jeudi 26 avril 2018
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C'est suffisamment rare pour être souligné : l'assemblée régionale a voté à l'unanimité le plan de Marie-Guite Dufay pour l'agriculture. Avec quelques réserves tout de même, les élus Les Républicains, Front National et Les Patriotes ont tous donné le feu vert à la majorité socialiste.

Affublé du hashtag #NotreAgricultureDemain, le Plan régional de développement pour l’agriculture du Conseil Régional a été présenté ce vendredi par Sophie Fonquernie lors de la session plénière. Il a été débattu aussi, mais dans un climat particulièrement doux, les différentes oppositions ayant décidé de voter pour. Les élus sont unanimement inquiets de la situation et solidaires des agriculteurs, même si quelques réserves ont été émises ici et là.

Dans un contexte de crise du monde agricole, l’objectif du Plan régional de développement agricole est de «partager une vision de ce que pourrait être notre agriculture demain» expliquait Sophie Fonquernie, rapporteuse du dossier. Le premier défi est «de créer et de partager la valeur ajoutée en adaptant les filières et les systèmes d’exploitation individuels, mais également de former et de renouveler les générations d’agriculteurs, et enfin de relier l’agriculture au tourisme, à l’environnement, et de développer l’énergie solaire et la méthanisation».

 

Accompagnement à l'exportation et développement des circuits courts


Le plan vient compléter et mettre en cohérence un ensemble de mesures existantes : le soutien à la compétitivité des exploitations et des filières, l’aide à l’installation, l’appui aux appellations protégées, aux signes de qualité, l’accompagnement à l’exportation des produits du terroir, et le développement des circuits courts, notamment dans les  cantines des lycées. La Région a lancé une démarche auprès des lycées afin que 50 % des produits servis dans ses cantines soient produits localement et que 20 % de ces produits soient bio.

Les moyens que de la Région a mis en œuvre sont conséquents : «le budget consacré à l’agriculture a été augmenté de 5 millions d’euros : il est aujourd’hui de 15 millions d’euros. C’est le budget qui a fait l’objet de la plus forte augmentation» s'enorgueillit la majorité.

L’action de la Région pour soutenir son agriculture s’est également traduite par plusieurs campagnes de communication sur «Notre agriculture par coeur» ou «l’agriculture connectée», par son implication au Salon international de l’agriculture.

Cette politique agricole s’intègre dans une stratégie globale de «défense et de promotion de territoires ruraux vivants et dynamiques», avec «le financement des maisons de santé, du très haut débit dans les campagnes, avec la priorité qui est accordée aux territoires ruraux dans la politique d’aménagement du territoire».  

 

Gérald Gordat : «le résultat est plutôt satisfaisant sur le papier»


«Nous sommes satisfaits de découvrir enfin ce plan» annonce d'emblée Gérald Gordat, pour La Droite et le Centre. «Il aurait du voir le jour il y a au moins un an. Il arrive quasiment à mi-mandat. Il faut rappeler qu'en 2014, les agriculteurs étaient ici pour manifester et faire part de leurs difficultés. C'était bien avant la loi Notre. Pour autant, le résultat est plutôt satisfaisant sur le papier».

 
Le principal groupe d'opposition apporte néanmoins quelques remarques :


Gérald Gordat juge ce plan «très frileux sur la question des bâtiments d'élevage, en particulier pour les filières équines et porcines», ainsi que «sur la question des aléas climatiques».
Pour lui, «manque aussi le point majeur qu'est la gestion de l'eau». Ce plan «ne parle pas de la problématique qualitative, mais quantitative : c'est pourtant l'enjeu majeur des décennies à venir».

De plus, le représentant du groupe de François Sauvadet pointe «des interrogations sur le volet financier : le budget régional est de 15 millions d'euros, certes en hausse, mais nous serons vigilants aux arbitrages qui seront décidés».

Sur la question de l'agriculture biologique : «nous sommes tous sensibles à ces questions et il est normal d'accompagner. Mais nous réussirons en assurant une continuité avec l'agriculture traditionnelle. Certaines expressions laissent à penser qu'elle est le seul avenir de l'agriculture, mais nous devons avoir à l'esprit la nécessité d'une production solide par l'agriculture conventionnelle».

Sur l'accompagnement de filières, Gérald Gordat trouve «nécessaire d'étudier le retour des 200 audits que vous avez effectué». «Il est nécessaire d'avoir une vision générale et à la fois précise et fine des situations individuelles.
L'agriculture doit s'adapter aux évolutions de notre société». Et de citer l'exemple de la «valorisation de pièces moins nobles».

 

La «ferme aux 4000 vaches», préoccupation des Patriotes


C'est Antoine Chudzik qui a ensuite pris la parole pour Les Patriotes, axant son intervention sur la question de l'élevage de masse et de la ferme aux 4000 vaches en projet en Saône-et-Loire : «dans ces fermes usines, très polluantes, les animaux sont maltraités par l'industrialisation de l'élevage. Il est nécessaire de développer des exploitations à taille humaine. Dans cette optique, il serait utile d'écouter un peu plus les syndicats comme la confédération paysanne». Et de conclure en posant une question à la présidente, Marie-Guite Dufay : «allez vous condamner ces projets, comme la ferme aux 4000 vaches ?».

 

Les travailleurs détachés, une «concurrence déloyale» pour le FN


Pour le Front National, c'est Sylvie Beaulieu qui a ensuite eu le micro ouvert. «L'agriculture est une de vos grandes causes ? C'est bien mais le compte n'y est pas. Nous en sommes très loin. je vois des voeux pieux qui ne sont pas en adéquation avec les attentes du terrain».
L'élue rappelait ensuite qu'«un agriculteur se suicide tous les deux jours dans notre pays : ne pouvons nous satisfaire de si peu pour les aider. Combien dans le budget est consacré aux audits et conseils depuis le début de la mandature ? Les agriculteurs ont besoin d'aides immédiates pour sauver leurs exploitations. Nous devons aujourd'hui pouvoir apporter une aide financière, même si ça ne peut être l'alpha et l'oméga de notre politique agricole».
Et la représentante du FN de glisser un mot sur les travailleurs détachés dans les exploitations, soulignant que, pour elle, il s'agit d'une «concurrence déloyale sous forme de dumping social tandis que nous avons des difficultés à recruter des travailleurs bourguignons et Franc-Comtois».
«Pour revenir au plan» conclut-elle, «même s'il ne correspond pas à la politique que nous souhaitons mener, nous soutenons l'agriculture et voterons donc favorablement».

 

François Sauvadet : «une projection à faire sur les filières»


François Sauvadet est également revenu sur plusieurs sujets «sur lesquels nous devons continuer de travailler» :
La «restructuration financière des exploitations» tout d'abord. «Il y a aussi une projection à faire sur les filières : le bio ne peut être une réponse adaptées à tous les types d'agriculture de notre région».
Plus symboliquement, le président du groupe LR-UDI «aurait aimé voir le mot «changement climatique» dans les grandes orientations car on y est. Je veux que notre région soit leader en matière d'adaptation au changement climatique».

 

Sophie Fonquernie : «40 millions, ce n'est pas une paille»


En réponse à tout cela, Sophie Fonquernie se dit d'abord «sereine» sur la rapidité d'action de la majorité. «Dans d'autres région, ça ne se passe pas comme ça, avec un audit détaillé».
Sur le changement climatique, elle soulignait que «c'est une préoccupation» avant de revenir sur la question de la gestion de l'eau : «il est dit clairement que l'eau est un patrimoine commun, indispensable pour l'agriculture, et qu'il convient de favoriser les investissements visant à préserver les ressources. C'est très clairement affirmé».

Sur le volet financier, la rapporteuse du plan rappelait que celui-ci bénéficie de «5 millions de plus sur le fonctionnement. Mais ce n'est pas que le budget de l'agriculture. Avec l'agroalimentaire, les lycées, etc. 35 millions y vont assez directement par les budgets divers, et on monte à 40 millions cette année. Ce n'est pas une paille».

Sur les projets de fermes aux 4000 vaches, elle précisait que «nous n'opposons pas les différentes formes d'agriculture. L'agriculture de production peut être écologiquement intensive».

Enfin, sur différentes préoccupations manifestées au sujet de la filière équine, elle se risquait à un jeu de mots explicite : «C'est une question à cheval sur le sport, le tourisme, la culture, etc : nous allons la traiter transversalement».

 

Marie-Guite Dufay : «nous devons intervenir de façon juste et efficace»


Avant d'en finir avec le sujet, la présidente du Conseil Régional, Marie-Guite Dufay, pris elle aussi la parole :
«Je vois un relatif consensus au sein de ces bancs et je vous en remercie. Nous devons intervenir de façon juste et efficace, et il est important d'être unis pour cela. je suis heureuse de voir que nous avons tous le soucis d'aller dans le même sens, celui des agriculteurs».

Pour cela, «il y a beaucoup à faire car la crise, structurelle, est très grave» ajoute-t-elle. «Des solutions sont en train d'être travaillées au niveau national. Nous ne sommes pas au même niveau, alors qu'est-ce qu'on peut faire ? Etre au rendez vous des moyens. Près de 40 millions cette année, c'est conséquent. Surtout, nous avons lancé des audits pour que les exploitations prennent les bonnes décisions face à la crise, et puissent être accompagnées. Nous serons au rendez-vous de l'accompagnement bien que nos moyens soient sabrés. Le secteur agricole ne devra pas en faire les frais : il n'y aura pas rien derrière les audits».

Et la présidente de conclure : «il faut reconquérir massivement les débouchés locaux. Il nous appartient d'y travailler, bien au delà de la simple question des marchés locaux et de l'ambition que nous avons sur les lycées (50% de bio). Je dis que la région doit fédérer les initiatives. J'en appelle à la création d'une task-force public-privé avec les industriels de l'agroalimentaire et de la transformation».

Nicolas Richoffer

 

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