lundi 6 avril 2020
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Ce lundi après-midi, un trentenaire comparaissait devant le tribunal de grande instance de Mâcon, en comparution immédiate, pour avoir, samedi 30 juin, demandé une fellation à une fille de huit ans.

  

« Tu veux une sucette ? »

 

Les faits se sont déroulés dans le hall d'entrée du bâtiment dans lequel réside la victime, à Gueugnon, samedi, durant le match de football.

Une Ford Ka tourne autour de l'immeuble devant lequel jouent plusieurs enfants, puis l'homme descend et arrive à pénétrer dans l'immeuble en suivant la victime qui allait monter dans l'appartement parental pour boire de l'eau. Quand la jeune fille redescend, l'homme l'aborde dans le hall et lui propose « une sucette », puis « une grosse sucette », et l'invite à le suivre dans la cave. C'est alors que la fille indique qu'elle a « cru voir son zizi », avec « un truc bizarre » qui en sortait... Elle part en courant et alerte ses parents, en pleurant, qui partent aussitôt à la recherche du détraqué. En vain.

 

Ce n'est qu'en visionnant les vidéos des caméras de surveillance du quartier que les gendarmes parviennent à le retrouver, grâce à son véhicule. L'homme, d'une trentaine d'années, vit chez son grand-père à Gueugnon et indique de souffrir de « pulsions sexuelles ». En 2010, il avait déjà été condamné pour des faits d’exhibitionnisme. 

 

« Le regard de la gamine m'a excité »

 

Face aux gendarmes, cet homme qui souffre visiblement de troubles psychiques indique être « dégoûté » de lui-même. « J'aime les jeunes », « j'ai déjà reçu une fellation de la part d'un enfant », « je suis un obsédé », ou encore « il faut que je jouisse ». Tels sont les propos que l'on a pu entendre de la bouche du prévenu.

 

« J'allais arrêter les conneries » explique cet homme aux gendarmes, qui dit avoir tourné autour de cet immeuble « par hasard » avant d'avoir ressenti une pulsion urgente, un besoin irrépressible de se « masturber dans la cage d'escalier ».

« Que vouliez-vous dire quand vous parliez d'une sucette » lui demandent les gendarmes. « Je voulais qu'elle me fasse une fellation » répond l'accusé. « J'avais mon sexe dans la main et je voulais qu'elle me voit me masturber. Le regard de la gamine m'a excité ».

Au fil des débats, on comprend que cet homme est excité par le regard des autres, l'expertise psychiatrique évoque « un miroir à l'envers » : l'homme a lui-même été victime d'attouchements sexuels de la part de son oncle dans son enfance et tenterait de rejouer à l'infini la scène en changeant de rôle. « L'expertise psychiatrique dépeint une perception de l'avenir assez noire » prévient le juge en citant des passages de ce document qui évoque un « risque réel de récidive », et qui dépeint un homme complexé par sa petite taille, en plein « désert sexuel » depuis la rupture douloureuse avec sa dernière copine. « Je ne sais pas ce qui m'est arrivé » dit-il, « je trouve que j'ai gâché ma vie. » 

 

« Il est une bombe à retardement »

 

« Je ne le crois pas quand il dit que c'était une pulsion » témoigne la mère de la victime devant le tribunal. « Je pense qu'il a repéré ma fille, il ne veut qu'alléger les faits » réagit-elle en rappelant au juge que sa fille de huit ans était en état de choc, « elle ne dort plus toute seule ».

Son mari revient à la charge : « c'était calculé » dit-il en pleurs en regardant le prévenu avec lequel il est allé à la maternelle ! « Il est hors de question que ce monsieur se représente dans la ville de Gueugnon » fustige l'avocate de la victime en demandant l'interdiction de séjour dans la commune pour l'accusé, compte tenu des angoisses occasionnées chez la victime, la peur de retomber face à son agresseur.

 

La procureure voit dans cet homme qui indique se masturber plusieurs fois par jour une « bombe à retardement », et demande 12 mois de prison ferme en vue du risque élevé de récidive.

 

« Il ne faut pas céder à l'appel de stigmatisation de mon client » en appel son avocate. « Il n'a pas cherché l'attouchement mais sa satisfaction personnelle » défend-elle en demandant une condamnation pour perversion uniquement, au lieu de corruption de mineure. 

 

« Il faut vous faire soigner »

 

Bien que le tribunal de Mâcon ne retienne pas la totalité de la peine requise par la procureure de la République, il condamne néanmoins l'accusé à huit mois de prison ferme avec un suivi socio-judiciaire pendant 5 ans et injonction de soins.

Pendant cette période, il lui est interdit de prendre contact avec la victime, de paraître à Gueugnon ou d'exercer une profession en contact avec des mineurs.

Le non-respect de ses conditions peut entraîner une nouvelle peine de prison d'un an. Il est également inscrit au FIJAISV, fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes.

 

De plus, il est condamné à payer la somme de 1 500 € à l'enfant ainsi que 500 € à chacun des parents pour préjudice moral.

 

« Il faut vous faire soigner, les faits sont graves » insiste le juge. « Toutes les mesure qu'on met en place ne servent à rien si vous ne commencez pas un vrai travail sur vous-même. »

 

Delphine Noelke

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