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Plus de 500 personnes ont assisté à la projection, en avant-première, du dernier film de Louis-Julien Petit, présent au Cinémarivaux ce mercredi soir, en compagnie de l’actrice Corinne Masiero, célèbre capitaine Marleau.

Parmi elles, à l’initiative de la direction du multiplexe, une centaine d’invités : des bénéficiaires d’associations comme Les Restos du cœur, Le Secours catholique, Le Pont, ou des centres sociaux de Mâcon.

Le film, qui sortira en salles le 9 janvier, repose sur une histoire liée à une problématique sociale, tout comme les deux films précédents de Louis-Julien Petit, qui parlent de la pauvreté, de la précarité et des conditions du travail : "Discount" (2013) et "Carole Matthieu" (2016).

« Les invisibles », c’est l’histoire d’un centre d’accueil et des femmes qui le fréquentent : des SDF et des travailleuses sociales.

 

 

 

« J’avais envie de mettre en lumière ces deux catégories de femmes, invisibles aux yeux de la société, rendre hommage à ces femmes que la société a effacé, et à celles qui les accompagnent au quotidien. Montrer que, malgré les revers de l'existence, elles ont eu une vie avant la rue, un métier, des compétences, et qu’elles n’ont rien perdu de leur personnalité, de leur dignité, de leurs envies, de leurs rêves... Mais surtout, j’ai souhaité ouvrir le débat sur la réinsertion » a déclaré le réalisateur lors d'une conférence de presse qui a précédé la projection du film.

Il explique aussi son choix pour la comédie : « J’ai voulu faire un film qui soit solaire, qui parle de solutions, et pas quelque chose de misérabiliste. C’est pour cela que j’ai choisi de faire une comédie, car ce genre peut faire la passerelle entre le spectateur et le sujet assez dur. Si, dans la rue, on baisse le regard, on culpabilise devant le manque de solutions, dans la salle de cinéma, on rit avec ces femmes qui sont dans la rue et comprend mieux le boulot extraordinaire fait par les travailleurs sociaux. »

Le film a été tourné avec un distribution formée en partie de femmes qui vivent ou vivaient réellement dans la rue au moment du tournage.

« L’équipe et les comédiens se sont adaptés, voire effacés, pour que ces femmes arrivent à s’intégrer au film et à lâcher prise. J’avais imposé que, quoiqu’il arrive, la caméra serait au service des non-acteurs. Nous avons commencé par des scènes simples et, en fonction des réactions des unes et des autres, j’ai déterminé lesquelles, parmi les non-professionnelles, allaient prendre une place plus importante dans l’histoire » raconte Louis-Julien Petit. 

Le réalisateur offre le droit de projection à toutes les associations, centres penitentiers, accueils de jour ou de nuit qui oeuvrent dans le social et qui le demandent pour, ainsi, faire avancer leur cause auprès du public et des autorités.

Le jour de la première à Paris, une salle de 400 places sera réservée aux bénéficiaires et aux bénévoles et employés du SAMU Social.

Cristian Todea

 

 

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Le public écrit ses impressions à la sortie du film