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Il y a 70 ans, lors de l'offensive finale lancée contre les nazis, les Alliés ont découvert l'inimaginable, les camps de concentration. Pour ne pas oublier et entretenir la mémoire, l’ANACR (Association Nationale des Anciens Combattants et amis de la Résistance) et la FNDIRP (Fédération Nationale des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes) présente à l'Office du Tourisme de Fleurville et en partenariat avec l'intercommunalité du Haut-Mâconnais l'exposition "La Résistance et la Déportation".

Aux côtés des témoignages recueillis par l'ANACR, la FNDIRP expose les panneaux que les déportés Mâconnais avaient réalisés en 1965, 20 ans après leur sortie des camps.

Les enfants des déportés ont pris le relai au sein de la FNDRP et continue le travail de mémoire commencé par leurs parents. Pour Josiane Musy, fille de Gabriel Picornot résistant déporté, l'exposition de 1965 est "une réponse à ceux qui prétendent que les chambres à gaz sont un détail de l'Histoire. Oublier le passé, c'est trahir le serment qu'ils ont fait à leur retour : "Plus jamais ça." Et d'évoquer la phrase de Paul Eluard "Si l'écho de leurs voix faiblit, nous périrons".

L'ANACR, représentée par sa présidente, Simone Mariotte, espère la visite des écoles. Chaque année, un travail est réalisé avec le lycée de Lugny. Raymond Renaud, ancien déporté interviendra devant les scolaires et parlera de l'ouverture des camps et du retour à la vie des déportés. Un retour difficile par le réapprentissage d'une vie normale et par le fait qu'ils n'étaient pas crus, tant ce qu'ils racontaient de leur vécu semblait inhumain et invraisemblable.

Patricia Clément, maire de Fleurville et présidente de la Communauté de Communes du Mâconnais-Val de Saône a évoqué le discours de François Hollande à Strusthof. Il y décrivait l'enfer des camps où étaient réduites en esclavage des personnes pour ce qu'elles pensaient et aussi pour ce qu'elles étaient, juifs, tziganes, homosexuels… Patricia Clément a rappelé que d'autres massacres ont eu lieu dans le passé et d'autres se perpétuent aujourd'hui : "A la petite échelle de notre territoire, l'exposition de ce jour constitue une oeuvre de mémoire, à poursuivre inlassablement". Parce qu'il est facile d'oublier l'horreur absolue, "Il est de notre devoir de transmettre à nos enfants. La haine de l'autre et le rejet de la différence sont autant de terreaux nauséabonds qu'il faut combattre. Ce 70ème anniversaire doit nous rappeler chaque jour ce que de telles dérives peuvent générer".

Catherine Fargeot, conseillère départementale du canton d'Hurigny, a été particulièrement bouleversée par les images et les témoignages : "Nous sommes face à l'impensable et à l'indicible. Le pire est l'indifférence et l'oubli. Sans mémoire, tout peut revenir. Jamais rien n'est acquis". Elle a terminé son allocution par une phrase que lui répétait son grand-père : "N'oublie jamais que Hitler est arrivé au pouvoir par les urnes".

Il est primordial de se souvenir pour qu'enfin, le serment des déportés "Plus jamais ça" devienne une réalité. L'exposition "La Résistance et la Déportation", pleine de pédagogie et d'émotion, contribue à ce travail de mémoire.

 

La Résistance et la déportation

Office de Tourisme de Fleurville (RD906)

Jusqu'au 26 mai 2015 - Du mercredi au dimanche

10h à 12h - 14h à 19h

Entrée libre

 

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Patricia Clément (pull blanc) présidente de la Communauté de Communes du Mâconnais-Val de Saône,

à sa gauche, Simone Mariotte, présidente de l'ANACR et Josiane Musy, fille du résistant déporté Gabriel Picornot

Catherine Fargeot conseillère départementale du canton d'Hurigny (à droite)

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