samedi 26 septembre 2020
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« Je t'aime, moi non plus », ce refrain célèbre de la chanson de Serge Gainsbourg parle si bien d'un couple qui, tel des aimants, s'attire et se repousse sans cesse. Ce jeu d'amour qui semble contenir un certain romantisme quand il s'agit de Serge Gainsbourg et Jane Birkin, perd tout son charme quand il se termine en violence conjugale, puis devant le tribunal correctionnel.


Un Chalonnais de 42 ans, placé en détention provisoire depuis le 7 janvier, a dû se présenter à la barre du tribunal de grande instance de Mâcon ce lundi après-midi dans le cadre d'une comparution immédiate. Il lui est reproché d'avoir à trois reprises, entre décembre et janvier, violenté sa conjointe qui vit à Mâcon. En réalité, cette relation était devenue « toxique » depuis bien plus longtemps.

Lui, a un casier judiciaire déjà bien rempli et lutte contre la dépression. Elle, force sur l'alcool, a perdu la garde de ses enfants et n'hésite pas à donner des coups si elle le juge nécessaire. Ensemble, ils forment un cocktail explosif.

Pas moins de 17 mains-courantes ont été enregistrées par la police de Chalon, où le couple habitait jusqu'à il y a peu. Sur place, les forces de l'ordre se retrouvent la plupart du temps face à une femme (parfois un homme) violentée et une porte d'entrée forcée – il est clair que cette situation ne peut durer. Le prévenu est alors placé sous contrôle judiciaire avec interdiction formelle de rentrer en contact avec sa conjointe en septembre dernier. Elle, déménage à Mâcon, soi-disant pour se rapprocher de sa fille.

Cela aurait pu marquer la fin de cette relation chaotique, faite de violence, mais non ! Le 21 décembre, ainsi que le 4 et le 5 janvier, les forces de l'ordre de Mâcon doivent intervenir au nouveau domicile de la conjointe : le prévenu a réussi à pénétrer chez elle, et la confrontation s’est de nouveau terminée dans la violence.


Ce 21 décembre donc, le prévenu parvient à entrer dans l'appartement de sa conjointe, non sans l'avoir menacée auparavant de fracturer la porte, soi-disant pour « récupérer ses affaires ». Elle, le voyant « prendre racine », lui donne une gifle quand d'autres inviteraient un visiteur indésirable à quitter les lieux. Le ton est donné, et on comprend que, dans ce couple, la violence est une fatalité… coup pour coup, il la plaque parterre, la tire par les cheveux et lui donne des coups de pied dans les jambes - « pas fort fort si ça peut vous rassurer », précise la femme… On est bien surpris ensuite d'entendre que cette femme, qui subi les coups de son homme, avoue ensuite avoir, par le passé, donné trois coups de couteaux à son conjoint, ayant causé ainsi des « petit trous » sur son corps…

L’accusé avait donc, selon lui, une « très bonne raison de devenir violent » : il s'est senti « humilié ». Elle-même dit l'avoir « traité comme un chien ». Et bien sûr, les 54g d'alcool dans le sang chez monsieur ce jour-là n'ont pas aidé à calmer le jeu. Bref, le juge se voit obligé de rappeler au prévenu que des humiliations verbales ne justifient pas des actes de violence.

 

Et comme si cette rencontre ne c'était pas déjà assez mal passée, il va y retourner en janvier, à deux reprises ! Pour récupérer ces affaires une fois de plus. Et comme d'habitude, c'est reparti… ce couple, qui semble être incapable de se fréquenter pacifiquement, va de nouveau sombrer dans la violence. Cette fois-ci avec la subtile différence que le prévenu utilisera non pas la violence pour s'introduire chez sa compagne, mais la ruse : il se cache dans le couloir pour rentrer chez elle dès qu'elle sort. Il entre alors et lui arrache son téléphone portable - « c'était moi qui lui avait acheté ce téléphone ! » - et la frappe avec un parapluie sur les jambes, tout en la plaquant contre le mur.

« Pur acte de défense » indique-t-il au juge, « c’était mon seul moyen de la calmer, sinon elle se serait acharné sur moi ».

Au fil de cette audience, on ne parvient pas à se défaire du sentiment que ce couple aime la baston, comme deux boxers sur ring. « On a l'impression que vous cherchez la castagne. Pourquoi vous y retournez à chaque fois ? » interroge le juge. A ce moment, la révélation arrive… en fait, c'est sa conjointe qui lui a demandé de venir. On se demande évidemment pourquoi alors il est alors obligé d'utiliser la ruse ou la force pour s'introduire chez elle. « Elle n'était pas bien, ce sont les sentiments qui m'ont fait venir » explique-t-il.

Cette rencontre qui se solde une nouvelle fois par l'intervention des policiers ne sera pas la dernière. Il reviendra, le lendemain !

Il double alors ses efforts de ruse pour pénétrer chez elle et, ayant reçu l'information que sa conjointe avait commandé une pizza, se fait passer pour le livreur et franchir la porte de l'appartement. Il lui arrache le téléphone qu'elle a à la main (un autre que celui du jour avant) pour « l'embêter ». La situation dégénère. Il lui tire les cheveux et, dans une première version, disait avoir donné des claques, propos retirés aujourd'hui devant le juge. Le motif de sa visite ? Un comble : la sympathie ! Effectivement, il voulait lui « rendre son téléphone » volé la veille, qu'il avait caché dans le couloir devant l'appartement. Mais il a dû changer d'idée puisqu'au lieu de lui rendre le premier portable, il lui vole le deuxième !


L'expertise psychologique présentée à l'occasion du procès est formelle : il est nécessaire de mettre en place « une injonction aux soins » pour cette homme qui montre une forme de « dépendance affective ». Sans formation ni travail, il lutte de longue date contre une dépression et contre sa dépendance aux stupéfiants et à l'alcool. Pourtant, le rapport de sa curatelle est plutôt positif : « R.A.S. » indique la responsable du service. « Il nous appelle quand il a besoin de soutien, notamment en l’absence de sa mère, avec laquelle il entretient une relation fusionelle ». Pas de problèmes particuliers donc, si ce n'est qu'il aurait demandé plus d'argent que d'habitude ces derniers temps. « Je l'ai donné à ma conjointe, mais elle a tout dépensé dans l 'alcool » explique le prévenu.

 

L'avocat de la victime, absente au procès, exige alors une interdiction totale pour le prévenu de séjourner sur le territoire de Mâcon, pour mettre fin à cette relation une fois pour toute. « Son curseur de la violence ne correspond visiblement pas au nôtre. Je lis dans les auditions qu'il aurait dit : « Il n'y a pas eu de violences, je lui ai que tiré les cheveux ». Ma victime est avant tout une victime de harcèlement, il faut rentrer en voie de condamnation ! »

Il est soutenu dans son analyse par la procureure de la République, qui se voit face à « une personne qui ne comprend pas que sa conjointe ne veut pas la voir ». Elle requiert 24 mois de prison dont 12 mois avec sursis. De quoi couper le souffle à l'avocate du prévenu qui se dit « sans voix » face aux réquisitions du ministère public. « Il faut recadrer le débat sans parler de tout ce qui aurait pu se passer » exige-t-elle. « Il n'est pas le seul problème. C'est un couple toxique qui s'empoisonne mutuellement. Dans ces violences, il y a toujours deux côtés, il y a des coups dans les deux sens » rappelle-t-elle. Bien qu'elle soutienne le fait d'interdire à son client le séjour à Mâcon - avant tout pour le protéger lui -, elle ne soutient aucunement la peine demandée par la procureure : « 12 mois de prison ferme ne sont pas en adéquation avec le contexte ! »


Le tribunal décidera finalement de diminuer la peine à 12 mois de prison dont 6 mois avec sursis assorti de 2 ans de mise à l'épreuve. Avec obligation d'un suivi psychologique et interdiction de séjourner à Mâcon ou de rentrer en contact avec la victime. Il aura également l'interdiction de porter une arme pendant 5 ans et devra verser 750 euros à la victime pour préjudice moral.


Cette sentence marque vraisemblablement la fin de cette histoire « d'amour » : le prévenu a assuré au tribunal qu’ « il n'y aura pas d'avenir avec elle ». Il lui aurait même adressé une lettre pour s'excuser et lui préconiser de se faire soigner elle aussi.

 

Delphine Noelke

 

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