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« Mâcon est une ville en chantier » a soutenu Jean-Patrick Courtois lors de sa conférence de presse de rentrée.

Ceci pour mieux dire combien il reste investi et impliqué dans sa tâche de maire, soucieux de développer encore la ville. « Oui, l'année 2019 sera une année de grands chantiers, avec un plan de financement déjà bouclé, qui nous permettra, je tiens à la préciser, de ne pas augmenter les impôts. »

Les investissements devraient donc dépasser les 20 millions d'euros pour la seule année 2019.

Des investissements placés notamment dans le programme Coeur de ville qui prévoit la réalisation du grand projet d'îlot des Minimes. Mais pas seulement… « Je n'aurai jamais autant investi pour la ville que cette année qui approche. Je veux continuer à répondre aux attentes des chefs d’entreprise d’aujourd’hui qui cherchent une politique sportive et culturelle ambitieuse sans privilégier une pratique ou une autre, ainsi qu’une offre de logements confortables pour installer leurs entreprises dans un cadre de vie agréable. » A ce propos, et après être revenu sur les réalisation de 2018 (l’espace Griezmann, la mise en place du chauffage urbain et le pari tenu des 30% d’économie pour les bénéficiaires mâconnais, le centre ambulatoire et de dialyse à l’hôpital), il annonçait le lancement d’une opération logement à destination des cadres supérieurs en collaboration avec la SEMA 71.


Pour le centre-ville à nouveau, le maire a promis le wifi et la sonorisation, ainsi que la baisse des valeurs locatives pour encourager le commerce local (lire notre article). 2019 sera aussi l’année de la cité judiciaire, des places de parking supplémentaire, d’une conciergerie et du développement de la fibre optique ; celle encore de la Saône digitale avec l’aménagement d’une cité fluvestre d’activité numérique, de la cuisine centrale dans le quartier de La Chanaye ; celle du démarrage d’un nouveau PLU pour les 10 ans à venir ; celle enfin de l’installation de deux belles entreprises : Kalyss et Pashumar à l’espace d’entreprises de Mâcon-Loché, et du Bon coin cours Moreau d’abord, à la cité de l’entreprise ensuite. « A termes, ces deux entreprises représenteront 280 emplois supplémentaires sur notre ville. »

« Le privé croit au centre-ville »

Si les centres-villes souffrent un peu partout en France, à quelques exception près, pour Jean-Patrick Courtois, les acteurs économiques privés y croient encore à Mâcon. « La meilleure preuve, c'est qu'ils y investissent. Regarder Soufflot, le Panorama, et une partie de l'îlot des Minimes. Pour l'îlot Laguiche, même combat. C'est un alliage public-privé qui attire de grandes enseignes... » Aucun nom n’a cependant été donné.

 

Le discours de la méthode

Compliqué aujourd’hui de répondre à l’impatience des concitoyens. « En effet, il faut savoir que les procédures administratives se sont complexifiées. Entre une 1ère délibération de conseil municipal pour un aménagement et la pose d’une 1ère pierre, il peut se passer deux ans. C'est long et cela implique de voir loin, d'anticiper. C'est ce que je fais depuis 2001, avec les Mâconnais. »

Et d’évoquer la façon d’emporter leur adhésion pour les grands changements : « je crois en la concertation avec les habitants avant de commencer tout aménagement, chacun étant inscrit dans une politique globale. Les investissements doivent être envisagés au service d’un tout. C’est ce que nous avions fait pour le grand projet Arc de Saône, débuté par la rénovation de l’esplanade Lamartine, destinée à se tourner à nouveau vers cet atout qu’est la Saône, et se terminer par la rénovation du quai des Marans. Nous avions déjà procédé à l'époque par les consultations des habitants au cours de réunions publiques. Cela a fonctionné, les gens ont adhéré au projet. Nous adoptons le même principe pour l’action Coeur de ville. Globalité et consultation des habitants sont deux gages de réussite. »

Rodolphe Bretin