mardi 7 avril 2020
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Accouché au forceps d’un terrible aveu, le grand-père coupable d’agressions sexuelles sur ses petites filles est condamné à 2 ans de prison avec sursis mise à l’épreuve pendant 3 ans.

Le prévenu demande un huis clos. Le Parquet s’y oppose, le Tribunal suit le Parquet. Audience publique pour juger Michel R., 75 ans, atteint d’une maladie qui accélère le vieillissement et qui paraît en effet beaucoup plus âgé. Il est accusé d’agressions sexuelles sur ses deux petites filles : la fille de sa fille, et la fille de son fils. Ce sont ses seuls enfants. Toute la famille est donc atteinte directement.

Eglantine a 23 ans, elle a déposé plainte contre son grand-père en 2013 : celui-ci se serait livré à des attouchements sur elle, de 1998 à 2001, de ses 6 ans à ses 9 ans. Elle vivait alors quasiment chez ses grands-parents, soit à Lyon, soit à Leynes, dit avoir aimé sa grand-mère, très affectueuse, a toujours trouvé son grand-père « méchant » avec elle. Des témoins attestent de sa dureté à l’égard de la petite, il était « jaloux » de voir sa femme partir en courses seule avec la fillette.

Il lui aurait fait ce qu’il appelait des « câlins ». Mais à l’époque il fumait des Gitanes, et lorsqu’il l’embrassait sur la bouche, elle en gardait le goût. En fait de « câlins », des abus incestueux. De dos on ne voit que ses cheveux blancs sur un blouson beige. A la barre il s’exprimera par phrases sèches et courtes, d’une voix rude.

« Monsieur quelle est votre position aujourd’hui ?

- Je nie, ça me semble tellement effroyable.

- Vous niez ?

- Je ne peux pas nier, puisqu’Eglantine le dit, car ça serait nier la position d’Eglantine. »

Les dégâts de l’abus, puis la plainte

« La position d’Eglantine ». Celle-ci fut été hospitalisée plusieurs fois. Après son grand-père, elle aurait subi les agressions de son propre père, de ses 11 à ses 13 ans, une procédure est en cours. Tentatives de suicide, beaucoup d’angoisses, elle se scarifie. Insomnies. Hyperphagie à visée anxiolytique. L’expert lyonnais affirme que ce qu’elle soutient est sans doute vrai.

Un jour elle apprend, par des conciliabules entre cousines, que l’une d’entre elle, Julia, née en 2002, est à son tour victime de son grand-père. Pour le psychiatre c’est l’élément déclencheur de la plainte, car c’est aussi un moment où la culpabilité qui rongeait Eglantine peut se lever : elle n’est pas seule, donc elle n’est pas la seule cause de ce crime agit contre elle.

En 2008 elle s’était aussi confiée à une amie, elle tremblait, avait du mal à trouver ses mots, elle a dit que son grand-père la dégoutait.

« Cinq ans avant la plainte : Monsieur, si elle ment, ça veut dire qu’elle a calculé sur plusieurs années.

- Ça ne peut être que la vérité puisqu’elle le dit. »

Eglantine ne voit plus du tout ses grands-parents. Elle a écrit à sa grand-mère pour lui expliquer pourquoi, elle y dit les choses, et évoque ce grand-père abusif, « son mépris, sa méchanceté, sa perversité ».

« Monsieur, pensez-vous avoir une responsabilité dans ce qui lui arrivé après ? Les tentatives de suicide, les hospitalisations, etc. ?

- Je dois en avoir une. »

Aveu au forceps

Le Président n’en peut plus de cet homme qui suggère sans dire et qui reporte à chaque fois la responsabilité, du moins celle de sa parole, sur sa petite fille, en escamotant la question, pourtant lourde, de sa propre responsabilité, alors il passe un cran au-dessus :

« Monsieur, vous êtes-vous à plusieurs reprises masturbé jusqu’à éjaculer en frottant votre sexe contre le sien lorsqu’elle était petite ?

- Ça doit être vrai puisqu’elle le dit. »

Alors on parle de Julia, dont le père est présent, et qui évoque une adolescente qui a été suivie, accompagnée, et qui ne va pas trop mal, mais qui l’a échappé belle.

« Monsieur, qu’en dites-vous ?

- Ça ne peut être que vrai de la part d’une petite fille.

- Mains dans la culotte, caresses du sexe ?

- Tout à fait. »

Un aveu. Le déroulé de l’audience est surréaliste.

L’avocat d’Eglantine voudra davantage. Il reprend d’une voix forte les détails les plus sordides et demande « oui ou non » ?

Première réponse : « Si elle le dit, je ne peux pas le nier. »

L’avocat ne lâche pas, deuxième réponse : « Oui, je l’ai fait. »

« Avez-vous quelque chose à dire à votre petite fille ? »

Et là, le vieil homme se tourne vers elle et crache, comme on jette un morceau de viande à un chien : « Je lui demande pardon. »

C’est le terme d’un dossier dont l’instruction regorge de procès-verbaux émaillés de la rengaine du grand-père, qui a abusé la fille de son fils, et la fille de sa fille, sans jamais dire autre chose que : « Il doit y avoir une part de vérité, mais dans son esprit. »

Verdict

Reconnu coupable, Michel R. est condamné à 2 ans de sursis mise à l’épreuve pendant 3 ans, il devra réparer les dommages (renvoi sur intérêts civils), sera inscrit au FIJAIS (fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes), versera 8 000 € de dommages et intérêts aux victimes, et 1 000 € au titre de l’article 475-1.

F. Saint-Arroman

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