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Lundi soir, c'était la troisième conférence du Rotary, consacrée aux maladies du cerveau, aux enjeux et avancées de la recherche, ouverte à tous. 

 

Le Rotary s'est fixé comme objectif de favoriser la mise en relation de personnes compétentes et impliquées sur des sujets de société importants et d'actualité.

Hier soir, plus de 80 personnes étaient présentes au Novotel de Sennecé - les - Mâcon, dont 9 médecins, Madame Duchassin du Conseil départemental en charge de la direction de l'autonomie, un membre du bureau de France Alzheimer 71, et Annick Blanchard, conseillère déléguée chargée des relations avec les foyers et les associations de seniors.

 

« Pourquoi les maladies du cerveau ? Pour deux raisons, la première, c'est un sujet extrêmement important », précise Martine Marquet Vinatier, Présidente du Rotary, « qui va toucher de plus en plus de personnes dans l'avenir, et on est un peu tous démunis. La deuxième raison, c'est que depuis pratiquement 13 ans, le Rotary en France soutient la recherche sur les maladies du cerveau par une opération qui s'appelle Espoir en tête. Cette action permet tous les ans de récolter environ un million d'euros. Cet argent est destiné aux équipes de recherches lauréates d'un appel d'offres. Le Rotary finance avec la recherche sur le cerveau, la FRC au niveau national, 7 lauréats chaque année. »

 

Hier soir, le Rotary avait invité la lauréate d'Espoir en tête cette année, Sandrine Humbert, directrice de recherches à Grenoble, qui a bénéficié d'une aide financière pour l'achat d'un microscope très spécialisé.

C'était l'occasion pour cette chercheuse de venir témoigner de son travail et d'associer sur ce sujet des gens d'ici comme Messieurs Jean-François Savet, neurologue, ancien chef de service à l'hôpital de Mâcon, qui est intervenu sur les AVC, et Nicolas Rullier, médecin gériatre, chargé de l'unité de gérontologie à Pont de Veyle, qui a parlé de la maladie d'Alzheimer.

 

« L'objectif du Rotary c'est aussi que les gens échangent entre eux sur ce sujet pour faire avancer les choses », a conclu la Présidente.

 

Sandrine Humbert a expliqué en quoi consiste sa recherche :

Je travaille à Grenoble sur la maladie de Huntington, qui est une maladie neuro-dégénérative qui fait partie des maladies à manifestations tardives. On perd des neurones et on a toute une série de signaux cliniques qui s'apparentent, un petit peu pour certaines choses, aux pathologies d'Alzheimer. C'est une pathologie qui est purement génétique. Elle atteint les familles.

Je suis biologiste cellulaire et moléculaire. Je travaille sur des molécules plus précisément sur celles de la souris pour essayer de comprendre comment se fait la progression de cette maladie et pour avoir ultérieurement des approches thérapeutiques.

 

Un premier essai clinique va bientôt se réaliser. Pour l'instant, il n'existe aucun traitement curatif. 

 

Photo d'accueil : JF. Savet, Y. Bagat, responsable d'Espoir en tête, S. Humbert, M. Marquet Vinatier

 

M.A.

 

 

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Nicolas Rullier