois de prison assortis d'un suivi mise à l'épreuve de deux ans. Hélas pour lui, « le rapport du SPIP est éloquent » dit la substitut du procureur, « le suivi n'a pas été régulier et Monsieur C. ne s'est pas présenté au rendez-vous qui lui était fixé le 4 mai par le SPIP de Mâcon. » (Au cours du suivi mise à l'épreuve, Mr C. a déménagé et emménagé à Mâcon).

« Oui, j'avais des projets professionnels sur Paris qui ont été repoussés. Puis j'ai eu une opportunité dans la région de Mâcon. J'ai acheté un terrain de cross, je voudrais monter une base de loisirs. C'est ça qui me tient, je m'en rend compte maintenant. Il faut que j'ai un projet. »

« Qu'est-ce qui nous permettrait de vous faire confiance aujourd'hui et de vous épargner la prison avant le jugement ? » demande alors directement le juge.

« J'ai des fiches de paie et une volonté de suivi médical plus poussé. J'ai acheté un terrain de cross. »

« Le suivi médical, vous l'aviez, vous vous êtes soustrait à des obligations et avez commis d'autres faits... »

Là dessus, son avocate, Maître Matringe, insistera sur le fait que son casier est « le casier d'une personne qui s'alcoolise, pas d'une personne violente. »

Peine perdue. Après seulement quelques minutes de délibéré, le tribunal prononce la mise en détention provisoire en attendant le jugement sur le fond le 22 septembre, les faits n'ayant pas été évoqués cette fois-ci compte tenu de la demande de délai. Le tribunal s'en est tenu à la personnalité du prévenu pour se déterminer sur les mesures de contraintes dans l'attente du jugement.

Rodolphe Bretin

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