mardi 31 mars 2020
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Un couple de 37 et 28 ans s'est retrouvé à la barre du tribunal de grande instance de Mâcon ce mardi pour des faits d'une extrême violence commis jeudi dernier à Tournus.

Le couple avait commis ces faits en récidive. Il venait tout juste de sortir de prison pour des faits de violences commis en réunion en janvier 2018. Le parquet a donc ordonné un jugement en comparution immédiate.

 

Les deux prévenus, en détention provisoire depuis samedi, qui ont pris place dans le box des accusés ce mardi, sont tous deux des « habitués » du lieu : lui a passé plusieurs années en prison avec 13 condamnations depuis 2001, entre autres pour stupéfiants, violences, agression sexuelle et vols. Elle, est connue de la justice depuis 2016 avec cinq mentions au casier, et le schéma est le même : stupéfiants, vols, violences.

 

Ce mardi, ils comparaissaient pour violences aggravées : jeudi dernier, les deux ont tabassé un jeune homme avec lequel ils avaient apparement un contentieux depuis longtemps dans un bar à Tournus. Mais pour bien comprendre ce qui s'est passé cet après-midi, il faut remonter quelques heures dans le temps.

 

Ce jeudi donc, la jeune femme rencontre la victime dans les rues de Tournus. Lui est fortement alcoolisé à la vodka ; elle, peu ravie de le croiser car les deux sont en mauvais termes depuis leur rupture il y a quelques années. « Il voulait clairement coucher avec moi mais moi je ne voulais pas » raconte la jeune fille de 28 ans, qui évoque également qu'il lui aurait touché les fesses.

Plus généralement, elle accuse la victime, qui était représentée par son avocat devant le tribunal, d'« agressions permanentes » ainsi que de viol mais indique n'avoir pas porté plainte par crainte des représailles de la part de la victime et de ses frères. Sans enquête, ces accusations sont donc irrecevables aux yeux du tribunal.

 

Les deux se séparent puis, la victime va croiser le deuxième prévenu, le compagnon actuel de la jeune femme, qui a tout juste été convaincu par son cousin de prendre la voiture pour rejoindre un bar. « Je ne voulais pas prendre la voiture vu que j'avais bu, mais il m'a convaincu. Il m'a dit qu'il conduirait » indique le prévenu. La victime se joint au groupe et les trois partent dans la Mercedes du prévenu – mais ne vont pas très loin.

 

On voit bien combien l'alcool peut fausser le jugement (au moment de son arrestation, le prévenu affiche un taux d'alcoolémie de 0,44mg/l d'air expiré), car le conducteur était probablement guère moins alcoolisé. Si bien qu'ils vont causer un accident de voiture sur le pont de Tournus à peine une minute plus tard. Puis, cerise sur le gâteau, il vont commettre un délit de fuite après avoir stationné la Mercedes, gravement amochée.

Sur le chemin du retour, le prévenu - qui à ce moment-là ne se trouve plus en présence de la victime - croise sa copine qui va lui rapporter l’agression subie.

 

Le déroulement des faits qui vont suivre est peu clair. Ce qui est avéré, c'est que le prévenu va refaire apparition non loin d'un bar peu de temps après, coursant la victime qui se tient la tête. La jeune femme les suit, les vêtements déchirés. Des clients en terrasse du bar ont expliqué aux forces de l'ordre qu'ils avaient entendu des cris et le verre brisé d'une bouteille quelques instants plus tôt.

 

La victime tente de rentrer dans le bar mais elle est rattrapée par ses deux agresseurs qui vont lui donner un coup de crosse de pistolet (que le malfaiteur porte toujours sur lui puisqu'il se « méfie » de la famille de la victime) sur la tête et le tabasser. Les enregistrements de vidéo-surveillance du bar montrent une scène d'une extrême violence : le prévenu tient les jambes de la victime pendant que la jeune femme la tabasse à coups de poings et de pieds.

La victime, visiblement fortement alcoolisée, tente de se défendre, en vain. Une cliente du bar va enfin appeler les gendarmes, mais la jeune femme va s'enfuir avant leur arrivée avec le pistolet entre ses seins, pour le jeter dans une poubelle. « J'estime m'être défendue » déclare la jeune femme le lendemain lors de son interpellation par les gendarmes.

 

Le certificat médical de la victime montre pourtant que cette agression va bien au-delà d'une « légitime défense » : la victime a des plaies au visage, une fracture du nez, un traumatisme crânien, des hématomes à la tête et au torse ainsi que des plaies sur les épaules, ce qui lui vaut 15 jours d'ITT (Incapacité Totale de Travail).

 

Le tribunal tire les conclusions de la gravité des faits et condamne la prévenue à 16 mois de prison dont 8 assortis d'un sursis avec mise à l’épreuve pendant deux ans. Elle a l'interdiction de rencontrer la victime et de consommer des boisson alcoolisées. De plus, le tribunal révoque un mois d’emprisonnement d’une précédente condamnation. Elle est maintenue en détention et interdite de port d'arme pendant 10 ans.

 

Son compagnon écope des mêmes obligations et interdictions, plus une interdiction totale de se rendre à Tournus. Il est condamné à 36 mois d’emprisonnement dont 12 mois avec sursis et mise à l’épreuve pendant deux ans. Il a également été maintenu en détention.


Delphine Noelke

 

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