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Une cérémonie solennelle a marqué ce samedi 11 novembre, à Mâcon, les commémorations de l’armistice qui a mis fin à la première guerre mondiale, il y a 99 ans. Les élus locaux, représentants de l'Etat, des écoliers, des nombreux Mâconnais y ont assisté, malgré la pluie.

Un moment émouvant a été le dépôt de flammes de l’espoir par des élèves des écoles Jeanne D’Arc, Notre Dame et Flacé. Geneviève Marc, enseignante de la classe de CE2 à Flacé a emmené pour la première fois ses élèves pour participer à une telle cérémonie: « Il y a un devoir d’oubli, mais surtout un devoir de mémoire. Pour savoir où on va, il faut savoir d’où on vient. C’est un rassemblement qui unit tous les Français et il y a besoin d’une unification. Avec les enfants on a appris la Marseillaise, on a visité le Mémorial Citoyen. L’arrière grand-père de mon mari est sur le monument de Flacé et ça a été le prétexte pour travailler en classe sur ce monument-là, à partir d’une vraie personne. »

Pour l’école Jeanne d’Arc, participer aux commémorations est une tradition comme l’explique Christine Blaind, directrice de l’établissement : « C’est une initiative de l’école et de ses enseignants. Les CM2 sont allés également au musée Mémorial Citoyen et on s’est dit que c’était le bon moment pour travailler sur ce devoir de mémoire. »  

Parmi ces élèves, il y avait Leia et sa mère Gwenaelle qui a révélé qu’il s’agissait d’un geste qui allait au delà d’un simple geste citoyen : « On est à la recherche de l’histoire de la famille car son arrière grand-père est mort en 1915 dans la Somme et c’est aussi un devoir de mémoire. C’est pour ça qu’il était important pour nous de venir. »

La cérémonie était l’occasion de penser aux morts pour la France, mais également aux anciens combattants qui sont encore parmi nous. Ainsi, lors de la même cérémonie, Jean-Paul Fabre, a reçu la Croix du combattant des mains du lieutenant-colonel Luc Pillot de Coligny, délégué militaire départemental. « J’ai passé un an en Algérie et un an en France. J’ai 77 ans, il était temps d'y penser. Ca fait quelque chose quand même, c’est une reconnaissance » a déclaré celui-ci, visiblement ému. 

Cristian Todea

 

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