jeudi 16 août 2018
  • WINE TOUR OFFICE TOURISME MACON JUILL2018222.jpg
  • CROQUEZ LA SAONEETLOIRE2 - 1.jpg
  • APPLI_VOIE_VERTE71_CD2.jpg
  • ETE FRAPPE 2018 MACON PGM.jpg
  • UN ETE SPORT ET LOISIRS PISCINE MBA.jpg
  • MARCHE_ETE_CLUNY_2018__-_1.jpg

expo-art-contemporain-academie-de-macon - 2.jpg

 

Mardi 8 mai à 18h, Jean-Michel Dulin, dans le cadre de la Biennale d’art contemporain, a donné une conférence « La femme lune coupe le cercle » qui reprend l’intitulé d’une œuvre de Jackson Pollock.

Cette causerie est conçue comme une promenade-découverte à travers l’art contemporain comme si nous avions à faire découvrir cet art à nos petits-enfants… en partant d’œuvres exposées, principalement à Mâcon ou dans des lieux proches.

 

En préambule, le président de l’Académie a rappelé que se tiendra samedi 12 mai à 15 h, une conférence prononcée par Véronique Richard-Brunet, qui est une véritable historienne de l’art et qui a pris la parole, récemment à La Sorbonne !

 

Essayer d’approcher, ensemble, l’art contemporain

 

C’est là l’objectif déclaré de cet exposé. Pour beaucoup l’art contemporain est synonyme d’art abstrait. Pourtant, l’artiste mâconnais Daniel Cinquin fait de l'« art contemporain », il est d’aujourd’hui ! Mais ses natures mortes ou ses paysages ne sont pas classés dans cette catégorie… Par opposition, Jean-Michel Dulin fera le rapprochement avec la musique où, « depuis ces vingt ou trente dernières années, nous avons été sous la dictature de Pierre Boulez où, pour musique contemporaine, il fallait entendre des sons complètement inaudibles et où la notion « plaisir » n’était pas là… »

 

En matière de peinture, il en va un peu de même, et donc pour nous, biennale d’art contemporain, rime avec l’art abstrait. D’où, pour forcer le trait, J-M Dulin a intitulé son exposé « La femme lune coupe le cercle » de Pollock.

Après avoir évoqué des souvenirs professionnels qui l’ont amené à quelques observations, il a constaté, et c’est vérifié par les enseignants, que les enfants ont une tout autre attitude vis-à-vis des œuvres (par exemple concernant 'Guernica' de Picasso). Alors que beaucoup des ainés diraient simplement : oh ! ça, je n’en voudrai pas chez moi ! Les enfants, s’ils sont questionnés, ont beaucoup de choses à dire.

 

Jean-Michel Dulin a essayé d’entrainer les auditeurs dans une promenade autour de Mâcon, au sens large, pour observer des œuvres avec des yeux d’enfants… Visiter un musée ne veut pas forcément dire, visiter toutes les salles, et contempler toutes les œuvres. Il se produit un effet de saturation qui brouille tout et les enfants peuvent facilement s’impatienter. Au musée des Ursulines, on peut très bien aller directement voir les peintures ou une expo temporaire, sans pour autant, avoir regardé toute la préhistoire avant.

 

Il ne faut pas forcément croire que l’art contemporain est un aboutissement mathématique, rigoureux, une évolution de l’art au fil des ans, des siècles. Non, dira JMD. Il y a aussi à considérer l’histoire de la société, l’histoire personnelle de l’artiste, pour comprendre pourquoi certains peignent ainsi et pas autrement.

La puissance des œuvres est indéniable. En 2003, lorsque Colin Powell a fait son discours à l’ONU qui a amené la guerre en Irak, 'Guernica' était accroché à l’ONU, offert par Rockefeller. Et donc, à l’époque, puissance des symboles, on avait mis un drapeau bleu onusien sur la toile pour qu’elle ne se voie pas ! Toutes ces œuvres ont quand même un sens !

Dulin recommande à ses auditeurs la lecture de l’ouvrage de Laurent Fabius : « le cabinet des douze » où il raconte sa découverte de l’art : « …le privilège de l’œuvre d’art, c’est d’être à la fois : création individuelle, témoignage historique, symbole collectif, dépositaire d’un message et objet de plaisir… »

 

Mais revenons à l’œuvre de Pollock (1943) :  « C’est l’époque où on éprouve aux États-Unis le besoin de peindre la réalité industrielle. C’est l’époque du courant réaliste avec Sheeler (le précisionnisme-ndlr). Le gouvernement américain presse les artistes de faire de grandes fresques murales et Pollock y souscrit en faisant de « l’expressionnisme abstrait ». Sa relation avec Max Enrst, l’amène à produire des toiles comme la femme lune… ».

 

En 1951, Georges Mathieu (un des pères de l'abstraction lyrique) invite Pollock en France. Il dira : « Pour exprimer ce que j’ai en moi, il me faut peindre vite, très vite ! » De Pollock, on dit : « Il est volcanique, il est feu, jaillissement, indiscipline, somptueux, explosif, trouble… » Et Mathieu dit : la vitesse est la garantie de la spontanéité propre à favoriser l’expression de l’inconscient.

 

En cette période d’après-guerre, nous avons des artistes qui n’ont jamais étudié le dessin, la peinture… Nous pouvons effectivement faire de la peinture sans avoir appris à le faire, contrairement, par exemple, à la musique où, sans formation, on risque de ne produire que du bruit.

 

Les enfants vivent dans le virtuel

 

Au musée des Beaux-Arts de Lyon, nous avons eu la chance d’hériter de la fondation Delubac qui présente des collections d’arts contemporains qui peuvent faire pâlir d’envie beaucoup de musée avec des œuvres de Rodin, Lam, Picasso et Bacon dont on peut voir la toile : « Carcasse de viandes et oiseaux de proie ». Rien n’est dessiné finement, c’est l’œuvre d’un extravagant, d’un marginal, de quelqu’un « hors-norme ».

 

Contrairement aux siècles précédents, n’importe qui, au 20e, peut s’exprimer en peinture sans avoir reçu la moindre formation en la matière. Avec Bacon, c’est à chaque fois la souffrance, la violence, la mort. Bacon donne dans le saignant, dans l’atroce… Savez-vous que l’enfant qui va regarder une toile comme ceci, n’aura pas forcément en tête l’équivalent peint par Rembrandt ou un écorché de Chaïm Soutine ? Il a été prouvé qu’à l’âge de douze ans, il aura vu quelque chose comme 20 000 meurtres ! Des scènes d’horreurs d’une violence inouïe… Alors, la chair de cette carcasse ne risque point de l’émouvoir. Par contre, elle peut attiser ses facultés d’attention, contrairement à ce que l’on croit et à nous qui pouvons passer devant une telle toile en disant : « Tu parles, regarde-moi ça… ». Mais l’enfant, ça l’accroche. Car dans le fond, il raccroche cela à ce qu’il a pu observer ailleurs. Et de connaître l’histoire d’un artiste comme Bacon, lui permettra peut-être de s’essayer, à son tour de griffonner, de peindre, ce qui lui passe dans son imaginaire.

 

Avec Joan Miró, il faut regarder longtemps pour retrouver un homme avec moustache dans sa toile « figure ». En 1924, il découvre le « surréalisme » et on y retrouve des formes simples : le disque, le cône, l'équerre et le triangle, comme on peut aussi le remarquer au musée des Ursulines avec une toile de Le Corbusier « La bouteille de vin ».

 

On ne peut s’empêcher de penser à la phrase de Picasso : «  Enfant, je dessinais comme Raphaël, j’ai mis toute ma vie pour apprendre à dessiner comme un enfant ! ».

Les enfants vivent dans le virtuel et l’art contemporain leur parle plus que l’art traditionnel. Le cubisme, par exemple : les enfants sont nés avec des cubes pour jouer, des « LEGO » pour bâtir le château de leurs rêves. Pour la plupart, ils vivent dans des cubes : immeubles, appartements…

 

Bien sûr, Jean-Michel Dulin dira que l’art contemporain n’est pas exempt de provocations qui lui portent tort et qu’il faut laisser le temps au temps pour purger toute cette production pour n’en garder que la quintessence.

Par contre, il faut saluer les initiatives des municipalités comme Mâcon ou Charnay pour avoir eu un certain courage d’ériger des œuvres d’art contemporain comme celles du sculpteur Maxime Descombin.

 

La visite s’est poursuivie par la visite de la salle Lacroix, où nous avons découvert une des peintures de Miguel Correia.

Jean-Michel Dulin, en terminant cette passionnante causerie, fort appréciée de l’auditoire, a rappelé le sous-titre : « l’approche des enfants face à l’art contemporain » ; et c’est dans la chambre à coucher que ça se passe… Chez certains, il y a des posters avec le footballeur ou une chanteuse à la mode, mais essayez de voir s’ils n’ont pas collé au mur quelque chose qu’ils ont créé eux-mêmes ? Et là, vous vous rappellerez la phrase de Madame de Staël : « L’enthousiasme est de tous les sentiments, celui qui procure le plus de bonheur ». Si c’est le cas, même si vous trouvez que c’est une horreur, discutez, cherchez à comprendre.

Parce qu’ils créent, parce qu’ils osent, ils sont sur le bon chemin !

Gilles Lalaque

 

Ces expositions ou installations sont visibles à l’Hôtel Senecé jusqu’au 20 mai, fin de la biennale. Vous pourrez y découvrir les œuvres, outre Miguel Correia, celles de Philippe Griot et Nicoletta Kara-Mitcho.

 

expo-art-contemporain-academie-de-macon - 1.jpg

expo-art-contemporain-academie-de-macon - 7.jpg

expo-art-contemporain-academie-de-macon - 6.jpg

expo-art-contemporain-academie-de-macon - 5.jpg

expo-art-contemporain-academie-de-macon - 4.jpg

expo-art-contemporain-academie-de-macon - 3.jpg

 

 

REYSSOUZE : Le plan d'eau a brillé de mille feux

feu-d-artifice-reyssouze-2018- - 21.jpg
Ce mardi soir, la commune de Reyssouze a tiré son feu d'artifice.

FUISSÉ : Véritable bibliothèque du vin, l'œnothèque Georges Burrier permet de découvrir le vin au fil des millésimes

oenotheque-fuisse - 4.jpg
Depuis 14 ans, l'œnothèque Georges Burrier à Fuissé fait découvrir les grands vins de Bourgogne du Sud, du Mâconnais et du Beaujolais issus des domaines viticoles (43 ha) de la famille Burrier.

SAÔNE-ET-LOIRE : La sécheresse se renforce

Un nouvel arrêté préfectoral pour limiter la consommation d'eau vient d'être pris.

TELE : "Bienvenue à Marly-Gomont" en tête des audiences

"Bienvenue à Marly-Gomont" est l'histoire d'un médecin noir s'installant dans une village français dans les années 70. Le film parle de ses difficultés à se faire accepter et être reconnu en tant que médecin.

BOURGOGNE - Don du sang : Une semaine idéale pour la mobilisation citoyenne

Don_sang_mobilisation_150818.jpg
Des collectes mobiles sont notamment organisées en Bourgogne-Franche-Comté durant la semaine du 15 août pour maintenir les stocks.

SAONE-ET-LOIRE : Téléchargez Voie Verte 71 et laissez-vous guider

VOIE_VERTE_MACON_CHALON_JUIN_UNE.jpg
Publi-information - Amateurs de vélo, sillonnez les Voies Vertes de Saône-et-Loire en toute liberté et laissez-vous surprendre par ses paysages, ses villages au petit patrimoine typique, ses châteaux, ses artisans d’art… et bien plus encore !

VITICULTURE - Dephy tour 2018 : Des engrais vraiment verts, c'est possible

ENGRAIS BIO 71.jpg
En essai sur un ha, le domaine expérimental à Rully a réussi -70 % de phytosanitaires malgré la pression maladie de l’année. En parallèle, Bio Bourgogne a présenté un OAD pour réduire les doses de cuivre.

VINZELLES-LOCHÉ : Les vignerons font de la pédagogie

VINZELLES LOCHE VIGNERONS.jpg
A l'invitation du maire Yves Andreux, une centaine d'habitats est venue en juillet échanger sur les pratiques viticoles, en présenc de Jacques Tourny, maire délégué de Loché et conseiller départemental de Saône-et-Loire, et Jérôme Chevalier, président de l'UPVM.

SAÔNE-ET-LOIRE : Le département en double alerte orange météorologique

Double_vigilance_meteo_070818.png
Le département de Saône et Loire est placé en vigilance orange orage, situation qui s’ajoute à la vigilance orange canicule restant en cours.

MÂCONNAIS-BEAUJOLAIS AGGLOMERATION : L’Office de Tourisme à la rencontre des touristes et des habitants

Office_Tourisme_Maconnais_communication_060818 (2).JPG
L’idée est de diffuser l’information touristique en dehors des bureaux situés Place St Pierre.