dimanche 16 décembre 2018
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Fabien Ben, Inspecteur d’académie-Directeur Académique des Services de l’Éducation nationale (IA-DASEN) a tenu à rencontrer la presse pour éclairer un sujet, au combien complexe, la situation de l’enseignement en Saône-et-Loire.

 

Pour cet exercice, l’IA.DASEN était accompagné de Janique FRAYER-MIETTAUX, adjointe à l’IA-DASEN en charge du 1er degré ; de Colette JEHANNO, secrétaire générale DSDEN71 (direction des services départementaux de l'éducation nationale de Saône-et-Loire) et Jean-Claude EYRAUD, chargé de communication/webmestre pour la DSDEN71. Jean-Louis LEROY, inspecteur de l’éducation nationale chargé de l’information et de l’orientation, retenu au rectorat pour les dernières affectations des bacheliers, fut excusé.

 

Le point sur la dernière étape de l’élaboration de la carte scolaire

On peut constater un renouvellement assez important de l’encadrement en cette rentrée. Déjà dans la DSDEN avec 5 nouveaux chefs de services, également chez les inspecteurs du premier degré avec 6 circonscriptions sur 10 qui changent d’IEN (Inspecteur de l’Éducation nationale) dont trois arrivent d’autres départements, sur Chalon, Montceau et Mâcon. Renouvellement aussi dans le second degré, avec une cinquantaine d’arrêtés d’affectations sur des postes de chefs d’établissements, d’adjoints etc., et de 13 stagiaires en personnels de direction. C’est la marque d’un renouvellement important et la capacité à former des personnels d’encadrement. Une rentrée sereine qui voit l’affectation de 4 postes supplémentaires de professeurs des écoles dans les écoles élémentaires : Brassens à Mâcon, Sennecé, Saint-Vallier, Givry.

Cette année, en prévisionnel, il est attendu une chute d’effectif de – 595 élèves et la chute est constante depuis plusieurs années, mais il peut y avoir des arrivées en cour d’exercice comme l’an dernier : +400 entre septembre et juin. Au global, dans le 1er degré public, il y a 561 écoles (577 en 2017) pour un effectif prévisionnel de 43 979 élèves, hors enseignement spécialisé. Maternelles : 16443 (-405 par rapport au constat 2017) ; en élémentaires (hors ULIS) : 27536 soit -198. Enseignement spécialisé : 511 élèves.

2671 professeurs des écoles et instituteurs encadrent les élèves et le nombre d’élèves en moyenne par classe est de 21,48 en élémentaire et 23,56 en maternelle.

 

*Moyenne prévisionnelle en éducation prioritaire : maternelle : 19,98 et 16,45 pour l’élémentaire.

*Moyenne hors éducation prioritaire : maternelle : 23,78 et 21,75 en élémentaire.

Un autre ratio intéressant : le nombre de professeurs pour 100 élèves devrait augmenter de façon significative. Pour la Saône-et-Loire en 2017 il était de 5,79, l’estimation pour 2018 est de 5,86.

 

Dans le cadre des dispositifs et accompagnements pédagogiques

 

Au titre de la scolarisation des enfants de moins de trois ans, 3 nouveaux postes ont été créés et 4 transformés, sur la base de conventions avec les communes. Le RASED (réseau d’aide spécialisé aux élèves en difficulté) voit la création de 3 postes d’enseignants spécialisés (option E). Plusieurs « décharges » en assistants de prévention dans les circonscriptions et pour la sécurité routière.

Un effort important a été affecté aux ULIS (Unités Localisées pour l'Inclusion Scolaire) avec 2 nouvelles implantations : 1 à Mâcon et ½ sur Tournus et ½ à Louhans. A ce sujet, Fabien Ben a précisé que la question de l’aide aux enfants handicapés et donc de l’affectation et du recrutement des AESH est complexe, car les effectifs fluctuent rapidement en fonction des demandes de la MDPH.

 

L'IA-DASEN donne 92% de taux de satisfaction pour notre département. 95 cas sont encore non résolus pour diverses raisons. Le recrutement et la formation des AESH est une priorité affichée de la direction départementale de l'éducation nationale qui consacre de gros moyens à ce problème comme pour les UPE2A, celui des élèves allophones arrivants qui sont, non pas un problème, mais au contraire une source de dynamisation des classes et une source de très grandes satisfactions au vu des résultats obtenus tant par les équipes pédagogiques que par l'engagement des élèves qui ont vu l’ouverture de 2 postes : 1 pour Mâcon et ½ pour Tournus et ½ pour Louhans.

Nous pouvons noter également, un enseignant référent pour les usages du numérique et un ¼ temps supplémentaire pour l’autisme.

 

Au 2nd degré public
72 établissements ! (fusion Lycées Niepce Balleure) soit 21862 élèves (-167 par rapport au constat 2017) dont SEGPA (sections d'enseignement général et professionnel adapté) :690 élèves (-8 par rapport à 2017), dont DIMA (dispositif d'initiation aux métiers en alternance), ULIS et dispositifs relais : 259 élèves. Le nombre prévisionnel d’élèves par division au collège est de 25,46 (taux voisin du national)

Dans les lycées d’enseignement général et technologique publics, les effectifs prévisionnels sont de 10 650 élèves (-117/2017). Les lycées d’enseignement professionnel publics accueillent, quant à eux, 3868 élèves (-120/2017). Au total, cela représente (post-bac, formations complémentaires incluses) 37 783 élèves scolarisés dans le second degré public en Saône-et-Loire.

Au sujet du problème des élèves dit « sans bahut », le nombre serait à ce jour d’une vingtaine sur le département. Ce qui est relativement peu et devrait être résolu rapidement. Ceux qui veulent entrer en seconde générale ou technologique, ça ne pose pas de problème. Par contre, les secondes professionnelles sont contingentées. Le nombre des places est limité et la demande n’est pas forcément en adéquation avec l’offre qui est établie en fonction des besoins du territoire.

 

Des rythmes scolaires au plan du mercredi

Les semaines de 4 jours ont été largement plébiscitées : 543 écoles sur 561 sont concernées, pour cette rentrée, soit 96,8 % des élèves. Après s’être assuré d’un consensus de la communauté éducative sur le territoire concerné, les demandes ont été prises en considération par l’Inspecteur d’Académie qui a pris en compte l’organisation des transports scolaires. Pour les écoles qui ont conservé un rythme scolaire de 4,5 jours (3,2% des élèves) ayant rédigé un projet éducatif territorial (PEDT), le fonds de soutien aux activités périscolaires a été maintenu.

Pour les communes ayant opté aux 4 jours, la possibilité de s’inscrire dans le plan mercredi est offerte avec le doublement de l’indemnité de la CAF. Les IEN seront en liaison avec les Maires pour les aider à bâtir « leur » plan mercredi. Les PEDT étant caduques avec le passage à 4 jours, les communes, ou les communautés de communes ont jusqu’en décembre pour présenter leur plan mercredi.

 

Le mercredi « pivot »

À compter de cette rentrée, un nouveau dispositif intitulé « Plan Mercredi » permet aux communes d’offrir des activités éducatives de qualité. Ce plan vise à impulser une dynamique de mobilisation des acteurs éducatifs en basculant le mercredi de temps extrascolaire en temps périscolaire. Les activités mises en place bénéficieront de taux d’encadrement adaptés et d’aides spécifiques de la CAF.

L’objectif est de faire, du mercredi, un temps de réussite et d’épanouissement pour l’enfant en cohérence avec les enseignements scolaires.

 

 

Des classes à effectifs réduits

Dans le cadre de la politique pour l’école primaire et la consolidation des savoirs fondamentaux : lire – écrire – compter – respecter autrui -, le dédoublement des classes de CP et de CE1 en éducation prioritaire a débuté depuis la rentrée 2017.

Quelques repères : rentrée 2017 : dédoublement en REP + ; 2018 : généralisation de la mesure : les classes de CP en REP et de CE 1 en REP+ devront être dédoublées. Rentrée 2019 : dédoublement des classes de CE1 en REP.

 

Pour cette rentrée, notre département compte 11 écoles et 25 classes comportant des classes de CP à effectifs réduits (17 CP et 5 CP-CE1). D’autre part afin d’anticiper les cohortes d’élèves ayant bénéficié de ce dispositif en CP, les écoles Jules Ferry (Mâcon) et Champ Cordet (Torcy) expérimentent des classes de CE1 à effectif réduit (respectivement 2 classes et 1 classe). Cette expérimentation bénéficie d’un accompagnement avec des formations inscrites au plan académique de formation, de groupes de travail pilotés par les inspecteurs du 1er degré, d’un projet de recherche qualitatif.

Des évaluations au cours de l’année permettent de recueillir les acquisitions des élèves. L’utilisation d’outils numériques, qui favorise l’apprentissage de la lecture, de la compréhension et la reproduction de textes, est prévue.

 

Les mathématiques et le rapport VILLANI-TOROSSIAN

La DSDEN identifie des circonscriptions pour une mise en place dès cette année scolaire de référents mathématiques. Un est déjà identifié à Louhans, dont l’IEN est chargé de mission pour les mathématiques, et porte au niveau du département l’amélioration de cet enseignement. Leur travail portera sur la formation continue en mathématiques en privilégiant le développement des automatismes en calcul, la résolution de problèmes et en mettant la focale sur le triptyque : manipuler/verbaliser/abstraire.

Des partenaires extérieurs seront sollicités et un temps fort annuel aura lieu durant la semaine des mathématiques.

 

L’offre éducative sur les territoires ruraux

Une convention dans le cadre départemental est en cours d’élaboration. Elle ouvre la possibilité d’envisager une organisation pédagogique toujours plus qualitative du réseau des écoles par le biais de la signature de protocoles locaux.

Cette convention permettra de partager des éléments diagnostics, de définir les grands principes sur lesquels les élus de terrain pourront s’appuyer et formaliser des engagements réciproques adaptés à chaque territoire.

Les signataires ne cherchent pas à généraliser une vision uniforme de l’organisation scolaire. Pour cela, il faut faire le meilleur maillage scolaire, prenant en compte l’environnement global de l’école, soit défini par les responsables locaux à partir des caractéristiques locales.

 

La rentrée en musique

En cette rentrée 2018 a eu lieu la deuxième édition de la rentrée en musique.

« … Le développement de la pratique collective de la musique est essentiel pour bâtir l’école de la confiance. Selon le professeur de psychologie cognitive, Emmanuel Bigand, lui-même contrebassiste, les enfants en situation d’échec d’acquisition du langage, notamment les « dys », peuvent être « rattrapés » grâce à la musique, qui s’avère avoir également des effets positifs sur la mémoire et sur le développement du Q.I, mais qui est surtout un outil de socialisation.

 

La pratique collective de la musique booste la capacité de l’enfant à être en relation avec les autres. La synchronisation rythmique stimule les synapses (dont dépend l’apprentissage), mais crée aussi, au sein d’un groupe, une « cohésion sociale ». Des ateliers musicaux permettent ainsi, remarque le scientifique, d’apprendre aux enfants à mieux communiquer – essentiel pour construire une école du vivre ensemble. (NDLR D’après « Revue de Sèvres »).

 

Pour Fabien Ben, en participant à cette rentrée en musique, c’était …« rappeler l’importance de l’éducation artistique, culturelle et sensorielle, et rappeler aussi que la musique, au-delà de l’émotion, de la chaleur, du lien que cela peut créer, et aussi un gage de l’amélioration des apprentissages. Il y a un lien entre les apprentissages musicaux et les apprentissages fondamentaux... En ce qui concerne la Marseillaise (version Rouget de Lisle), c’est l’apprentissage de la musique et aussi l’acquisition des valeurs de la République.

 

La sécurité dans les écoles

La sécurité des élèves et des personnels constitue une priorité nationale. L’académie de Dijon travaille en lien étroit avec les préfectures et les collectivités sur cette question.

L’objectif renouvelé chaque année est notamment la réalisation des exercices prévus par le plan particulier de mise en sécurité (PPMS) des écoles et des établissements scolaires : notamment un exercice « attentat intrusion » avant le 15 novembre, ainsi que la formation des cadres : personnels de direction et IEN 1er degré. Il doit être corrélé avec les plans particuliers de mise en sureté des établissements. C’est un travail qui est engagé en lien très étroit avec la Préfecture, les forces de l’ordre, Police et gendarmerie.

 

Au niveau de la DSDEN, c’est Colette JEHANNO qui est la référente départementale « sécurité ». Pour piloter ce dossier, il y a une chargée de mission et dans les établissements un référent « Assistant de prévention » et dans chacune des circonscriptions, il y a aussi un assistant de prévention de circonscription qui est affecté au niveau de 0,25% de son temps soit au niveau départemental 2,5 postes. Là aussi ce sont des choix qu’il faut porter. Mais, au même titre que de faire chanter la Marseillaise, ce sont des choix qui ne posent plus de problèmes. Ça fait partie du rôle de l’école de prévenir la radicalisation, prévenir les risques terroristes et aussi, faire de l’éducation. C’est une question importante qui mobilise la DSDEN. Une réunion importante des divers acteurs est programmée prochainement.

 

Après une rentrée qui se présente sous les meilleurs auspices, la DSDEN va travailler à la rédaction d’une convention départementale pour l’offre éducative sur les territoires ruraux. Sur le thème : quelle école voulons-nous en Saône-et-Loire ? Comme interlocuteurs : l’Association des Maires, l’Union des Maires des communes rurales, et les services de l’État. C’est un enjeu important, dont le Chef de projet est Janique FRAYER-MIETTAUX. Sachant que cette convention doit-être suffisamment souple pour permettre des protocoles locaux différents selon les territoires. Pas de réponses stéréotypées et uniques.

 

Gilles Lalaque

 

Photo d’accueil : de gauche à droite : Colette Jehanno, Fabien Ben, Janique Frayer-Miettaux et Jean-Claude Eyraud.