vendredi 3 avril 2020
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Le toxicomane est-il un délinquant ou doit-on le considérer comme un malade qui est victime de ses propres faiblesses ? Voilà la question à laquelle le tribunal de grande instance de Mâcon a été confronté ce mercredi.

 

 

Le 9 novembre, un jeune homme se fait arrêter à Charnay lors d'un contrôle routier. Il a consommé des produits stupéfiants. Les forces de l'ordre vont trouver 2,4 g d'héroïne dans sa voiture. Ça ne sent pas le gros trafic, mais les forces de l'ordre vont tout de même tenter d'identifier le dealer chez lequel le jeune homme s'est approvisionné.

 

La piste mène sur les traces d'un héroïnomane charnaysien d'une cinquante d'années, qui va indiquer à la police « dépanner » de temps en temps des amis - avant tout pour financer sa propre consommation.

Les quantités d'héroïne trouvées lors d'une réquisition à son domicile - 24 g en tout - sont assez faibles, ce n'est donc pas une affaire de grand envergure, bien que les deux prévenus aient chacun déjà une mention au casier judiciaire. C'est ainsi que les deux avocates des prévenus ont tenté de mettre en lumière la grande détresse dans laquelle se trouvaient leurs clients.

« Pour les deux prévenus, cette consommation d'héroïne est un appel au secours » a expliqué l'avocate du premier prévenu. Effectivement, les deux hommes ont le visage marqué par la drogue et par la tristesse, ce qui en dit longuement sur leur constitution psychologique.

 

Le premier prévenu, un jeune Mâconnais de 36 ans, a derrière lui une peine de prison de 3 ans pour détention de stupéfiants, purgée depuis dix ans. Ayant décroché de la drogue depuis, il avait rechuté peu avant que les forces de l'ordre ne l'interpellent. « Ce jeune homme est une personne fragile. Son père a brillé par son absence, sa mère est son seul soutien. Il lutte contre ses démons, contre ses failles. Pour beaucoup, la béquille est la bouteille, et bien le seul échappatoire de mon client a été l'héroïne » a expliqué son avocate au juge. « On ne consomme pas de la héroïne pour son bonheur, c'est une pathologie grave. C'est pour cela qu'on devrait le traiter comme un malade et non comme un délinquant » a-t-elle plaidé.

 

Son client, actuellement en reconversion professionnelle en raison d'un accident qui l'a rendu inapte à son poste précédant, avait tout fait pour paraître devant le juge en bon élève : analyses urinaires de dépistage d'héroïne et d'opiacés, suivi psychologique et attestations de démarches auprès de Pôle Emploi faisaient preuve de la bonne foie du prévenu, déterminé à décrocher une fois pour toute des drogues.

 

« Consommer chez soi est une chose, prendre le volant sous l'emprise de stupéfiants en est une autre. On met aussi la vie des autres en danger » a fustigé de son côté la procureure qui a requis une suspension de 10 mois du permis du prévenu ainsi qu'une amende de 80 jours à 5 Euros, soit 4 500 Euros. Des réquisitions qualifiées de « peu raisonnables » par l'avocate du prévenu qui a demandé une « sanction utile » tel qu'un stage de sensibilisation à la place d'une amende.

 

« La héroïne est la drogue du malheur. C'est vrai pour les deux prévenus parus aujourd'hui à la barre » a également insisté l'avocate du deuxième prévenu. « On est ici très loin de la grande délinquance. D'autant plus que la garde à vue a marqué un coup d'arrêt dans la consommation de stupéfiants de mon client. »

Ayant repris l'héroïne durant l'été 2017 suite à des problèmes personnels, notamment une tentative de suicide en début d'année, ce Charnaysien souffre d'une grande détresse psychologique, doublée d'un isolement quasi complet. En raison de son état de santé dégradé, cet ancien ouvrier viticole a été déclaré inapte au travail contre sa volonté. Aujourd'hui, il vit exclusivement du RSA et a peu de contacts avec l'extérieur.

 

« Le prévenu est entré dans une spirale infernale, certes. Mais dépanner, c'est dealer. Et cela représente un délit » a rappelé la procureure. Elle a requis une peine de prison de 6 mois assortie d'un sursis, ainsi qu'une amende de 500 Euros. Une somme non négligeable pour ce Charnaysien qui a indiqué avoir des ressources de 484 Euros par mois. « On pourrait qualifier ce qui s'est passé de dérapage. Aujourd'hui, mon client a avant tout besoin d'un suivi et de soutien psychologique » a insisté son avocate avant que le tribunal ne se retire pour délibérer.

 

Finalement, les deux prévenus écoperont chacun d'une peine de quatre mois de prison assortie d'un sursis avec deux ans de mise à l'épreuve, ainsi qu'une obligation de soins. Le premier devant également effectuer un stage de sensibilisation auprès de la Sécurité routière. Son permis a été suspendu pendant huit mois.

 

Les deux prévenus ont indiqué avoir maintenant avant tout un objectif : en finir définitivement avec la dépendance aux stupéfiants.

 

Delphine Noelke

 

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